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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 19:47

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Cela fait quelques temps que je meurs d'envie de vous en parler ici. Il s'agit de mon premier GROS GROS coup de coeur littéraire de cette année 2014 : "Un tout petit rien" de Camille Anseaume.

 

Camille est blogueuse, vous pouvez retrouver son blog dans les liens sur la droite de mon blog, sous l'appellation "Café de filles", et c'est son premier roman. Si vous saviez comme j'avais hâte de le lire, moi qui dévorais littéralement chaque article-nouvelle publié sur son blog. Vous pouvez d'ailleurs vous y prommener, c'est à mon sens une excellente façon de faire connaissance avec cette auteure étonnante.

 

Sorti début février, j'ai vraiment galéré pour m'en procurer un exemplaire sur Nice. Mais après avoir fait 4 librairies en 2 semaines, j'eus enfin la joie de tenir ce premier-né entre mes doigts. Cela coïncidait pile poil avec un séjour chez mes parents et c'est donc dans la chambre de Louise, dans le grand canapé-lit que je partageais avec mon Aliçou, que j'ai découvert les premières lignes, les premières pages d' "Un tout petit rien". Et je ne pus pas longtemps le garder pour moi toute seule. Attirées par la jolie première page de couverture, les jumelles, de concert, me demandèrent de quoi ça parlait et si je pouvais leur en faire la lecture.

 

Je leur ai lu le résumé :

 

"On n'a nis projets ni même le projet d'en avoir. Le plus gros engagement qu'on ait pris ensemble, c'était de se dire qu'on s'appellerait en fin de semaine. C'était quand même un mardi. On s'aime surtout à l'horizontale, et dans le noir, c'est le seul moment où on a plus peur de se faire peur, où on ose mélanger nos souffles sans redouter que l'autre se dise que ça va peut-être un peu vite. C'est beaucoup plus que sexuel, c'est beaucoup moins qu'amoureux. C'est nos culs entre deux chaises, c'est suffisant pour faire semblant de faire des bébés, pas pour en avoir."

 

 

Et puis je leur ai dit ceci, largement inspiré d'un critique, "c'est l'histoire de la venue au monde d'un enfant, mais finalement surtout de la naissance d'une mère". Et, comme toutes les jeunes filles (issues ou non de familles nombreuses), je vis leurs yeux briller d'une jolie lueur de curiosité .

 

Je commençai donc ma lecture à voix haute, me délectant des phrases courtes mais si bien tournées par mon homonyme, la tête d'Aliçou sur mon épaule et celle de Loulou reposant sur la rambarde de son lit-mezzanine, juste au-dessus de nos têtes.

 

Il n'y eut pas qu'une fée qui passa lors de ce moment-là, si magique, d'une lecture à trois d'un livre peu banal. A la fin d'un chapitre, je m'arrêtai quelques secondes pour reprendre mon souffle, mon coeur battant au rythme des confidences de cette jeune étudiante prise dans le dilemme d'une vie. Ou plutôt deux. C'est Louise qui brisa le silence avec ces quelques mots : "C'est beau. C'est vraiment beau ce qu'elle écrit." Nous acquiesçâmes toutes les trois, de concert, toutes chamboulées par cette lecture partagée.

 

"Dis, tu nous le passeras quand tu auras fini ?"

 

La magie de ce moment rare, rassemblant trois soeurs âgées de 15 et 23 ans, se reproduit le soir suivant, comme une confidence partagée une fois la soirée en famille terminée et notre repère nocturne regagné, lorsque je repris notre lecture là où nous l'avions laissée. Jamais je n'avais connu ça, le plaisir de lire pour trois personnes, la chaleur de trois corps réunis pour partager un même plaisir, une histoire comme il peut en arriver à tou(s)tes, racontée par une autre avec ses propres mots au travers desquels on retrouve toute l'émotion, le brouillard comme les évidences, qu'accompagne un tel parcours.

 

J'adore mes petites soeurs que je ne vois pas assez souvent et avec qui, l'adolescence aidant, j'ai parfois un peu de mal à partager des moments nous rassemblant vraiment toutes les trois. Mon coeur s'est donc resserré doublement à la lecture de "Un tout petit rien" : un pincement pour la magie des mots de Camille et un autre pour celle d'un moment passé toutes les trois dans la communion de notre passion commune : la lecture. Et "rien" que pour ça, elle mérite un grand MERCI !

 

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 13:52

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Coucou tout le monde !

 

Bon j'avoue, cette rentrée est un peu plus mouvementée que les précédentes, entre mes stages passionnants et les recherches dans lesquelles je me lance pour en apprendre toujours davantage sur ce super métier qui va devenir le mien, les nouvelles rencontres, mes séances running que je ne voudrais rogner sous aucun prétexte et tous ces supers moments d'amitié partagée autour d'un thé, d'un cours de yoga ou encore lors d'une séance ciné, je deviens vraiment hédoniste et laisse enfin le temps glisser sur moi, dessinant au passage de nouveaux projets dans mon esprit partagé ;)

 

Je lis toujours autant (je ne peux pas me passer de ces moments d'évasion que m'offrent 10 min de transport ou une petite trêve littéraire avant de sombrer dans les bras de Morphée) bien qu'hier soir ce soit plutôt avec les paroles du grand Le Huche que je me suis endormie, fascinée par la pédagogie et la simplicité qui se dégagent de ce grand homme.

