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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 11:19

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Je me souviens de Marseille, de nos premiers pas ensemble, à la suite l'un de l'autre, quand nous montions le grand escalier.

Je me souviens de la porte d'entrée, des grands posters et des WC.

Je me souviens de l'immense pièce, cuisine, salon et canapé.

Je me souviens du radiateur, juste sous une des grandes fenêtres, où nous nous sommes pour la première fois enlacés.

Je me souviens du feu que j'ai senti s'embraser à l'intérieur de ma poitrine pour finalement nous consumer.

Je me souviens de nos caresses, les gestes doux et enfiévrés, symboles sacrés des plus belles découvertes.

 

Je me souviens de l'appartement du XVIII°, à quelques pas de Porte de Clignancourt.

Je me souviens d'mon coeur qui battait ma poitrine alors que j'attendais dans le hall d'entrée pour me faire ta surprise.

Je me souviens des grattements à la porte, de mes peurs et de nos rires quand au matin on s'apercevait que les clés étaient restées sur la porte.

 

Je me souviens des disputes où je mimais de te quitter pour t'entendre juste m'adorer.

Je me souviens de l'ouragan que j'avais dans le coeur, une simple déchirure que la distance malmenait.

Je me souviens des larmes amères vite ravalées dans un nouvel échange de baisers.

 

Je me souviens les sursauts causés par le double-vitrage, les mots d'la rue, les mots des autres, projetés dans notre mirage.

Je me souviens d'la p'tite cuisine où j'essayais de réviser, de ton couloir-salle de bain et du froid qu'il y faisait.

Je me souviens des câlins sur le canapé, de chacun des mots doux que nous avons échangé.

Je me souviens de la concierge qui malgré tout devait nous trouver un peu fous.

 

Je me souviens de ce week-end, de nos fous-rires dans le grand canapé lit glacé.

Je me souviens de nos essais pour se réchauffer, mes pieds gelés sur tes mollets, ton nez dans mon cou, entremêlés.

Je me souviens de nos réveils, côte à côte, de mon sourire qui s'éveillait au fur et à mesure que je réalisais que tu dormais encore, à quelques millimètres de moi.

 

Je me souviens de nos bisous un peu fous, échangés un peu partout, de l'intimité des 20m2 du pool-house aux rayons du H&M aixois.

Je me souviens de mes supplications entre deux hoquets de rire pour que tu m'offres ta main, les yeux émus par la simplicité avec laquelle tu résolvais mes problèmes en tous genres.

Je me souviens de nos projets d'avenir échangés sur Sainte Victoire, de cette multitude de moments aussi courts qu'intenses dont je me repais à chacune de nos retrouvailles.

 

Je me souviens de tout.

 

Je me souviens de nous.

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 12:22

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Je suis serrée contre lui. Sa tête est posée dans mon cou, je sens son souffle chaud qui me chatouille. Il fait nuit, le silence se fait partout autour de nous. J'ai les pieds collés à ses mollets, ses bras autour de ma taille, nous ne faisons qu'un. Je me sens protégée. Enfin. Mais même si j'ai 3 nuits sacrées à pouvoir passer tout contre lui, je sens mon coeur se serrer en pensant à toutes celles qui suivront, où je me contorsionnerai dans le lit en 140 en cherchant sa présence. Mes larmes coulent, ces séparations-retrouvailles nous ont à l'usure. Je me sens fatiguée mais je dors encore moins à ses côtés, je veux profiter de chaque instant, chaque minute où nous pouvons nous retrouver.

 

La distance est dure à tenir. Il y a non seulement l'absence physique de l'autre qui, même par téléphone ou skype, ne peut pas nous faire de câlins ou nous serrer fort dans ses bras quand le moral baisse. Il y a les textos qu'on ose pas toujours envoyer par peur de déranger - quelle heure est-il ? Est-ce qu'il a cours ? - le manque de bisous d'amoureux qui réchauffent aussi bien les lèvres gercées par le froid que l'âme. Il y a aussi ces différences de rythmes imposés par des vies/études différentes. Le prix exorbitant des billets de TGV ou d'avion qui nous empêchent de nous voir tous les week-end.

