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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 00:13

Image-1-copie-5.png# Deux petits pas sur le sable mouillé d' Anne-Dauphine JULLIAND ( récit de vie, témoignage ):

 

" L'histoire commence sur une plage, quand Anne-Dauphine remarque que sa petite fille marche d'un pas un peu hésitant, son pied pointant vers l'extérieur. Après une série d'examens, les médecins découvrent que Thaïs est atteinte d'une maladie génétique orpheline. Elle vient de fêter ses deux ans et il ne lui reste que quelques mois à vivre. Alors l'auteur fait une promesse à sa fille : "tu vas avoir une belle vie. Pas une vie comme les autres petites filles, mais une vie dont tu pourras être fière. Et où tu ne manqueras jamais d'amour".

Ce livre raconte l'histoire de cette promesse et la beauté de cet amour. Tout ce qu'un couple, une famille, des amis, une nounou sont capables de mobiliser et de donner. Il faut ajouter de la vie aux jours, lorsqu'on ne peut pas ajouter de jours à la vie. "

 

Conseillée par Magali, cette lecture a été un véritable coup de poing. J'ai eu du mal à trouver le livre en librairie cet été ( il était toujours épuisé ou une personne avait acheté le dernier le matin même ... ) mais j'ai pu l'emporter lors de notre séjour à Amsterdam, début septembre. J'ai donc débuté ma lecture dans la belle chambre que nous avions louée sous les toits, après une longue journée passée à crapahuter dans cette sublime ville. Je me suis offert un carnet Moleskine après notre visite de la maison d'Anne Frank ( dont je reparlerai prochainement tellement celle-ci m'a chamboulée ) et je vous propose de vous livrer les premières impressions que j'ai eu de cette histoire incroyable.

" J'ai enfin décidé d'attaquer la lecture de "deux petits pas sur le sable mouillé " et les premières 50 pages m'ont déjà bien chamboulées. J'avais les yeux humides en parcourant les premiers chapitres mais j'aime la plume sincère de cette femme qui nous ouvre son coeur et son intimité. Je ne sais pas si j'aurais la force de mener un tel combat. Je pense qu'à leur place j'aurai voulu un dépistage in utéro pour le bébé. Mais je ne veux pas les juger, juste les comprendre. Je n'ai jamais lu un livre pareil et j'en déguste chaque mot. Je ne regrette absolument pas son prix plutôt élevé et suis maintenant fière de remercier de cette façon l'auteur de cet incroyable journal intime. Je suis bouleversée. "

 

Bref un très beau livre, une leçon de courage mais surtout d'amour, une lecture parfois difficile les yeux très souvent embués par certains passages. Mais à lire, vraiment. Merci Magali pour cette incroyable découverte.

 

 

# Ta carrière est fi-nie ! de Zoé SHEPARD :

 

" - Vous savez quel est votre problème ?

L'idée surgit dans mon esprit : travailler pour des cons ?

- Je brûle d'envie de le savoir.

Le premier fonctionnaire de la ville se cale contre le dossier de son fauteuil, et déclare doctement :

- Vous êtes méchante.

- Ah oui, quand même. "Méchante". Vous n'y allez pas avec le dos de la cuillère. C'est une accusation très grave.

- Je vais prendre les mesures qui s'imposent. "

De retour dans cette mairie, qu'aucun lecteur n'a oubliée, après un congé sabbatique d'un an, notre "desperate fonctionnaire" retrouve son service de la Direction Internationale toujours aussi léthargique et qui ressemble de plus en plus à une agence de voyages au service des élus. Simplet, Coconne, le Don et Grand Chef Sioux n'ont pas changé et embarquent cette fois notre héroïne en Afrique ... Incompétence, gabegie et népotisme règnent plus que jamais en maîtres ! Une saison 2 aussi attendue par le public et les médias que redoutée par ses anciens collègues ! 

 

Que dire de plus ? J'ai adoré ce deuxième opus de Zoé Shepard et ne peut que vous conseiller de le lire ... absolument ! :) 

 

 

# Madeleine d'Amanda STHERS :

 

Il l'a vouvoyée. Il n'a parlé de rien. Ni de maisons, ni de ce lit, ni de cette fois. Est-ce un rendez-vous ? Une deuxième visite ? Il a donné l'heure d'arrivée de son avion. Le même, même jour. Déjà deux mois plus tard. Le souvenir est bien là, brûlant sur les cuisses de Madeleine. Est-ce qu'il faut aller chez le coiffeur ? Du noir, ça mincit mais la peur aussi, le lointain. Du marine ? Du marron ? Du temps, pas beaucoup ? Que dit-elle ? Elle dit oui, je vous attendrai. Le silence est long. " Vous me reconnaîtrez ? " essaie-t-elle. Il ne répond même pas. Elle ne sait pas comment on attrape un homme, ils lui glissent entre les doigts comme celui du vif-argent, et celui-là est bien plus qu'un homme. Il est celui qu'elle aime, celui qu'elle attendait.