 

Donc à part "Manuel pratique à l'usage des laryngectomisés" on peut également croiser sur ma table de chevet plusieurs vrais romans dont ces deux supers bouquins découverts à la rentrée : La liste de mes envies de Grégoire Delacourt et Demain j'arrête ! de Gilles Legardinier, que je souhaite donc vous faire découvrir aujourd'hui ! :)

 

 

# La liste de mes envies de Grégoire Delacourt : (catégorie roman de vie/philo/mélancolie)

 

"Les femmes pressentent toujours ces choses-là.

 

Lorsque Jocelyne Guerbette, mercière à Arras, découvre qu'elle peut désormais s'offrir tout ce qu'elle veut, elle se pose la question : n'y a-t-il pas beaucoup plus à perdre ?

 

Grégoire Delacourt déroule ici une histoire forte d'amour et de hasard. Une histoire lumineuse aussi, qui nous invite à revisiter la liste de nos envies."

 

 

Enfin un livre qui parle de ce qui arrive quand on gagne au loto ! :)

 

J'ai adoré découvrir ce livre un poil déstabilisant par le nombre de vérités qu'il dévoile sur la vie, l'amour, le couple, l'argent et le bonheur, tout ça réunit en un seul récit de vie. J'ai réfléchi, pleuré, souffert en même temps que cette femme qui se raconte sans pudeur, prenant vie sous la plume de Grégoire Delacourt.

 

Mais j'ai aussi trouvé une force supplémentaire à la lecture de ce roman, concernant ce que l'argent ne peut pas acheter, sur le fait qu'il ne nous manque pas tant que ça et que ce n'est pas lui qui dicte nos vies et qui ne fait en aucune façon notre bonheur. La sagesse de Jo, cette toute simple mercière au grand coeur pour qui un blog, un mari aimant et des enfants font tout le bonheur, donne vraiment envie de réfléchir deux minutes à ce qui fait le nôtre.

 

J'ai aimé lire comme une confidence les moments de plénitude que Jo décrit quand elle se dévêtit face à un miroir, quand elle apprend à voir, regarder, reconnaître puis aimer ces formes qui modèlent son corps. J'ai ressenti tout l'amour que l'on peut s'accorder à soi-même en même temps que la confiance nécessaire pour avancer dans la vie. J'ai trouvé ça osé mais tellement beau aussi, ça m'a aussi donné envie, en éternelle curieuse, de me deviner plus souvent à travers le regard des autres via ce miroir qui me découvre habituellement tout habillée.

 

Bref, même si ce livre n'est pas joyeux, contrairement à ce que je pensais en l'achetant, j'ai aimé ce qu'il m'a apporté en le lisant, avec ce fond de vérité en filigrane : comme quoi la vie ça n'est pas un conte de fée mais que c'est à nous d'adapter le quotidien et ce que nous sommes pour la rendre exceptionnelle.

 

J'aime d'ailleurs assez la phrase d'Olivia de Lamberterie au sujet de ce livre qui, selon moi, résume bien son contenu : "Au jeu des sept familles d'écrivains, Grégoire Delacourt appartiendrait à la tribu de David Foenkinos et d'Anna Gavalda, ces plumes gracieuses savent donner des ailes à des âmes en peine et conter des dessins cabossés avec tendresse et bienveillance."

 

 

 

# Demain j'arrête ! de Gilles Legardinier : (catégorie poilade assurée/remonte moral/nimportenawak)

 

" Et vous, quel est le truc le plus idiot que vous ayez fait de votre vie ?

 

Au début, c'est à cause de son nom rigolo que Julie s'est intéressée à son nouveau voisin. Mais très vite, il y a eu tout le reste : son charme, son regard, et ce qu'il semble cacher ... Parce qu'elle veut tout savoir de Ric, Julie va prendre des risques de plus en plus délirants ..."

 

 

Délirant, c'est l'adjectif parfait pour ce livre que j'ai dévoré d'un bout à l'autre, avant de le passer à ma Mamita dont le moral n'était pas au beau fixe et qui m'a confié juste après avoir bien rigolé aussi. Elle l'a d'ailleurs dans la foulée prêté à une amie qui vivait une période pas facile, tandis que je l'offrais en remerciement à mon amie Roxane, pour tout ce qu'elle a fait pour moi lors du mois de septembre. C'est donc un livre qu'on se refile et qui est sujet à voyager, à connaître d'autres doigts, d'autres rêves et d'autres tables de chevet. Un livre à partager car c'est tellement bon de tomber comme ça sur des livres qui filent la pêche quelque soit la situation qu'on ne peut pas garder de telles pépites rien que pour soi.

 

Julie, c'est un peu la nouvelle Bridget Jones française, avec ce grain de folie et ses idées complètement barrées, à deux doigts de l'internement, poussant à l'extrême un comportement que nous reconnaîtrons toutes, nous les filles, cette tendance à psychoter un peu (sisi) à partir de n'importe quoi et n'importe quand, créant des situations si loufoques qu'on ne peut s'empêcher de pouffer de nombreuses fois lors de la lecture de ce petit bijou de dérision.