 

Mais surtout, il y a ce moment de réadaptation l'un à l'autre quand on se retrouve après 2,3 voire 4 semaines sans s'être revus. Et je crois que c'est ce qu'il y a de plus vicieux dans la relation à distance. Dans les films on nous donne à voir des scènes de retrouvailles où les amoureux se sautent dans les bras l'un de l'autre, s'embrassant à grande bouche. La réalité, tout du moins la nôtre, est quelque peu différente. Un brin timide, comme si on avait plus vraiment l'habitude de se sauter dessus au premier coup d'oeil, souvent entourés de membres de nos familles respectives ou de parfaits inconnus. Je suis impatiente de le retrouver mais quand il est là, enfin devant moi, il y a comme une boule qui s'immisce dans mon ventre, une petite question maligne qui murmure : "Est-il toujours le même, mon amoureux ?". Je suis souvent déçue par nos retrouvailles, moins passionnées que je le souhaiterais, souvent un peu bousculées par des détails techniques comme le transport de la gare/aéroport au chez soi de l'autre. Il y a donc toujours un petit temps où nous sommes un peu gauches, où on se teste un peu, où il y a parfois des larmes et des remises en question.

 

Mais quand nous nous avouons enfin notre amour préservé, bien protégé sous des couches de papier de soie et par une carapace mise à rude épreuve pour affronter une réalité d'un coeur isolé, c'est comme si un artifice de bonheur explosait à nouveau dans mon coeur, comme lors de la première fois, où je m'étais mise sur la pointe des pieds pour l'embrasser alors qu'il me prenait dans ses bras. Je ressens à nouveau ces palpitations de mon coeur qui s'emballe, toujours un peu plus fort et j'étouffe mes larmes de soulagement contre son torse. Il m'aime toujours, je l'aime toujours.

 

 

Nous nous aimons, malgré et contre tout

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 10:31

Image-1-copie-4.pngJe me réveille dimanche matin alors que le jour perce à peine à travers les volets métalliques de mon appartement. Instinctivement je m'étire, bouge un peu, jusqu'à ce que mes jambes rencontrent les siennes, sagement pliées de son côté du lit. Alors mes lèvres se réveillent elles aussi et je souris en me tournant vers lui laissant mes mains se perdre dans ses cheveux et le long de son dos. Il marmonne des mots doux encore embrumé par la nuit qui s'efface à peine.

 

Nous traînons toute la journée ou presque ( puisque notre journée se termine à 16h34 ) en mode cool-cool-cool et j'adore deviner sa silhouette dans son pantalon de jogging noir un peu lâche. Viennoiseries en pagaille sont de la partie, dévorées comme le veut la tradition, à même le lit. Je tourbillonne dans mes habitudes avec bonheur car il se charge juste de par sa présence de rendre beaux ces moments simples du quotidien. On rit comme des gamins face à une vanne de l'autre, déclenchant une bataille de guilis qui laissera vite tomber les armes au profit de quelques longs baisers volés.

 

Il m'enlace la taille pendant que je cuisine un truc rapidos, m'entraînant à nouveau sur le lit pour découvrir la traditionnelle semaine des Guignols et nous rebondissons sur une situation cocasse pour parler un peu de ce qu'il aime tant, la politique. Nos discussions sont riches, belles et nourries d'une admiration commune qui nous fait rêver devant l'élocution et les arguments de l'autre sur un sujet particulier ( même si la plupart des mots utilisés nous semblent parfois relever d'une autre langue puisqu'appartenant à un vocabulaire particulier intéressant l'un de nos deux domaines de compétences ).