 

Je suis un peu partagée concernant cette lecture. J'ai beaucoup aimé la description du personnage de Madeleine, engluée dans ses habitudes de vieille fille et ses rêves éternels de prince charmant. Cependant je trouve que l'histoire d'amour qui est résumée dans ce synopsis est un peu triste et fade, voire un brin vulgaire, prônant la totale soumission féminine pour cause de potentiel grand amour. Je ne vous le conseillerai pas même si la Bretagne qui y est dépeinte nous chatouille les narines avec ses effluves marines. Un peu déçue donc par ce livre emprunté à la collection parentale.

 

 

Et vous, des lectures intéressantes pendant ce mois de septembre ? :)

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 14:36

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Ce mois d'aôut qui s'achève déjà m'a permis de belles découvertes littéraires en format poche. Un thriller, un road movie humoristique et un récit romantico-historique, comme ça y en a pour tous les goûts ! :)

 

 # Alors je commence avec Les visages de Jesse Kellerman : thriller 

 

" La plus grande oeuvre d'art jamais créée dort dans les cartons d'un appartement miteux. Ethan Muller, un galeriste new-yorkais, décide aussitôt d'exposer ces étranges tableaux, qui mêlent à un décor torturé d'innocents portraits d'enfants. Le succès est immédiat, le monde crie au génie. Mais un policier à la retraite croit reconnaître certains visages : ceux d'enfants victimes de meurtres irrésolus ... " 

 

J'ai adoré ce thriller au suspens à couper le souffle que m'avait conseillé mon père au début de l'été. Au fur et à mesure des pages on découvre deux mondes sensiblement différents : celui des "chercheurs d'art" et celui des "vieilles enquêtes non résolues". Les flash backs succèdent de manière régulière au présent du récit, mélangeant de façon assez plaisante deux époques et toutes les différences qui les éloignent (ou pas). Dès le départ le doute est semé dans notre esprit et je défie quiconque de deviner avant la fin le dénouement de l'énigme. Aux mordus de thriller et autres curieux, régalez-vous ! ;)

 

 

# Puis le fantastique Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson : road movie humoristique 

 

" Franchement, qui a envie de fêter son centième anniversaire dans une maison de retraite en compagnie de vieux séniles, de l'adjoint au maire et de la presse locale ? Allan Karlsson, chaussé de ses plus belles charentaises, a donc décidé de prendre la tangente. Et, une chose en entraînant une autre, notre fringuant centenaire se retrouve à trimballer une valise contennant 50 millions de couronnes dérobée - presque par inadvertance - à un membre de gang. S'engage une cavale arthrique qui le conduira à un vieux kleptomane, un vendeur de saucisses surdiplômé et une éléphante prénommée Sonja ... "

 

J'ai ( beaucoup ) ri, dévoré les 500 pages de ce roman, dégusté les passages faisant référence à l'histoire mondiale, grave kiffé l'entrée en matière dans l'histoire et la narration des rencontres incongrues qui se nouent au fur et à mesure des pages. Un style remarquable, des détails historiques pointus, et un humour à décaper le petit blues de rentrée qui pourrait guetter certains ;)

 

 

# Et enfin le magique Rose de Tatiana de Rosnay : récit romantico-historique 

 

" Paris sous le Second Empire. Les ambitieux travaux d'Haussmann détruisent des quartiers entiers, générant des milliers d'expropriations douloureuses. Loin du tumulte, Rose Bazelet mène une vie paisible, au rythme de sa lecture du Petit Journal et de ses prommenades au Luxembourg. Jusqu'au jour où elle reçoit la fatidique lettre du préfet : sa maison, située sur le tracé du boulevard Saint-Germain, doit être démolie. Liée par une promesse faite à son mari, elle ne peut se résoudre à partir. Contre le baron, contre l'empereur, Rose va se battre pour sauver la demeure familiale qui renferme un secret jalousement gardé ... "

 

Très bien documenté, ce récit nous fait découvrir un Paris à l'aube de ses transformations modernes qui le conduiront à la capitale que nous connaissons aujourd'hui. Le charme des petites rues d'antan, la vie de quartier autour des différents commerçants mais surtout le quotidien et la vie de Rose, (presque) grand-mère attachante qui nous narre tout cela à travers les longues lettres qu'elle rédige à son époux malheureusement décédé. Notre coeur bat au rythme de la vie de la rue Childebert et des destins qui s'y défont lorsque les avis d'expropriations commencent à arriver. La colère et douleur de cette femme contrainte à abandonner sa maison familiale, celle-ci même où son mari, comme le père et le grand-père de celui-ci, est né, où elle-même à mis au monde ses enfants. Cette maison où elle a vécu, qui fait partie d'elle-même et qu'on l'oblige à abandonner et oublier, d'un coup de démolition.  Gros coup de coeur pour ce court récit qui nous ouvre les yeux sur des meurs déjà bien éloignés des nôtres mais qui font partie intégrante de notre histoire à tous. 