 

Vous voulez vous convaincre d'être plus que normale ? Rendre le sourire à une amie attristée ? Passer un bon moment lecture sans prise de tête ? Courez dans la librairie la plus proche et découvez vite "Demain j'arrête !"

Et n'oubliez pas de me laisser un commentaire ci-dessous pour me faire partager votre plus gros fou-rire ... ;)

 

 

Et vous, avez-vous fait de jolies découvertes depuis cet été ?

Passez une belle journée ! :)

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 22:06

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Il y a des lectures qui nous font passer de bons moments, d'autres qui nous font pleurer, et puis il y a les livres qui n'arrêtent pas de nous faire rire et certains encore, réfléchir.

 

Il y a des livres dont on nous a parlé et que la page de couverture zen et épurée finit par nous séduire, sans compter leur titre : "L'homme qui voulait être heureux" de Laurent Gounelle fait partie de ceux-là.

 

Résumé :

 

"Imaginez ...

Vous êtes en vacances à Bali et peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, jusque parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où ...

Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mas vous n'êtes pas ... heureux.

Porteur d'une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L'éclairage très particulier qu'il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l'aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d'une existence à la hauteur de vos rêves."

 

On m'avait promis un voyage spirituel autant que culturel et je n'ai pas été déçue.

 

Bali me faisait déjà rêver depuis un petit moment et la zénitude des paysages décrits par l'auteur a définitivement réussi à me faire fantasmer sur ce petit îlot de paradis. La plage de sable blanc, les petites embarcations de pêcheurs, la douceur d'une mer tiède offrant un écrin parfait pour des bains de nuit, la nature tropicale encadrant de jolies cabanes en bois, bref un endroit où le temps s'arrête au profit de l'instant.

 

Mais hormis le cadre qui laisse le lecteur plus que rêveur, il y a aussi et surtout les rencontres avec le vieux guérisseur qui nous bouleversent autant que l'auteur. Car le constat qu'énonce ce vieil homme nous concerne tous : ne sommes-nous pas tous prisonniers des barrières que nos croyances construisent tout autour de nous ?

 

L'amour, le bonheur, la famille, l'argent, la mort mais surtout les choix que nous sommes ammenés, ou pas, à faire, tout ceci est évoqué avec une grande sagesse qui ne peut pas nous laisser indifférents.

 

On sort donc grandi d'une telle découverte littéraire, ne souhaitant plus qu'une chose une fois la dernière page du livre tournée : que la magie continue et nous en apprenne d'avantage sur la vie, notre vie, en lisant les autres récits de Laurent Gounelle.

 

Chose que je vais m'empresser de faire, en me mettant en quête des "dieux voyagent toujours incognito" et "le philosophe qui n'était pas sage".

 

Et vous, avez-vous déjà découvert cet auteur atypique ?

Passez une belle journée ;)

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 09:00

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Ces dernières semaines je dévore littéralement ma PAL (Pile - de bouquins-  A Lire) entre mes trajets de métro et mes matinées un peu calmes au magasin. Je suis donc heureuse de pouvoir vous donner mon avis sur deux nouveaux petits chefs d'oeuvre : Rosa candida et La douceur des hommes.

 

C'est parti ! :)

 

# Rosa candida d' Audur Ava Olafsdottir (écrivain Islandais) - offert par Mélusine ma swapée de juin -

 

"Dans le monde d'Arnljotur, vingt-deux ans, il est question de boutures, de graminées et surtout de sa fierté, les roses à huit pétales, les Rosa candida. Sa passion dans la vie : le jardin et les fleurs. Une nuit, dans une serre, Arnljotur et Anna s'aiment. Il se connaissent à peine, pourtant leurs existences en seront chamboulées à jamais car, en Islande, les filles naissent bien dans les roses ..."

 

J'ai été un peu perturbée puis amusée par les descriptions de l'auteur des paysages islandais, qui nous font nous demander si l'histoire se passe sur une autre planète que la Terre, cette dernière parlant souvent notamment de champs de lave.

 

Concernant l'histoire, on plonge véritablement dans le chaos des pensées d'un jeune homme au commencement de sa vie, structuré par sa passion des plantes mais chamboulé par un flot de sentiments mêlant la mort, la paternité et l'enfance lors de son périple vers un jardin idyllique qui lui est donné de remettre en état.

 

Spiritisme, sentiments amoureux, responsabilités, magie de l'instant présent et rencontres en tous genres, voilà ce que nous fait vivre ce roman un peu à part, aux émotions à fleur de peau, nous faisant frissonner entre deux pages d'une délicatesse pareille aux doux pétales d'une rose.

 

"Tant de délicatesse à chaque page confine au miracle de cette Rosa candida, qu'on effeuille en croyant rêver, mais non. Ce livre existe et il faut le lire." Le Point


 

# La douceur des hommes de Simonetta Greggio (écrivain Italienne) - offert par mon libraire -

 

"Toute ma vie, j'ai aimé, bu, mangé, fumé, ri, dormi, lu. De l'avoir si bien fait, on m'a blâmée de l'avoir trop fait. je me suis bagarrée avec les hommes pendant plus de soixante ans. Je les ai aimés, épousés, maudits, délaissés.