 

Après une rapide douche nous nous habillons enfin pour sauter dans le tram direction la gare. Nous parlons encore pendant le trajet, de projets, de nos proches ou encore des obligations estudiantines qui vont très vite se rappeler à nous. Mais l'arrêt de la gare est déjà le suivant et c'est un petit pincement au coeur qui me guette sur le parcours des quelques mètres qui nous séparent encore de la gare. Je le serre un peu plus fort contre moi et inspire à pleins poumons son odeur, celle qui comme une drogue va me manquer douloureusement après son départ. 

 

Nous sommes sur le quai et nous plaisantons un peu maladroitement afin d'écarter le malaise entourant le moment de la séparation. Il est sur la marche du train et moi sur le bord du quai. Je lui crie qu'il faut vite que nous planifions notre prochain week-end à tous les deux, dans trois semaines environ. Ma gorge se serre un peu et il m'embrasse doucement après m'avoir répondu. Nous nous enlaçons alors que retentissent les sifflets du départ. Je redescends alors à reculons du marche pied de son wagon et nous n'avons que le temps d'échanger un dernier baiser avant que la fermeture automatique des portes nous sépare pour de bon. 

 

Ca y est. Je suis seule sur le quai. Il me fait de grands signes derrière la porte vitrée mais le reflet ne me renvoie que mon image de pauvre chose esseulée sur un quai de gare. Je le regarde s'asseoir et marche à ses côtés alors que le train part, son visage disparaissant bientôt dans la continuité de l'enchaînement des différents wagons. Je redescends les marches me guidant vers la sortie d'un pas un peu plus lourd, resserrant mon manteau autour de mon petit coeur malmené mais la tête haute pour vaincre l'assaut des larmes qui complotent pas loin.

 

Quelques mètres plus loin, un texto et mon sourire revient : " Je t'aime ma belle "

 

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 20:50

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Je me souviens ...

Je me souviens de la vue de notre appartement.

Je me souviens du calme que me prodiguait la seule vision de la mer, en perpétuel mouvement.

Je me souviens du fauteuil d'extérieur qu'on avait installé sur la terrasse, avec son petit coussin appui-tête couleur soleil. 

Je me souviens d'y avoir passé de longues heures à lire avec la caresse du soleil sur ma peau.

Je me souviens des coups d'oeil que je te jetais, discrètement, alors que tu tournais les grandes pages de cet hebdomadaire avec qui tu avais pris du retard, affalé de tout ton long sur le canapé, préférant la tiède douceur de l'appart à mon engagement pour le soleil.

Je me souviens du cri des mouettes à l'heure de pointe, des lourds paniers de pique-nique que des étrangers traînaient vers la plage, des voiliers au loin et de ta voix me parvenant de la cuisine " une salade avec une pièce de viande, partante ? ".

Je me souviens avoir fermé les yeux et ...

 

Ne plus rien rien resentir d'autre que tes mains, sur mes hanches. De ton sourire caché quand, alors que tu m'embrassais comme pour la première fois, tu murmurais " tu es toute belle ... ". De la pression de ton corps, contre le mien. Du trajet sur l'autoroute où tu me débitais, très sérieux, tous tes nouveaux contacts-contrats et tes déboires d'étudiant coincé entre deux chaises. Je t'écoutais tout en étant ailleurs. Quelque part entre la démarcation de tes cheveux et celle de ton oreille. Ou encore escaladant ce profil tant de fois contemplé, dessiné, adoré. Et alors que n'arrivant plus à la contenir plus longtemps, une de mes mains se faufilait jusqu'à ton cou, effleurant du bout des doigts en zigzaguant à la racine de tes cheveux, je me posais cette éternelle question :

" Qu'a-t-il de si particulier, pour être devenu ma came en moins de 3 ans ? ".