 

                                                          Image-2-copie-7.png        Image-4-copie-4.png

 

Voilà, cette rubrique s'achève et je vous invite à me laisser en commentaires vos lectures de ce mois d'août, avec en bonus un petit concours à la clé : je vous propose de gagner " le mec de la tombe d'à côté " de Katarina Mazetti, mon roman coup de coeur de l'automne dernier. Pour participer, laissez-moi juste un commentaire avec le livre que vous avez préféré cet été et je procéderai à un tirage au sort lundi prochain pour déterminer le nom de l'heureux gagnant. Vous avez donc jusqu'à dimanche minuit pour participer, bonne chance à tous et à très vite ! 

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 20:58

photo 1332 2

 

Comme apparemment cette rubrique fait de nombreux adeptes, voici une nouvelle mise à jour de mes lectures estivales ! :)

Alors, j'ai d'abord débuté mes vacances avec : 

 

# Glam, jalousie et autres cachotteries de Cecily Von Ziegesar : 


Un livre so girly ( que je croyais dans la lancée des Gossip Girl du même auteur ) qui en fait met plus en relief l'après-bac de plusieurs adolescents rassemblés sur le même campus avec des portraits d'individus assez touchants. La vision du livre est plus masculine ( bien qu'ils ne soient pas que des garçons à errer autour de la fameuse Shipley ) et le rythme de ce récit ( surtout la première moitié passée ) est très intéressant. 

 

" Shipley Gilbert. Ce nom est sur toutes les lèvres des étudiants de l'université de Dexter. Et pour cause : de longs cheveux blonds, un visage angélique, des jambes bronzées et fuselées ... Que ce soit Tom, le joueur de foot aux muscles d'acier, Nick, le musicien romantique, Adam, le hippie ou même Eliza, sa colocataire punk, tous semblent sous le charme de la petite nouvelle. Et comment ne pas l'aimer ? Elle est parfaite sous tous rapports. Mais personne ne connaît son secret, la raison pour laquelle elle a quitté l'élite new-yorkaise pour ce coin perdu au beau milieu du Maine ... Alors qu'une nouvelle vie commence pour Shipley dans cette ville aux apparences tranquilles, parviendra-t-elle à effacer les erreurs du passé ? "

 

J'ai beaucoup aimé ce nouvel opus de Cecily Von Ziegesar, moins dans les petits soucis matériels et sentimentaux des adolescents archifriqués de Gossip Girl mais plus dans le bouleversement des études supérieures avec des questionnements intéressants sur le désir, l'avenir et les idéologies de chacun. Je vous le conseille donc.

 

 

# Trois femmes puissantes de Marie Ndiaye :

 

J'ai donc enchaîné avec ce livre que j'avais envie de lire depuis 2 ans et que j'avais déniché juste avant de partir dans ma boutique solidaire pour la modique somme de 1,50€. Eh bien j'aurai regretté d'avoir dépensé plus pour le lire, comme me l'avait gentiment prédit Marion qui l'avait trouvé très bizarre. Je suis allée ( péniblement ) jusqu'au bout dans le but de trouver un lien à ces trois histoires de femmes ( dont deux seulement sont narrées par des femmes ) pour trouver une fin dans le genre du livre : glauque et bizarre. Je ne reconnaîtrais qu'une qualité à la plume de Marie Ndiaye : l'art de la description avec répétition d'une phrase énigmatique pour résumer l'essentiel. Les histoires de vie qu'elle dépeint sont tristes et sentent toutes le regret, l'échec et la dépréciation de soi. Je me suis souvent sentie sale en lisant ce livre. Je ne vous le conseille donc pas et je ne comprends pas qu'on ait pu récompenser d'un prix Goncourt cet ouvrage. 