Je les ai adorés et détestés, mais jamais je n'ai pu m'en passer ... La chaleur des hommes, qui m'a si bien enveloppée, ne fait que me rendre plus odieux ce grand froid qui avance. Il n'y a pas de bras assez puissants pour m'en préserver, dans la nuit qui vient."

 

Petit poche qui m'était donné à choisir parmi une foule d'autres romans offert dans le cadre de l' opération "Livre offert pour deux titres du Livre de Poche achetés" fêtant les 60 ans du Livre de Poche. Je l'ai choisi pour la quatrième de couverture, cette poésie de l'auteur que je devinais dans ce court résumé, ainsi que le genre "confession de vie" dont je me délecte.

 

Je n'ai pas été déçue, ce petit livre se dévore aussi vite qu'on imagine passer la vie : on s'attache aux souvenirs amoureux d'une vieille dame espiègle tels qu'elle les raconte à une jeune femme qui pourrait être sa petite fille lors d'un dernier voyage vers l'Italie. L'innocence, les espoirs et rêves féminins, la douleur et douceur de l'amour, les plaisirs du corps comme ceux de l'esprit, tout se mélange dans ce petit condensé de vie. Deux beaux prénoms réunis dans une confidence intergénérationnelle (Fosca et Constance), une jolie parenthèse romanesque qui nous fait aimer la vie.

 

"Poignant, passionné, impudique, (ce roman) bouleverse par la force des histoires vécues et le recul du regard posé dessus. Un véritable bijou." Le Spectacle du monde

 

"Ce livre emplit les pages, les poumons d'un air rare. Une sorte de paradis de lecture." Elle

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 00:00

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Avec mes trajets en métro j'ai pris l'habitude d'avoir toujours au fond de mon sac mon livre en cours, ce qui me permet de m'évader 10 à 15 min tous les matins avant de rentrer dans mon costume de vendeuse pour la journée.

 

Alors c'est un plaisir pour moi de vous conseiller un nouveau bouquin très sympa : "Et puis Paulette ..." de Barbara Constantine à rajouter à votre books list de cet été.

 

Résumé :

 

" Ferdinand vit seul dans sa ferme. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, il passe chez Marceline, sa voisine, et découvre que son toit est sur le point de s'effondrer. Très naturellement, ses petits-fils, les Lulus, lui suggèrent de l'inviter à la ferme. L'idée le fait sourire. Mais ce n'est pas si simple, certaines choses se font, d'autres pas ... Il finit tout de même par aller la chercher.

De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s'agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d'enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette ..."

 

J'ai adoré ce petit livre qui se dévore en quelques heures. Abordant des thèmes chers à mon coeur comme la solidarité, l'entre-aide et les relations inter-générationnelles, je ne pouvais que fondre à la lecture de ces quelques pages très rafraîchissantes.

 

La vie à la ferme se mêle aux activités fiévreuses de la ville, les personnages dépeints sont si attachants malgré les déboires et aléas de la vie, et les dialogues sont de jolies pépites de vie. Bref je vous le conseille vivement ! :)

 

Le petit plus ? L'envie qui démange de proposer à ses grands-parents rendus célibataires par la vie l'idée d'une colocation similaire.

 

Belle journée à tous, n'hésitez pas à ajouter au bas de cet article vos dernières découvertes livresques de l'été ! :)

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 18:03

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Ma dernière jolie découverte en matière de livre se nomme "Les souvenirs" et est signée par David Foenkinos qui m'avait déjà plu dans "La délicatesse" mais dont j'avais carrément adoré "Nos séparations" (souvenez-vous c'était l'année dernière ... Nos séparations : Parlons bouquins #4).

 

J'espère d'ailleurs avoir l'occasion de lire toute sa bibliographie : "Je vais mieux" (j'attends qu'il sorte en format poche), "Le potentiel érotique de ma femme", "Qui se souvient de David Foenkinos ?", "Entre les oreilles", "Inversion de l'idiotie", "En cas de bonheur", "Les coeurs autonomes", "Lennon", "Bernard", "Le petit garçon qui disait toujours non" et "Le saule pleureur de bonne humeur" m'étant encore pour le moment inconnus ... Avez-vous déjà lu un de ses livres et si oui lequel et qu'en avez-vous pensé ? :)

 

Mais revenons à nos moutons car aujourd'hui je souhaite donc vous faire part de ma jolie découverte de "Les souvenirs" de David Foenkinos (donc).

 

Résumé:

 

"- C'est pour quoi ? me demanda le caissier.

- Il y a huit ans, j'hésitais devant toutes les barres chocolatées. Je ne savais laquelle choisir. Et vous m'avez conseillé des Twix, parce qu'ils sont deux.

- Ah bon ? Il y a huit ans ? Je ne m'en souviens pas. Vous voulez quoi ? Un autre Twix ?