 

Et alors en souriant, tu te tournais vers moi, appuyant le dernier élément que tu venais d'émettre, ta main gauche solidement agrippée au volant tandis que la droite reprenait ses droits sur ma cuisse. Mais alors peut-être saisissais-tu mon égarement, car tu t'arrêtais un instant, avant de poser la question polie :

" Et ta famille sinon ça va ? "

 

Alors, troublée dans le cheminement silencieux de mes pensées, j'étais obligée de construire une réponse un minimum organisée, présentant un à un les membres de mon clan et leurs dernières - conneries/émotions/exploits/mésaventures - nouvelles. Mais tu te mettais encore une fois, par maladresse, à tout gâcher, me rappelant ma grande sensibilité envers ceux qui me sont chers et que je ne vois plus grandir comme avant. Et dans ma tête c'était l'apocalypse, mes yeux commençaient à s'humidifier, ma gorge se resserrait, et mon coeur paniquait. Riche de mes nouveaux apprentissages, je me tournais alors vers ma fenêtre et tirait la langue aux camionneurs invisibles, de toutes mes forces. Et je remerciais alors Osta, quand vaincues, mes larmes battaient en retraite, et que fièrement j'évacuais à coups de pieds au cul les trémolos dans ma voix pour te répondre calmement que tu avais sûrement raison.

 

Plus tard dans la soirée, nous fîmes voler les apparences et, en peau à peau tout contre toi, je me sentais heureuse entourée de tes bras. Mon sommeil fut tranquille, tendrement lové dans un de tes pulls. Le lever du jour m'interpela plusieurs fois avant que je daigne oser sortir du lit sans risquer de te réveiller. Mais tu semblais trop occupé à ratrapper toutes ces heures de sommeil qui t'avaient manqué.

 

Et tandis que j'enfilais un gilet trouvé dans la penderie de l'entrée pour ouvrir les rideaux métalliques du séjour, je songeais à ce nouveau départ que nos coeurs avaient décidé de s'accorder. 

Alors que les lignes épaisses du rideau métallique s'élevaient, me dévoilant chaque fois une parcelle de blanc puis de bleu, je me souviens m'être faite une promesse à moi-même.

 

Celle de ne jamais, jamais oublier la quiétude de ce week-end même si le temps, mêlé à la distance et aux changements, décidait un jour de nous séparer.

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 23:40

Image-4-copie-2.pngLes mots sont faux. Fourbes parfois, ils ne nous donnent pas l'occasion d'exprimer tout ce que l'on ressent. Alors on compense avec des adjectifs. Des floppées d'adjectifs. Afin d'essayer de cerner le plus possible ce sentiment, cette impression, ce ressenti, cette sensation qui nous a traversé et qu'il nous est si difficile de retranscrire. Mais même si le résultat n'est pas toujours probant, on réessaie éternellement de mettre des mots sur ce que l'on ressent. Car finalement c'est ça communiquer : essayer de faire comprendre à l'autre ce que l'on ressent, observe ou imagine. Alors même si je sais que mes mots ne seront pas assez forts pour vous raconter ce merveilleux week-end de 3 jours qui m'a tenu éloigné de vous, chers lecteurs, je vais faire honneur à cette qualité de l'espèce humaine.

 

 

Soirée familiale. Les cartes sont distribuées dans un silence religieux, la bouteille de calva posée sur un des coins du tapis de jeu, à proximité d'une coupe remplie de ferrero rocher. Week-end de Pâques oblige. Un petit ange à la chevelure bouclée note les scores sur une feuille de papier. Un petit coeur notifié dans la marge de celui qui prend et une étoile pour celui appelé. Les adversaires se toisent, quelques blagues fusent. Chacun découvre son jeu, se prononce et assiste aux enchères. Puis le chien est retourné, une fois le roi appelé et la partie peut commencer.

 

J'attends. Mes mains et mon cerveau tout au jeu, mes pensées guettent l'horloge. Bientôt. Bientôt il arrivera à la gare. Bientôt il montera en voiture. Bientôt il sera là. 

 

Roi de coeur. Le petit n'est pas encore tombé, malgré quelques ambulances malchanceuses. Nouvelle entrée. Le roi se fait couper par un atout, sourire malicieux. La dame, le cavalier et le valet n'ont qu'à bien se tenir.