 

" Trois récits, trois femmes qui disent non (ah, moi j'ai plus eu l'impression qu'elles disaient oui à tout ) . Elles s'appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Chacune se bat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie lui inflige avec une obstination méthodique et incompréhensible. " 

 

 

# Si c'était à refaire de Marc Levy :

 

Et pour finir cet article, je vous dévoile mon gros coup de coeur ce mois-ci, chose qui ne m'était pas arrivée depuis longtemps avec un Levy, pour " Si c'était à refaire " qui me tient toujours en haleine à l'heure actuelle. J'aime le jeu de l'écrivain avec les entre-deux ( entre la vie et la mort pour "Et si c'était vrai" et ici entre le présent, le passé et l'avenir que le protagoniste doit associer pour déjouer son assassinat ) et je marche dans l'histoire à 100%. Je me régale et voulais vous convaincre de l'acheter ou de l'emprunter si vous hésitiez justement car c'est vraiment un très bon bouquin. En plus on se dépayse sur fond de paysage New-Yorkais et Argentin, dans la peau d'un journaliste qui aime prendre des risques.

 

" Andrew Stilman, grand reporter au New York Times, vient de se marier. Le 9 juillet 2012 au matin, il court le long de l'Hudson River quand il est soudain agressé. Une douleur fulgurante lui transperce le dos, il s'effondre dans une mare de sang. Andrew reprend connaissance le 9 mai 2012 ... Deux mois plus tôt, deux mois avant son mariage. A compter de cette minute, il a soixante jours pour découvrir son assassin, soixante jours pour déjouer le destin. De New York à Buenos Aires, il est précipité dans un engrenage vertigineux. Une course contre la montre, entre suspense et passion, jusqu'au dénouement ... à couper le souffle. " 

 

Et vous ? De belles découvertes pendant ce premier mois de vacances ? Des pistes pour mes futurs achats ? :)

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 20:26

photo 1027Je suis dans un état second, une torpeur délicieuse dont seuls les bons romans et les séances ciné ont le secret. La réalité des heures qui passent a fini par me rattraper. J'ai du refuser à mes yeux le plaisir de s'élancer vers la page suivante quand la petite horloge fruitée de la cuisine a frôlé les 20 heures. Pas par contrainte sociale, non, je suis seule dans la grande maison familiale avec mon ventre pour seul repère biologique. Mais plutôt par sagesse, celle qui naît des petites frustrations qui nous permet parfois de mieux apprécier l'instant présent. Et ce livre que je dévore depuis la fin d'après-midi est en train de se consumer à une vitesse folle entre mes doigts agités. J'aime tout dans ce roman. Son titre incongru d'abord, qui témoigne de la levée de pudeur de l'auteur sur nos relations les plus ambiguës. " Nos séparations ". J'avais déjà eu vent de son succès mais il a fallu cette page publicitaire au milieu de l'enquête sur les 30 maillots de l'été du magazine Elle que je feuilletais pour me décider à l'acheter. J'ai aimé cette citation de Bernard Pivot dans le Journal du Dimanche et je pense que c'est elle qui m'a finalement convaincue :

 

" Pourquoi ce roman a-t-il autant de charme ?

Pourquoi le quitte-t-on avec regret ?

Quelle est la nature de la grâce qui a touché David Foenkinos quand il a écrit Nos séparations ?

Mystère. Faire une autopsie du livre serait idiot.

D'abord, parce qu'il est bien vivant et qu'il continuera à s'agiter dans notre mémoire.

Ensuite, parce que le charme vient justement de l'agencement parfait de l'écriture et de l'histoire, de l'harmonie du ton et du récit.

Ça caresse, ça pique, ça fait rire et ça émeut.

On est dans la plus jolie tradition française : s'amuser de ce qui serre le coeur. "

 

Je me souviens de la première impression que j'ai eue tout à l'heure en lisant les premières lignes de ce roman. Je trouvais les mots simples, bien choisis, et étais étonnée de toutes les émotions qu'ils véhiculaient pourtant. Peu à peu je suis tombée dans la magie de l'écrivain et je m'en extirpe avec beaucoup de difficulté alors qu'il me reste encore un dernier tiers à découvrir.

 

Autour de moi, dehors, le vent n'a pas faibli. La lourde chaleur de l'après-midi a juste doucement disparu, m'obligeant à troquer mon maillot de bain contre un pantacourt et un débardeur. Je m'étonne que ma coiffure d'hier ait à ce point tenu : mon chignon natté reste lové sagement dans mon cou, seules quelques mèches encadrant mon visage s'en sont libérées. Les notes d'un saxophone retentissent au loin, et la mélodie semble s'accorder parfaitement avec mon état de bien être actuel. Le vent souffle sur mon visage alors que j'écris, tandis que mes idées sont encore embrumées par la lecture qu'elles viennent de quitter.

 

Cette nuit je n'ai pas dormi. Je me suis contentée de me gratter jusqu'au sang suite aux attaques dirigées d'un moustique niçois des plus pervers. Du coup vers les quatre heures du matin j'ai décidé de faire ma valise et de prendre le premier bus. J'ai ré-enfilé ma petite robe mordorée après une bonne douche froide calmant pour un moment les diverses démangeaisons et j'ai salué mon appartement alors que les premières lueurs du jour posaient sur lui une ambiance tamisée.