- Non. C'est juste que j'ai des problèmes en ce moment dans mon couple. Alors, je voulais avoir votre avis. Je me suis dit que vous deviez être aussi doué avec les femmes."

 

J'avoue j'ai acheté ce roman rien que pour ce résumé si accrocheur dans le genre de Foenkinos, un brin décalé mais emprunt de poésie (rappelez-vous le résumé de "La délicatesse", c'est le passage que j'ai préféré du roman et c'est ce qui m'a fait aimer le style de Foenkinos, ce romantisme découlant des situations les plus simples du quotidien). Et je n'ai pas été déçue. J'ai été ravie de découvrir une nouvelle histoire de "grand-mère" profondément attachante ainsi qu'un jeune écrivain bossant comme veilleur de nuit dans un hôtel parisien en quête d'une belle histoire d'amour, de m'immiscer au sein d'une nouvelle famille et en comprendre le fonctionnement au travers des expériences rencontrées.

 

Bref, la façon d'écrire de David Foenkinos m'émeut et me transporte à chaque fois au coeur de jolies histoires basées sur le quotidien et abordant les questions importantes qui se posent à un moment ou à un autre à nous. Je ne saurais donc que vous recommander ce nouveau roman de ce joli conteur et j'attends avec impatience vos retours sur ce livre ou d'autres de cet auteur qui commence à prendre une place importante au classement de mes auteurs préférés.

 

Sur ce, il paraît que depuis 14h je suis en vacances et je compte bien en profiter, soirée sur la plage avec mes copines ortho pour fêter dignement la fin de cette troisième année.

 

Passez une excellente soirée et on se retrouve très vite sur le blog pour un nouveau DIY dès demain ... ;)

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 00:00

 

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Coucou tout le monde !

 

Je suis enfin de retour après une bonne petite semaine de vacances à Paris où je me suis bien ressourcée à coups de balades dans la ville, belles rencontres, ventes privées, soirées très sympa, moments bronzette dans le marais ou encore à buller dans les parcs accrochées aux lignes des deux livres que j'avais emportés avec moi.

 

# J'ai donc décidé de vous faire un petit topo de ces derniers en commençant par le fameux "Kafka sur le rivage" d'Haruki MURAKAMI.

 

Résumé :

 

"Un adolescent, Kafka Tamura, quitte la maison familiale de Tokyo pour échapper à une malédiction oedipienne proférée par son père. De l'autre côté de l'archipel, Nakata, un vieil homme amnésique, décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s'entremêlent pour devenir le miroir l'une de l'autre, tandis que, sur le chemin, la réalité bruisse d'un murmure envoûtant."

 

C'est un gros pavé que m'ont offert les voisins de mes parents à l'automne dernier. Nous avions pris l'habitude de parler bouquins ensemble cet été et ils m'avaient très fortement conseillé ce livre, petit chef d'oeuvre tiré du japonnais.

J'ai été fascinée par la première centaine de pages où passé et présent se côtoient sans arrêt sans qu'on ne sache encore ce qui lie ces trois histoires qui se déroulent à des moments ou lieux différents. Je me suis retrouvée dans l'imaginaire très riche d'Haruki MURAKAMI (au nom imprononçable) où le mystère et l'absurde teinté d'un peu de magie se marient si bien.

Mais par la suite quelques passages ont un peu calmé ma curiosité naturelle, m'obligeant à sauter quelques pages dont l'horreur qui y était dépeinte m'affectait trop (l'auteur y détaille les scènes de torture d'un des protagonistes sur des chats) et trouvant finalement beaucoup de longueur pour peu d'action.

 

J'ai donc été assez déçue par ce roman même si l'auteur semble être un philosophe qui aime ponctuer ses récits d'un soupçon de réflexion sur la vie et sur nos destinées, pas désagréable et même plutôt plaisant. Mais je n'ai pas véritablement réussi à rentrer et donc vivre cette histoire un peu compliquée, aux personnages très fantaisistes et souvent un peu schizophrènes. Je ne le conseillerais donc pas à mon entourage même si la plume de MURAKAMI n'est pas du tout déplaisante. Je pense essayer un autre roman de sa main pour véritablement me faire une idée du personnage mais il m'apparaît un poil trop loufoque à mon goût ^^.

 

 

# Ma seconde découverte de ce mois d'avril a été "No et moi" de Delphine de Vigan.

 

Résumé :

 

"Elle avait l'air si jeune. En même temps il m'avait semblé qu'elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu'elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur. D. V.

Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d'amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu'au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu'elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l'errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lancer alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Mais nul n'est à l'abri ..."

 

Il y a peu de temps on m'avait proposé de voir le film tiré de ce livre et puis j'en avais parlé avec ma Marianne adorée qui avec un sourire s'était tournée vers sa bibliothèque et me l'avait tendu avec ces mots "tiens, tu vas adorer".

C'est un petit poche, très fin, aux chapitres assez courts permettant une lecture aisée dans le métro ou quelques pages avant de s'endormir. J'ai donc plongé dans l'histoire de Lou et No et je m'y suis trouvée complètement immergée, mes larmes naissant souvent sous l'écriture légère mais tellement vraie de l'auteur. Les thèmes abordés, le monde de la rue/l'amitié/la précocité intellectuelle/les drames familiaux, ne sont pas des plus faciles à traiter et pourtant Delphine de Vigan nous les fait aborder avec tellement d'innocence et de délicatesse que nous ne pouvons qu'être subjugués par cette plume qui laisse voir parfois des choses très dures.