 

Les parties passent, les scores montent et descendent selon la veine des participants. Mais que fait-il ? Soudain, dans le reflet de l'horloge apparaissent enfin les phares tant attendus. Mon coeur s'emballe. Il est là, dans la cour, à quelques mètres seulement. Je me lève, n'aspirant qu'à courir vers lui. Mais le voici déjà devant la porte.

 

Lendemain matin. Réveil matinal, dérangée dans mes songes par le battement tempétueux des volets. Je me lève doucement, ouvre la fenêtre et rabats définitivement ces deux battants insolents. L'obscurité se ré-approprie la pièce. J'attends quelques instants que ma vue s'y accommode et le devine sous la couette. Je le rejoins délicatement, déposant un bisou dans son cou. Douceur.

 

Après-midi. Dans la voiture, assise sur le siège passager, je l'observe à la dérobée. Je dévore ce profil tant aimé, cette fossette adorable, ces yeux bleus cyan. Le parebrise se pare de gouttes grises. Confiante, je m'enfonce plus profondément dans le siège. Bien-être.

 

Soirée. Les cheveux mouillés par un bain somptueux, je ris sous cape. Malicieuse, je le pousse sur le lit et l'embrasse passionnément. Bonheur.

 

Dimanche matin. Sur la pointe des pieds je quitte notre grand lit douillet. Je retrouve avec sourire les restes de notre dîner de la veille. Mes spaghettis à la sauce bolognaise faite maison ont beaucoup plu. Mais c'est la vaisselle qui s'impose maintenant. Une petite mine tout endormie pointe enfin son nez hors du grand couloir, je l'accueille par de tout petits mots, ceux du matin, qui font du bien. Câlin.

 

Plus tard, j'accompagnerai sa grand-mère à la pizzeria. Plus tard, je rougirai devant cette phrase "- C'est votre petite fille ? - Un jour prochain je l'espère ;) ". Plus tard, je le ferai frémir en passant ma main dans ses cheveux. Plus tard, j'aurai la réponse de la sienne, sur ma cheville. Plus tard, je le sentirai me dire des mots doux à l'oreille. Plus tard, il me dirait merci, dans un long baiser romantique devant un feu rouge. Plus tard, je serais dans ses bras, lovée contre lui dans le canapé devant un superbe film. Plus tard ...

 

J'aurai voulu que ce week-end ne finisse jamais. Comme tous ceux passés tous les deux. Hâte de partager ton quotidien, ta vie, d'en faire plus que partie. Plus tard, je serais tienne.

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 22:31

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Saint Antonin. 16h30. Une petite robe noire, mes cheveux relevés en un gros chignon, me voilà prête à partir à l'aventure. Un dernier coup d'oeil dans la glace, un pschitt d'eau de chanel et je m'évade de la maison familiale. La route traversée, j'attends. 5-10-20 minutes. Le bus se fait attendre, je m'impatiente, agacée d'être dévisagée par tous ces vacanciers en voiture. Le voilà enfin.

 

Cours Mirabeau. 17h. Mes grosses lunettes de mouche sur le nez, je textote devant Monoprix. La voici. Je la reconnais entre toutes et tous. La simplicité même, beauté naturelle intemporelle. Sourires. On se retrouve en riant. Une mamie masquée nous fait nous esclaffer avant que l'on trouve refuge dans un café. Et là, le temps s'arrête. Une brise légère nous surprend après l'intervention vitaminée du barman peu aimable. Paroles, rires, récits. " Et les zamours ? ", " Et tu es où maintenant ? ", " Et tu fais quoi ? ", " Et après tu te vois dans quoi ? ". Elle verse son coca, pardon Pepsi ;), tandis que je me jette sur mon jus de raisin. Et c'est reparti. il faut dire que 3 ans ça laisse des choses à raconter. L'après bac ou l'errance, les déceptions amoureuses ou amicales, les choix qu'on se retrouve à faire. Chassées par deux individus à clope ( j'ai développé une quinte de toux ridicule à leur satanée fumée ) nous nous sommes retrouvées à errer dans les rues d'Aix, plus intéressées par nos vies à raconter que par les vitrines des magasins. Une fontaine nous a offert notre dernier point de chute, avant que, limitées par nos derniers bus, nous battions retraite vers la Rotonde.

