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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 10:58

train-quaiSa main traîne une petite valise noire tandis que son épaule supporte un sac bien chargé. Elle se fraie un chemin entre les amas d'affaires, les couples qui s'embrassent, les hommes d'affaires, les familles qui s'enlacent. Le rire d'une grand-mère lui renvoie une douce image " Surtout restez aussi mignonne que vous l'êtes ". 

 

Le train est annoncé et la voie à peine affichée que déjà elle s'élance vers les Escalators. Son coeur soupire un peu plus fort. Les escaliers s'affrontent calmement mais c'est un brin essoufflée qu'elle longe la voie d'accès au train. Elle vérifie son billet et tombe nez-à-nez avec un policier. Le wagon est encore presque vide, un homme arrange sa veste au-dessus de son siège. A travers la vitre sale des aller-retours incessants elle distingue la silhouette d'un homme, assis sur un banc. Ses lèvres bougent toutes seules, ses mains frottent le tissu de son pantalon. Ses yeux sont ailleurs, encadrés par deux gros sac-à-dos. 

 

Un homme apeuré entre dans le wagon. La tête rentrée dans les épaules, les mains moites collées le long de son corps, il avance doucement vers les derniers sièges. Il est suivi par une avalanche de paroles, deux femmes s'ajoutent au contenu de la voiture. Les minutes passent et le regard de la voyageuse revient vers l'homme du banc. Un appel sonore le fait sursauter. 

 

L'homme du wagon se lève soudain de son siège et remonte le compartiment, le pas un peu plus pressé que la première fois. Deux policiers entrent alors. Un billet, pas de papiers. " Veuillez nous suivre monsieur ". Elle suit des yeux le groupe qui rejoint l'homme du banc. D'autres s'ajoutent à l'attroupement. Des visages fatigués que martèlent des mains désespérées. Leurs bras brandissent leur billet tandis que le train s'apprête à partir. Mais les prières ne sont pas entendues et le train s'en va, et le regard de la voyageuse abandonne ces hommes.

 

Un sentiment de tristesse et d'injustice éprend son coeur. Que les longues heures du trajet ne parviennent pas à effacer. Le train se remplit un peu plus à chaque arrêt, de nouveaux passagers passent les portes du compartiment tandis que d'autres le quittent. Tous, ou plus ou moins, sont bien habillés, propres sur eux. Vieux couple de retraités, hommes d'affaires préoccupés, étudiants sac-à-dodés. Elle laisse sa tête basculer sur le côté. Ferme les yeux pour oublier. Mais des sanglots réveillent son attention. Une petite tête blonde pleure en étouffant son malheur dans une écharpe multicolore. Le rimel a coulé.

 

A l'arrivée, le train ne laisse pas sortir ses passagers. Des regards surpris fusent de toute part et dans la nuit, tombée depuis, cherchent des réponses. Une cavalcade. Un homme court, les jambes lourdes de conséquences. 

 

La voyageuse prend ses affaires, enfile son manteau, rajuste sa robe. Elle baisse la tête pour que personne ne la voie, car ses yeux sont chargés d'émotion. Les portes s'ouvrent enfin, libérant le flot de voyageurs harassés. Les regards se baissent quand, tandis qu'ils remontent le quai de gare, ils surprennent des policiers pratiquer une fouille au corps. La voyageuse alors laisse ses yeux s'exprimer : l'homme qui courait a été rattrapé. On vient soudain de lui arracher la liberté qu'il convoitait. Car nous ne sommes pas tous égaux. Ni libres. Et d'après les regards gênés qui se détournent de la scène mais en y revenant quand même pour une dose de curiosité malsaine et les policiers peu consciencieux, il apparaît que nous ne sommes pas fraternels.