 

Je suis tombée amoureuse de ce roman, du personnage de Lou mais également de la complexité de l'existence de No, me surprennant à plusieurs reprises en train de réfléchir à ce que j'aurais fait ou ce que je pourrais faire à mon échelle. Je me suis mise à voir d'un autre oeil les sans domicile fixe croisés dans Paris, surtout ceux presque invisibles, faisant tout pour se camoufler dans le décors pour ne pas se faire remarquer, gardant en permanence le regard rivé par terre.

 

Il y en a surtout deux qui m'ont particulièrement émue : le premier était assis avec un petit gobelet devant lui, rue de Rivoli, il ne demandait rien et évitait de croiser le regard des gens. Il avait l'air jeune, on devinait les traits fins de son visage, pas encore abîmés par des années de vie dans la rue. Je suis passée devant lui et mon coeur s'est craquelé, j'ai fouillé dans mon sac pour trouver le peu de monnaie que je pouvais y dénicher et j'ai fait demi-tour, je me suis penchée à sa hauteur et ai glissé les quelques pièces dans le gobelet. Il a alors relevé la tête et ses yeux vers moi et son visage s'est illuminé d'un beau sourire qui m'a fait mon après-midi. Quelques jours plus tard alors que je sortais de l'appartement en quête de viennoiseries et de croquettes pour Maguy j'ai été délicatement arrêtée par un papy demandant quelques pièces de monnaie lui manquant pour s'acheter une baguette de pain. Je lui ai aussitôt proposé de lui en rammener une directement de la boulangerie et il a eu ce même beau sourire que le jeune homme quelques jours auparavant me remerciant de cette attention à son égard et s'excusant d'avoir à arrêter ainsi les gens pour quelques pièces. J'ai aimé la douceur de ses mots, son sourire, sa gentille phrase me souhaitant un agréable week-end et je me suis sentie plus riche que deux secondes auparavant.

 

Comme quoi un livre peut faire beaucoup, beaucoup plus que raconter une simple histoire. Je rejoins tout à fait Véronique Marchand de la Librairie Coiffard située à Nantes dans ce commentaire sur "No et moi" : "Une belle histoire d'amitié et d'amour, de celles que l'on partage avec jubilation tant le plaisir de lecture a été grand. Une pépite de tendresse."

Je vous encourage donc grandement à découvrir ce superbe roman et remercie infiniment Marianne pour cette belle découverte <3

 

 

Passez un bon lundi ! :)

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 13:15

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Un petit "Parlons Bouquins" pour vous parler d'un de mes coups de coeur de ce mois de février :

 le sympathique polar d'Olivier GAY "Les talons hauts rapprochent les filles du ciel".

 

Résumé :

"Un serial killer rôde dans les rues de Paris. Plusieurs filles sont retrouvées assassinées de manière atroce dans leur appartement. Leur seul point commun ? Elles fréquentaient toutes le milieu de la nuit et les clubs à la mode.

John-Fitzgerald, surnommé Fitz par ses amis, est un parasite par excellence. Dragueur paresseux et noctambule, il partage sa vie entre les soirées parisiennes, son amour des jeux en réseau et la vente de coke à la petite semaine. Ce héros improbable va se retrouver au coeur d'une enquête de plus en plus dangereuse, avec l'aide de ses conquêtes d'un soir et de ses amis toxicomanes.

Grande gueule maladroite, incompétent notoire, séducteur au grand coeur, il semble bien mal armé pour affronter les bas-fonds parisiens. Mais tant qu'il y aura de l'alcool, la fête sera plus folle."

 

"Les talons hauts rapprochent les filles du ciel" est le premier roman d'Olivier Gay, actuellement consultant en stratégie à Paris. Sa maladresse et ses excursions dans les soirées parisiennes lui ont inspiré le personnage de Fitz, qui lui a valu le prix du premier roman du festival de Beaune.

 

J'ai beaucoup aimé ce roman-polar un peu gauche mais peut-être encore plus vrai par la plume timide mais talentueuse d'Olivier Gay. On s'identifie énormément au personnage, pas du tout préparé à se trouver mêlé à une affaire de meurtres sordides, ressentant donc avec lui ses sueurs froides et ses moments de paranoïa comme ses moments d'héroïsme un poil crédule. 

J'ai adoré les petites phrases cyniques mais tellement drôles de l'auteur étayant certaines descriptions, le style très simple et la lecture rapide, le suspense inaltéré et qui nous surprend jusqu'aux dernières pages.

 

Vraiment je vous le conseille autant pour de bons moments de poilade que pour les quelques scènes d'épouvante qu'il procure à coups sûrs ! 

J'ai hâte de lire ses futurs romans : Olivier Gay, un auteur à suivre ! 