 

Route Cézanne. 19h30. Tandis que le bus me ramène sagement vers le domicile familial je repense à ces retrouvailles. Le plaisir de retrouver une complicité mise en veille pendant 3 ans. La frustration, même, que le temps ait passé si vite, qu'on ait pas pu tout se dire ni même pu rester encore quelques heures à bavarder tranquillement. Mais tout ceci nous pousse à vite remettre ça, aux prochaines vacances, qui seront bientôt là. En espérant que, la prochaine fois, nous serons moins dérangées dans nos papotages par des hurluberlus échappés de Montperrin ! ;)

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 16:36

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Orage. Dans l'air ambiant règne une atmosphère électrique. Des gouttes commencent à prendre vie, ballet aquatique que saluent les étoiles. Derrière les volets en bois, notre amour naissant se protège en gloussant sous les draps.

De temps en temps un éclair marque en négatif des extraits de passion, des sourires en coin, des débris de vêtements, tout un album de vie, une flamme qui une fois allumée court, renversant toutes les conventions, ouragan de délices emportant les dernières hésitations, balayant nos peurs inavouées d'une caresse à fleur de peau. Les arbres plient, les branchent craquent tandis qu'au creux de mon oreille tu murmures les mots les plus doux, de ceux qui sont capables de faire naître en nous une explosion de sentiments, l'ouverture d'une large fenêtre sur l'avenir, où un soleil couchant nous enveloppe de ses derniers rayons.

Ma peau donne une réponse hérissée, soulevant comme un rappel les pièges qu'il nous faudra éviter. Mais tes mains rattrapent au vol ces craintes d'infidélité et pianotent le long de mes jambes une mélodie nouvelle, un hymne gourmand de découvertes, sûr en l'instant et ne demandant pas d'autre preuve.


Tes cheveux se mêlent aux miens, désir de ne faire plus qu'un, que la réunion des deux moitiés rend entier. Un nouvel être si fort d'amour mais si petit, au commencement de tout un engagement, une promesse sans conditions, où nos coeurs se mettent à nu sans crainte du danger qu'ils pourraient courir, car tout repose sur cette confiance ingénue, sacrée mais fragile.

Et la petite fille en moi se love au creux de ton épaule, interprète les battements de ton coeur et lui adresse une prière muette de protection. La robe blanche fournit le costume marié à la coutume, mais même si l'apparence me rend femme c'est d'un regard d'enfant que je te vois t'avancer vers moi. Mes yeux recherchent les tiens, besoin d'être sûre avant ... 


La tête entre tes mains je m’adonne à quelques confessions qui font naître sur mes joues les premières larmes de confiance. Et au fur à mesure que je me raconte, je revis des épisodes oubliés, égarés dans les méandres de la mémoire, sauvegardés de justesse afin de t’être livrés. Je te décris un sourire, des fossettes à son envolée lyrique, transformant un hoquet nerveux en rire.

Mais ce que j’ai encore du mal à t’expliquer c’est que ...

 

 

Parfois, au détour d’une courbe de la vie, mes yeux se voilent, mes lèvres se pincent, ma langue s’affole et ma tête étouffe son chagrin dans un oreiller blanc. Les tempes bourdonnant de colère, les yeux secs mais le coeur en pièces, ma détresse se tourne vers le ciel.

 

Le temps alors soudain s’accélère, entame une marche-arrière, me transformant avec lui en blondinette assise sur le gros siège avant d’une camionnette. Mes doigts amusés tendent vers le vide-poche une attente gourmande, vite rassasiée à la vue de la fidèle boîte en fer. Le gosier parcourut d’une onde de volupté, mon sourire s’éveille, ma langue se délie mais je prends garde à ne pas l’étouffer de paroles, subjuguées par la portée des siennes, si précieuses.