 

J'ai parcouru le trajet jusqu'au tram avec un calme libérateur, jouissant d'une bise fraîche caressant mes mollets. Une fois dans le bus j'ai regardé Nice s'éveiller au rythme des coureurs sur la prom' et des éboueurs de plages. J'ai retrouvé une fragile connaissance qui après m'avoir saluée s'est vite roulée en boule afin de pouvoir terminer sa nuit sous mon regard ensommeillé.

 

Et j'ai trouvé sa position de dormeuse très belle, comme la lumière qui s'échappait du parc du Château et qu'un couple de touristes tentaient d'immortaliser, de l'autre côté de la vitre. C'était comme si le charme opérait enfin : à ce lever du jour j'ai aussitôt associé le début des vacances. De celles où on passe beaucoup de temps à lire, à vivre et découvrir et un peu de temps seulement à travailler, car il le faut bien, contrairement au reste de l'année.

 

                    photo 1024       photo 1025

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 00:00

Image-1-copie-11.png... Pourrait-être ma grand-mère, ta grand-mère, notre grand-mère à tous.

 

J'ai adoré ce livre acheté par ma mère et conseillé par ma grand-mère ( y aurait-il un message ? ^^ ). J'ai traîné dans ma lecture, juste pour pouvoir faire durer le plaisir du récit de ce quotidien peu banal, de cette collocation d'un autre genre. Et j'étais bien moi, avec elles, la déjà grande petite fille et sa Mamoune, lectrice curieuse de leur avenir commun. La fin m'a donc un peu bousculée. Enfin, heurtée de plein fouet serait plus exact. Mais je pense après coup que c'est cette fin qui donne tout son sens au roman et lui confère cette puissance qui se dégage d'une aussi grande remise en question.

Et je pense que dans notre société actuelle c'est un débat qui devrait être évoqué plus souvent : quel avenir pour nos grand-parents alors qu'ils deviennent dépendants ?

 

Je n'en dis pas plus sur ce superbe roman et vous retranscris juste son synopsis :

 

" Les livres furent mes amants et avec eux j'ai trompé ton grand-père qui n'en a jamais rien su pendant toute notre vie commune." Quand Jade, une jeune femme moderne, "enlève" sa grand-mère pour lui éviter la maison de retraite et fait habiter à Paris celle qui n'a jamais quitté la campagne, beaucoup de choses en sont bouleversées. A commencer par l'image que Jade avait de sa Mamoune, si bonne, si discrète ...

Une histoire d'amour entre deux femmes, deux générations, au dénouement troublant ...

 

La Grand-mère de Jade, de Frédérique DEGHELT

 

 

J'ai également découvert dans la foulée un autre roman de Frédérique DEGHELT, le fameux : La vie d'une autre duquel a été tiré le film sorti fin 2011. Je n'ai pas vu le film mais j'ai bien aimé le livre, bien qu'au début cette situation d'amnésique m'ait beaucoup perturbée. En effet j'avais l'impression de ressentir le stress très bien décrit par l'auteur face à cette vie inconnue mais surtout ce passé oublié, renfermant pourtant des trésors d'existence comme la naissance d'enfants. Ce que j'ai adoré par contre, c'est la philosophie de vie de Marie, gardant l'optimisme et la fraîcheur de ses vingt-cinq ans, savourant chaque instant de bonheur au quotidien. Regard nouveau ( ou ancien ) très vite remarqué par son compagnon qui la dévisage en secret et en retombe aussitôt très amoureux. A lire, absolument.

 

Voici le synopsis :

 

" Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d'amour et le lendemain ... Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse ... Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l'homme qu'elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l'enquêtrice de la vie d'une autre. Ou plutôt de sa propre vie. "

 

La vie d'une autre, de Frédérique DEGHELT

 

Et vous, de chouettes lectures pendant ce mois de mai ?

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 08:00

Image-1-copie-11.pngAllez ! En ces temps de vacances plus ou moins studieuses, voici l'occasion de vous parler de mes dernières lectures ... 