 

NB : Apparemment Olivier Gay serait également l'auteur d'un second roman nommé "Les mannequins ne sont pas des filles modèles", reprenant les mêmes personnages que pour "Les talons hauts rapprochent les filles du ciel". Et je comprends ce choix de "suite" car le personnage de Fitz est vraiment intéressant :) Je ne vous en dis pas plus, n'hésitez pas à me faire part de votre avis sur le livre ou sur vos derniers coups de coeurs libresques (comme d'hab quoi ^^).

 

Passez une belle après-midi ! :)

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 00:00

Capture-d-ecran-2013-01-13-a-19.05.23.pngAujourd'hui je vous parle bouquins, pour vous faire part de mes dernières belles découvertes en la matière. En effet, deux très jolis ouvrages ont retenu mon attention et ébranlé mon imaginaire pendant les fêtes, il s'agit de "Lydie", BD de Zidrou et Lafebre, parue chez Dargaud, et de "les déferlantes", roman de Claudie Gallay. On s'y lance ?

 

 

-----> "Lydie" ... C'est mon père qui, alors que je prenais de façon studieuse quelques notes d'un ouvrage pour mon mémoire, m'a tendu cette BD avec un beau sourire malicieux aux lèvres. "Tiens, je pense que tu vas l'aimer". Il n'en a pas fallu plus pour éveiller ma curiosité. Une belle première de couverture, un trait plaisant et ce titre reprenant le prénom de la mère d'une de mes amies, prénom que je trouve très doux et d'une beauté simple. 

 

Résumé :

"Sur le muret au fond de l'impasse du Baron Van Dick, il y a longtemps eu une vieille publicité pour des savons. Depuis qu'un garnement a affublé le bébé de la publicité d'une copieuse paire de moustaches en graffiti, cette ruelle a été rebaptisée par ses habitants "l'impasse du bébé à moustaches". C'est ici qu'en 1932, habite la simplette Camille et son père Augustin, machiniste de locomotive. Ce matin-là, Camille vit sans doute la pire journée de sa vie : elle accouche d'un bébé mort-né, qu'elle comptait appeler Lydie. Le malheur semble s'acharner sur cette famille : Camille est déjà orpheline de naissance ... Inconsolable, la jeune femme s'en remet à la statuette de la vierge, nichée en façade d'une des maisons de l'impasse. Quelques jours plus tard, elle est subitement radieuse et annonce en fanfare que son bébé est ... revenu ! Merci les anges du ciel ! Perplexes, les riverains comprennent rapidement que Camille a perdu la boule. Elle cajole un bébé invisible, persuadée qu'il est bel et bien dans ses bras. Les premiers temps, chacun tente à sa manière de lui faire entendre raison. Mais devant l'infini bonheur de retour sur son visage, ils réalisent que la vérité est trop cruelle. Avec tendresse et compassion, ils entrent dès lors tous dans son jeu ... "

 

Effectivement, j'ai adoré cette très belle histoire. Le sujet est osé mais traité avec tellement de douceur, d'intelligence et d'humanité qu'il en devient superbe et émouvant. Truffé de jolies phrases et de portraits de personnage très attachants, on se laisserait bien bercer indéfiniment dans ce récit entre terre et ... ciel ! 

 

" - Docteur ... Est-ce qu'on va devoir ... Vous savez, est-ce qu'on va devoir ...

- l'interner ? Non ... On n'interne pas les gens parce qu'ils sont heureux ! "

 

Merci papa pour cette superbe découverte, j'ai passé un très bon moment à dévorer cette jolie morale sur la vie. Et j'ai par dessus tout aimé en discuter après avec toi, et de reconnaître dans tes mots le sourire que j'avais sur les lèvres. Merci ! 

 

 

-----> " Les déferlantes " de Claudie Gallay. Tout autre genre, tout autre style. Beau pavé offert par les voisins parisiens de mes parents à ma mère, que celle-ci, pas convaincue du tout par cette lecture, m'a gentiment prêté. 

 

Capture d’écran 2013-01-15 à 00.38.24Résumé :

" La première fois qu'elle a vu Lambert, c'était le jour de la grande tempête. Elle était installée depuis six mois tout au bout des terres, sur la pointe de La Hague, dans un paysage aussi sublime que tumultueux. Elle travaillait pour un centre ornithologique, elle observait et comptait les oiseaux sur les falaises.

Autour d'elle, la vieille Nan qu'on disait folle, la belle Morgane et son frère Raphaël, le sculpteur, Lili qui tenait le café, son père Théo, l'ancien gardien de phare, et surtout Lambert avec son silence et ses souvenirs. Celle qu'on appellait la Horsain, "l'étrangère", ne savait pas qu'elle allait entrer dans leur histoire ; elle ne se doutait pas que les secrets relient les gens plus encore que les lieux. Mais elle était attirée par Lambert, cet homme qui lui rappelait celui que la mort lui avait pris.

Tout a commencé avec la tempête d'équinoxe ... "

 

Critique : " Ce roman ardent porté par la violence des grandes marées, à l'écriture dépouillée et sensible, a été distingué par le grand prix des lectrices du magazine ELLE ".