Mon regard détaille le profil tant aimé, et mon esprit divague, perdu dans la contemplation en arrière plan du paysage qui défile. Telle une voix OFF omniprésente, ses mots expriment et m’expliquent tout. Fermer les yeux devient alors un jeu et je tente d’imaginer ce qu’il veut me faire voir.

Et là, ma surprise ne connaît plus de limites. Sous mes paupières fermées se dessine un monde encore inconnu, où la vie bat à travers le mouvement des ailes d’un papillon, où les câlins sont des gestes de bienvenue,où les livres s’ouvrent, dévoilant une multitudes de secrets de vies passées que mes yeux émerveillés survolent. La poésie naît au pied d’un giroflier, mes peurs plient comme des arcs de ronces dévoilant une prairie de muguet et la moindre quincaillerie parcourue avec lui prend des airs de caverne d’Ali Baba. Nos escapades sont pour moi de vrais instants de liberté, les moments passés à ses côtés font de moi une privilégiée. Tous les matins je bondis de mon lit pressentant le coup de klaxon, invitation indiscrète.

à suivre .... ;) 
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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 23:30

Image 8-copie-1Des larmes dévalent mes joues. La musique résonne encore dans ma tête, les images sont toujours présentes et ma poitrine bat la mesure de ce mélange de sentiments.

Un jazz endiablé salue les dernières secondes d'un film magique. " Je vais te manquer ".

Mon portable ronronne de messages acidulés où se dessinent des promesses d'éternité.

L'amour toujours fait battre mon coeur et naître mes larmes. L'amour toujours mêlé à la mélancolie créatrice de l'inspiration me séduit. J'ai 4 ans. Puis 1O. Puis 15 et la course folle s'intensifie : 20, 30, 40, 60, 90 ?

 

Mon corset en dentelle rose me fait sourire. Je passe une main attendrie sur ce visage flétri qui se dessine dans la glace. Les rides qui ponctuent ma peau de pêche deviennent des alliées. Le temps qui défile n'a pour seul témoin que ce corps qui m'appartient. Mon esprit est ailleurs, sans âge mais pleins de rêves. Mes boucles blanches auréolent ma figure d'une sagesse illusoire, seuls mes yeux révèlent la véritable folie qui éprend tout mon être. L'amour n'a pas d'âge paraît-il. 

Ses yeux bleus demeurent intacts. La barbe a blanchit, les rides ont modelé le visage tant aimé mais je reconnais l'étincelle de vie qui sommeille derrière cette image assagie. D'un geste fébrile il écarte une mèche de mon visage. Le bouquet de fleurs qu'il tient de l'autre main frémit. L'intensité de cette seconde rencontre nous transforme tous deux.

 

Je retrouve son costume élégant, ses boucles anarchiques résistant au coiffage du matin, ses mains fortes mais empruntes de douceur. Et son regard surtout. Cet oeil amoureux et coquin. Cet appel à la frivolité et aux caresses. Mon corps frissonne de désir interdit, la douceur de la passion m'envahit et me laisse sur place, hagarde et les joues rouges. Ses doigts frôlent mon cou et c'est tout mon système nerveux qui réagit. Nos mentons se cherchent, nos fronts se rappellent. Les nez s'embrassent en premier avant de laisser passage à nos bouches, gourmandes de désir. Et le baiser renaît.

 

Un rire d'enfant éclate soudain et je l'entraîne parmi des balançoires virevoltantes à la poursuite du bonheur. Mon coeur chante un hymne connu et mon esprit en liesse meurt de plaisir. Sa main dans la mienne me rassure. Je croque dans la vie comme dans une pomme juteuse et fait tourner ma jupe. Mon regard se perd dans l'immensité du ciel. Le monde tourne, tourne, tourne si vite que plus rien ne compte déjà plus et je m'envole presque. Mais son bras me rattrape au vol et son visage m'apaise. Le goût de fraises sauvages déposé dans son cou me rend gourmande et je m'y engouffre tout entière. Je ris à gorge déployée et mon sourire fait écho au sien. un câlin. Deux épaules, un destin.

 

Je t'aime.

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