 

- Le livre des choses perdues de John CONNOLLY : Catégorie mondes imaginaires

 

" L'Europe est sur le point de basculer dans la guerre. Le jeune David est trop petit pour comprendre la politique, mais il n'en ressent pas moins l'inquiétude qui, chaque jour, mine un peu plus les traits de son père. Le garçon se retrouve livré à lui-même, seul avec Rose, celle qui a remplacé sa mère défunte. Mais un jour, la voix de cette dernière l'appelle, elle est là, toute proche, quelque part au fond du jardin, dans ce tronc creux qui, hier encore, n'était pas là ... Et voilà David aspiré dans un autre monde, peuplé de créatures tout droit sorties des contes qu'il lit à longueur de journée. Un lieu magique et violent où, au détour de chaque chemin, le guette un danger qu'il doit affronter s'il veut un jour rentrer chez lui. "

 

Un livre découvert grâce au swap littéraire de janvier dernier, alors que je cherchais désespérément une histoire originale. La première de couverture, trop sombre, m'avait fait hésiter avant de l'acheter et finalement je me suis REGALEE. J'ai vraiment retrouvé le charme du roman d'aventure aux références imaginaires de TOLKIEN avec un soupçon délicieux de maximes humaines sur la jalousie, la confiance et l'amour tout simplement. Je le conseille grandement ! 

 

 

- Le Choeur des femmes de Martin WINCKLER : Catégorie coup de gueule féministe 

 

" Je m'appelle Jean ATWOOD. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me distingue à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m'oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de " Médecine de La Femme ", dirigée par un barbu mal dégrossi qui n'est même pas gynécologue, mais généraliste ! S'il s'imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu'est-ce qu'il croit ? Qu'il va m'enseigner mon métier ? J'ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas - et je ne veux pas - perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu'elles pourraient m'apprendre. "

 

Enorme coup de coeur pour ce livre, conseillé par ma très chère Emeline, et tout de suite refilé au plus de monde possible, à commencer par ma moman qui a également adoré. Ce livre donne envie de remodeler la médecine mais surtout notre rapport aux autres en effaçant de vieux schémas de hiérarchie du savoir surplombant la "bêtise" présumée de la populace. 

 


- L'amulette de Samarcande de Jonathan STROUD ( premier tome de la trilogie de Bartiméus ) : Catégorie mondes imaginaires

 

" Nathaniel est recueilli, dès son plus jeune âge, par Mr Underwood, magicien confirmé, qui a pour mission de lui enseigner l'art de la sorcellerie. Le jeune garçon révèle très vite des capacités exceptionnelles attisant la jalousie de son entourage, et tout particulièrement celle du sinistre Simon Lovelace, sorcier à l'ambition démesurée. Ce dernier va jusqu'à humilier Nathaniel en public, qui blessé dans son orgueil, mettra tout en oeuvre pour se venger. Pour cela, il appelle a son service le dévoué et rusé génie Bartiméus. Leur but : retrouver l'Amulette de Samarcande aux exceptionnelles vertus protectrices, dérobée par Lovelace, prouver que celui-ci n'est qu'un vulgaire traître, avide de pouvoir, et remettre le précieux talisman entre les mains du Premier ministre, qui lui seul en a la propriété. "

 

Héhé, voici le livre que j'avais reçu en retour de ma swapée sur le thème des mondes imaginaires. Idem que pour le livre des choses perdues, la première de couv' ne m'aurait pas convaincue en librairie. Et pourtant quel livre ! J'ai adoré l'univers des sorciers un peu trop oublié depuis la folie Harry Potter selon un schéma calqué sur notre réalité avec cependant une grande force imaginative concernant la hiérarchisation de la société et les règles inhérentes à cette haute caste des gens de magie. Ces deux livres m'auront définitivement réconciliée avec le genre surréaliste en me montrant à quel point on peut être conditionné par le marketing actuel et passer à côté de chouettes bouquins si leur page de couv' ne nous parle pas.

 

Et vous, quel livre avez-vous emporté avec vous pour les vacances ? Avez-vous fait des découvertes intéressantes ces derniers temps ?

 

                                      Image-2-copie-9.png         Image 3-copie-5        Image 4-copie-6

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 17:05

Image-2-copie-3.pngPour rompre avec le dramatique de mon dernier article ( que je ne renie pas pour autant, la vie étant constituée de hauts et de bas ) voici une petite liste des derniers bouquins que j'ai eu le plaisir de consommer :

 

- le dernier en date est : La fille de son père, d' Anne BEREST, terminé hier soir.

J'ai beaucoup aimé ce livre assez court présentant le sujet délicat des enfants illégitimes. En fait ce livre est un livre sur le cercle familial : les relations parents/enfants, enfant/enfant, le fait de devenir mère, l'importance du père, les familles recomposées, les beaux-parents le tout gravitant autour d'un gros secret de famille. J'ai surtout aimé cette phrase : " On dit que la vérité est difficile à dire, mais c'est faux, la vérité, les gens s'empressent de vous la révéler. Ils sont tous prêts à courir la dire au premier venu ! " Et puis les références à l'enfance, les souvenirs qui émergent de la mémoire de la narratrice ou de celle, collective, des 3 soeurs et qui finalement sont les clés de l'énigme. Non, vraiment, j'ai aimé ce premier livre d'Anne BEREST où " tout sonne juste et frappe au plexus " comme l'a dit très justement Le Figaro.