 

Son coeur manque d'imploser. Elle voudrait être celle qui crierait cette injustice aux yeux de tous. Qui secouerait ces mauvaises manières, ces mufles de pouvoir comme ces lâches par sécurité. Mais craint de n'être écoutée. Elle adresse donc, à travers un dernier regard, une prière de bonne étoile à cet homme malmené. Des yeux pour seul espoir d'un avenir meilleur. Et, chose incroyable, dans la mêlée des corps qui se bousculent autour de lui, l'homme lui sourit.

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 16:36

Image 8-copie-2 

Orage. Dans l'air ambiant règne une atmosphère électrique. Des gouttes commencent à prendre vie, ballet aquatique que saluent les étoiles. Derrière les volets en bois, notre amour naissant se protège en gloussant sous les draps.

De temps en temps un éclair marque en négatif des extraits de passion, des sourires en coin, des débris de vêtements, tout un album de vie, une flamme qui une fois allumée court, renversant toutes les conventions, ouragan de délices emportant les dernières hésitations, balayant nos peurs inavouées d'une caresse à fleur de peau. Les arbres plient, les branchent craquent tandis qu'au creux de mon oreille tu murmures les mots les plus doux, de ceux qui sont capables de faire naître en nous une explosion de sentiments, l'ouverture d'une large fenêtre sur l'avenir, où un soleil couchant nous enveloppe de ses derniers rayons.

Ma peau donne une réponse hérissée, soulevant comme un rappel les pièges qu'il nous faudra éviter. Mais tes mains rattrapent au vol ces craintes d'infidélité et pianotent le long de mes jambes une mélodie nouvelle, un hymne gourmand de découvertes, sûr en l'instant et ne demandant pas d'autre preuve.


Tes cheveux se mêlent aux miens, désir de ne faire plus qu'un, que la réunion des deux moitiés rend entier. Un nouvel être si fort d'amour mais si petit, au commencement de tout un engagement, une promesse sans conditions, où nos coeurs se mettent à nu sans crainte du danger qu'ils pourraient courir, car tout repose sur cette confiance ingénue, sacrée mais fragile.

Et la petite fille en moi se love au creux de ton épaule, interprète les battements de ton coeur et lui adresse une prière muette de protection. La robe blanche fournit le costume marié à la coutume, mais même si l'apparence me rend femme c'est d'un regard d'enfant que je te vois t'avancer vers moi. Mes yeux recherchent les tiens, besoin d'être sûre avant ... 


La tête entre tes mains je m’adonne à quelques confessions qui font naître sur mes joues les premières larmes de confiance. Et au fur à mesure que je me raconte, je revis des épisodes oubliés, égarés dans les méandres de la mémoire, sauvegardés de justesse afin de t’être livrés. Je te décris un sourire, des fossettes à son envolée lyrique, transformant un hoquet nerveux en rire.

Mais ce que j’ai encore du mal à t’expliquer c’est que ...

 

 

Parfois, au détour d’une courbe de la vie, mes yeux se voilent, mes lèvres se pincent, ma langue s’affole et ma tête étouffe son chagrin dans un oreiller blanc. Les tempes bourdonnant de colère, les yeux secs mais le coeur en pièces, ma détresse se tourne vers le ciel.

 

Le temps alors soudain s’accélère, entame une marche-arrière, me transformant avec lui en blondinette assise sur le gros siège avant d’une camionnette. Mes doigts amusés tendent vers le vide-poche une attente gourmande, vite rassasiée à la vue de la fidèle boîte en fer. Le gosier parcourut d’une onde de volupté, mon sourire s’éveille, ma langue se délie mais je prends garde à ne pas l’étouffer de paroles, subjuguées par la portée des siennes, si précieuses.


Mon regard détaille le profil tant aimé, et mon esprit divague, perdu dans la contemplation en arrière plan du paysage qui défile. Telle une voix OFF omniprésente, ses mots expriment et m’expliquent tout. Fermer les yeux devient alors un jeu et je tente d’imaginer ce qu’il veut me faire voir.