 

Bon. Ma mère l'a trouvé chiant, moi je l'ai adoré. J'ai adoré l'écriture de Claudie Gallay, ses mots simples pour dire les plus belles choses et les sentiments profonds qui apparaissent en filigrane le long des pages. J'ai aimé certaines expressions que j'ai trouvées si justes que j'ai voulu les apprendre par coeur. Je les ai bien sûr oubliées depuis. Mais voici un joli passage pour vous montrer ce style atypique et que je trouve beau :

 

" La petite Cigogne s'est glissée entre les tables, elle est venue se coller à moi. C'était un petit être étrange, une sauvageonne avec une empreinte de doigt au-dessus de la lèvre. Un bec-de-lièvre mal opéré. Elle vivait dans une ferme juste en dessous. Elle parlait peu. Je m'étais attachée à elle.

- Tu ne devrais pas être couchée, toi ?

Elle a fouillé dans ses poches, en a sorti une poignée de petites pièces jaunes qu'elle m'a montrées et elle est allée poser ses pièces sur le comptoir, devant Lili. Lili lui a dit quelques mots et la Cigogne a fait oui avec la tête.

On racontait que la marque sur sa bouche, c'était le doigt d'un goublin qui s'était posé sur elle alors qu'elle n'avait que quelques jours. Les goublins sont des petits êtres étranges que l'on appelle aussi des drôles ou des lutins. On disait que celui qui avait marqué la Cigogne était sorti une nuit du rocher du Câtet et qu'il avait profité de l'absence de sa mère pour marquer la petite dans son berceau. Les enfants ainsi marqués sont laids, mais ils sont protégés des fées. "

 

L'autre talent que je concède à Gallay est la prouesse de réunir autant de personnages dans une même histoire et de leur donner vie sous des portraits saisissants et attachants. S'imbriquant régulièrement dans l'histoire, on prend plaisir à les découvrir au fur et à mesure de leurs rencontres avec la narratrice. Je vous le conseille vivement.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 11:47

Capture-d-ecran-2012-12-06-a-12.11.02.png

 

Même si mes journées filent au triple galop et ne me laissent guère de temps libre, je ne peux me résoudre à sacrifier mon rituel du soir, à savoir consommer quelques lignes du roman en cours avant de m'endormir.

 

J'ai donc terminé le "Cantique pour la fin du voyage" d'Erik Fosnes Hansen sur le naufrage du Titanic, offert par ma dernière swappée de cet été dont je vous avais déjà parlé dans cet article  En ce moment. J'ai bien aimé cette lecture faite de voyages, en mer sur le Titanic mais également sur terre, avec les histoires des sept musiciens de son orchestre. Des histoires un peu dures avec de beaux reflets d'amour souvent malmenés par la réalité, mais des histoires malgré tout, idéales pour m'endormir chaque soir, laissant mon imaginaire se charger d'en écrire la suite dans mes songes. Merci à ma swappée pour cette belle découverte qui m'aura permis de m'évader :)

 

Synopsis :

"Dans la nuit du 14 avril 1912, le Titanic, prétendument insubmersible, s'enfonça dans une mer glacée. On sait que l'orchestre du navire joua jusqu'à la fin valses, ragtimes et cantiques. Qui étaient ces sept musiciens ? Erik Fosnes Hansen invente leurs histoires, comme autant d'emblèmes d'une Europe cosmopolite. Nous suivons le destin de Jason Coward, le chef d'orchestre, incarnation d'une Angleterre triomphante, d'Alex, le premier violon qui a fui Saint-Pétersbourg, de David Bleiernstern, jeune violoniste qu'une histoire de coeur a fait quitter Vienne ... "

 

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Comme je me l'étais promis, je me suis procurée "La chambre des officiers" de Marc Dugain pour ne pas rester sur ce souvenir négatif laissé par les premières minutes du film qui en a été tiré. En format poche, il me tendait presque les bras depuis son présentoir en tête des ventes. Je l'ai lu en deux coups de cuillère à soupe, essayant tout de même de segmenter ma lecture pour profiter de cette belle écriture et des messages sur la vie qu'elle véhiculait. Bref, j'ai adoré. Je vous le recommande si vous n'en avez qu'entendu parler, il vaut vraiment le coup de s'y pencher.

 

Synopsis :

" 1914. Tout sourit à Adrien, ingénieur officier. La guerre éclate et lors d'une reconnaissance sur les bords de la Meuse, un éclat d'obus le défigure. Le voilà devenu une "gueule cassée". Adrien ne connaîtra pas les tranchées mais le Val-de-Grâce, dans une chambre réservée aux officiers. Une pièce sans miroir, où l'on ne se voit que dans le regard des autres.

Adrien y restera cinq ans. Cinq ans pour penser à l'après, pour penser à Clémence qui l'a connu avec sa gueule d'ange ... "

 

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Concernant mes futures lectures, j'ai sur ma table de nuit "Les déferlantes" de Claudie Gallay et "Kafka sur le rivage" d'Haruki Murakami, joli présent qui m'attendait chez mes parents de la part de nos voisins parisiens friands de littérature.

Je vous en ferai les compte-rendus ici avec plaisir, une fois lus ;) 

 

Et vous, des idées lecture en cette fin d'année ?

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