 

- l'avant dernier était le maintenant mythique : Absolument dé-bor-dée ! ou le paradoxe du fonctionnaire de Zoé SHEPARD.

Franchement, tiré de la réalité, ce livre fait peur. Mais c'est une superbe critique de notre société marchant sur la tête. A lire pour ne plus voir de la même façon l'organisation des Mairies et pour les nombreux fous rires que suscitent les coups de gueule de l'auteur face à des comportements hallucinants. Un petit extrait ? 

" Lundi 23 octobre, 11h53 

Michelle me rappelle. Finalement, il y a peut-être un micro-problème maintenant qu'elle y pense. Les cartons d'invitation ne sont pas partis.

- Mais pourquoi ne sont-ils pas partis ?

- Parce que le service du Protocole ne les a pas rédigés, m'explique-t-elle logiquement. Il va falloir aller voir Jeanine, du service du Protocole, au Cabinet.

Le Cabinet d'une collectivité locale est malheureusement trop souvent à l'intelligence et à l'efficacité ce que les prisons afghanes sont aux droits de l'homme, et que le nôtre ne fait pas exception. Il est même l'exemple type du Cabinet de province où se bousculent les anciens élus inclassables, les " maîtresses de " et les " fils de ".

On peut diviser ces trous noirs cérébraux en trois catégories :

- L'aéropage de "chercheurs" dont la plupart n'ont jamais validé leur thèse. Le monde scientifique a très bien survécu à l'arrêt de leurs poussifs travaux, mais ces ratés ont tout de même trouvé un biais pour sucer les deniers publics en se faisant recruter par le Don ( surnom du maire ) ;

- Le clan des " juristes" dont la légende et le CV officiel racontent qu'ils ont effectivement passé cinq ans dans une fac de droit. Dont ils sont sortis avec un bout de DEUG ou, pour les plus brillants d'entre eux, une licence entière, avant d'être charitablement employés dans la mafia latrinesque ;

- La secte des "privatistes". D'eux, on sait seulement qu'ils viennent "du privé", mais jamais ils ne préciseront s'ils ont travaillé dans une banque ou une entreprise de nettoyage de sanitaires.

Cette mafia décérébrée recèle un nombre conséquent d'alchimistes inversés qui parviennent à transformer les dossiers les plus intéressants en sombres merdes. Ce qui est somme toute logique pour un cabinet.

L'un des membres les plus nocifs du Gang des Chiottards, Jeanine Janson, est la fille naturelle de la Castafiore et de Godzilla. A presque soixante ans, elle a pas mal de kilos en trop, mais la grosse fleur rose ne lui fait de toute évidence pas peur. Surtout lorsqu'elle peut l'assortir de couleurs délicates : vert pelouse de Wimbledon, rouge terrain de Roland-Garros ou bleu Klein court de l'US Open.

En un mot, le raffinement fait femme.

Jeanine n'est jamais dans son bureau et je la retrouve logiquement au détour d'un couloir en train de discuter avec une de ses collègues.

Le regard noir qu'elle me lance montre que je la dérange clairement.

- C'est quoi le problème ? aboie-t-elle en guise de préambule.

- Bonjour. Il aurait dû y avoir quelque cent cartons d'invitation envoyés en vue du dîner officiel d'accueil de la délégation chinoise ... et manifestement il n'y a pas eu.

- C'est vous qui m'avez envoyé le mail pour me dire de les faire ?

Super, elle reconnaît l'avoir reçu. Ce qui m'évite la perspective ô combien pénible de retrouver ledit mail. Finalement, j'ai mal jugé Jeanine. Cette femme extraordinaire à la probité sans faille qui reconnaît que c'est elle qui a fait l'erreur, sans accuser son service, le réseau internet ou la conjonction des planètes ...

Je n'ai même pas le temps de me flageller mentalement qu'elle commence.

A hurler.

Et à postillonner.

- Je n'aime pas vos manières, c'est du n'importe-quoi, je rentre à peine de vacances que vous m'envoyez un mail en m'ordonnant de faire des cartons d'invitation, vous me prenez pour qui ?

- La chef de service du Protocole ...

- Ca suffit, ne jouez pas sur les mots, je rentre juste de vacances, alors ... " à suivre ;)

J'ai vraiment adoré le style mordant au cynisme communiquant de cette autre jeune auteur. A lire ab-so-lu-ment ! 

 

- les deux antépénultièmes que je n'ai pu m'empêcher de dévorer : Le mec de la tombe d'à côté et le Caveau de famille de katarina MAZETTI qui racontent la rencontre de deux personnalités totalement différentes dont la passion torturée n'échappe pas à la plume suédoise emprunte d'un réalisme parfois brutal. Je vous les conseille pour la bonne raison qu'à travers cette histoire d'amour non conventionnelle se posent des questions existentielles comme la place de chacun dans le couple et les concessions qui vont avec, ainsi que le passage pas si naturel que ça du statut d'amants à celui de parents. Vraiment une belle découverte et une love story moderne mariant rat des villes et rat des champs avec la problématique majeure d'une distribution des rôles prédestinée. J'ai adoré être bousculée dans mes traditions par ce roman qui ose mettre en avant ce qu'on aurait tendance, par pudeur, à masquer.

 

- Et enfin, le petit dernier de Marc LEVY que je suis encore en train de découvrir : L'étrange voyage de Monsieur Daldry qui malgré un style un peu écolier arrive, comme à chaque fois, à nous faire voyager. Et finalement c'est déjà une belle réussite.

 

Voilà, c'était le premier article "Lectures" que je vous propose sur ce blog. A vos com' pour faire partager vos découvertes littéraires du moment ( je suis une gourmande en la matière ^^ ) et appuyer peut-être certaines dans leur décision de prochains achats chez le libraire ! Je vous embrasse, encore merci pour tout le soutien que j'ai pu tirer de vos commentaires et adorables messages suite à mon dernier article.

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Published by pillapon - dans Parlons bouquins
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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 00:29

Image 6-copie-1Des mèches blondes dans mes cheveux, adossée à mon gros oreiller, les jambes croisées formant un dôme pointu sous l'épaisseur du drap, j'ai le coeur qui s'envole. Je viens juste de glisser mon dernier tiquet de métro parisien entre des pages que j'ai bien du mal à quitter ... 

 

Douleur. Mort. Regrets. Inamitiées. Vilaines pensées.

Douceur. Vie. Respect. Leçons d'amour. Simplicité.

 

Tout en reposant ce gros livre de poche sur ma table de chevet je ne peux m'empêcher de caresser tendrement la page de couverture. Comme un remerciement, une preuve de reconnaissance, pour tout ce plaisir, ce bonheur de ressentir toutes ces sensations décrites à fleur de peau. De la poésie narrative. De dures histoires au sein d'une seule qui ouvre sur la beauté de la vie. Qui donne des envies de maternité et qu'importe si on ne les aura pas portés ! J'aime cette délicatesse dans l'écriture, dans le détail particulièrement troublant de ce portrait de femme forte mais sensible. Cette mère sans en être vraiment une.

 

Cela faisait longtemps que je n'avais pas goûté à une " lecture de vie ". Du genre que tu sais tout de suite que ce bouquin-là il va alléger ton existence et te faire sentir vivante, bon dieu oui, bien vivante. Alors au fur et à mesure des pages je ris, je pleure, j'apprends. Et mes doigts vont de plus en plus vite, marquant parfois un paragraphe d'une trace humide après avoir soulagé mes yeux. Je dévore. Sans compter les heures. J'en veux et plus encore. J'en rêve. Je suis au milieu des personnages, au près de la bonne grosse cuisinière, en train de caresser la patte d'un vieux gardien tout en dévorant un recueil de haïkus.

 

J'aime la dualité qui pourrait ressortir de ce livre. Mais plus encore la partie sur la vie, qui rattrape vite celle, douloureuse, de la mort. J'aime la position foetus que je prends pour bouquiner, un bras replié sous mon oreiller. Mon ventre a beau gargouiller je suis capable de laisser passer l'heure de dîner. Car je me nourri de mots et ne suis jamais rassasiée.

 

Je vous invite donc à débusquer ce magnifique roman sur une étagère de librairie. Et à vous y engouffrer tout entier pour vivre une expérience de résilience unique, un plongeon dans une mais en réalité plusieurs vies. Un extrait :

 

" Cette femme ... qui régnait sur un monde de fantômes et d'enfants, qui avait des mains si belles et récitait des vers transparents à la tombée du jour, qui était-elle ?

- Kate ?

- Mmm...

- Qui êtes-vous ?

- C'est drôle, c'est justement la question que j'étais en train de me poser ... Eh bien ... De loin, comme ça, on dirait une grosse fermière en bottes Le Chameau qui essaye de se rendre intéressante en récitant les bribes d'un poème déprimant à un homme couvert de sparadraps !

Et son rire bouscula leurs ombres.

- Come along Charles ! Allons nous faire de grosses tartines ! Nous les avons bien méritées ... "

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