Et là, ma surprise ne connaît plus de limites. Sous mes paupières fermées se dessine un monde encore inconnu, où la vie bat à travers le mouvement des ailes d’un papillon, où les câlins sont des gestes de bienvenue,où les livres s’ouvrent, dévoilant une multitudes de secrets de vies passées que mes yeux émerveillés survolent. La poésie naît au pied d’un giroflier, mes peurs plient comme des arcs de ronces dévoilant une prairie de muguet et la moindre quincaillerie parcourue avec lui prend des airs de caverne d’Ali Baba. Nos escapades sont pour moi de vrais instants de liberté, les moments passés à ses côtés font de moi une privilégiée. Tous les matins je bondis de mon lit pressentant le coup de klaxon, invitation indiscrète.

à suivre .... ;) 
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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 21:35

Image 4" J'ai envie de faire pipi Camille ". La robe blanche vaporeuse ( et volumineuse ) est remontée, nécessitant la présence de deux personnes dans l'étroite cabine des WC. Ses boucles blondes sont trempées par la sueur et un maquillage de BN entoure sa frimousse. Ses petites mains dodues sont toutes collantes des bonbons dévorés. Vous aurez compris que ce n'est pas de la mariée que je voulais parler ;) mais de sa petite demoiselle d'honneur, bien encombrée par tout ce taffetas de cérémonie.

 

Lors de cette petite commission, elle me sourie, les joues toutes rouges d'émotion ou d'un trop plein d'activité. Ses petits yeux se plissent et, coquine, elle me chuchote un " caca boudin " avant d'éclater de rire. La chose étant réalisée, elle tente de se hisser sur le couvercle des WC afin de tirer elle-même la chasse comme elle a pour habitude de le faire à la maison. Mais la baleine de sa robe la retient au sol et elle perd l'équilibre dans mes bras. 

 

Hissée jusqu'à la grande vasque étincelante de blancheur, elle trempe ses mains sous l'eau fraîche et j'en profite pour la débarbouiller. Le jeu lui plaît beaucoup : " A toi maintenant ! ". Nous sortons enivrées des toilettes qui ne sont plus aussi nettes qu'à notre arrivée.

 

La soirée bat son plein mais c'est dans mes bras qu'elle vient se réfugier. Le sommeil, difficilement repoussé, n'est pas loin de la faucher. Lovée contre moi, doudou vache à ses côtés, elle semble surveiller sagement les frivolités de ses parents. Et en effet c'est le moment de la mise aux enchères de la jarretière de la mariée ;). Les yeux se ferment doucement tandis que mes doigts remettent en place ses petites boucles folles. Elle sursaute parfois lorsque le tumulte vient à nous bousculer mais s'empresse aussitôt de s'enfoncer un peu plus dans cette étreinte. J'aime sentir son souffle apaisé sur ma peau et son poids qui s'alourdit sous le sommeil. Je la confie à regrets, une fois endormie, à ses grand-parents qui vont la choyer le temps de la lune de miel. A mon tour fatiguée, happée par l'air frais du samedi soir et foulant aux pieds des confettis multicolores, je rentre chez moi une autre petite personne endormie, qui en ce moment fait des galipettes sur mon lit.

 

Et à toutes ses petites âmes confiantes je souris.

 

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 23:51

Image 9Frustrée par la fin d'un film ("VickyChristinaBarcelona") je m'apprête à confier mon sommeil aux doux bras de Morphée quand ma petite conscience, qui m'a rejoins sur Nice en fin d'après-midi, me supplie de lui laisser lire mon (début de ) blog. J'acquiesce tout en lui confiant que je ne sais pas vraiment si cette nouvelle édition de mon ancien blog va vraiment perdurer vu la difficulté que j'ai de reprendre l'écriture et surtout l'absence de retours de lecteurs qui m'avaient habituée à un installer une sorte de dialogue délicieux. Quelle fût donc ma surprise quand j'aperçus 2 nouveaux commentaires, d'une nouvelle lectrice qui plus est ! Merci Marianne de cette belle surprise et je ne saurai te remercier de me regonfler de courage pour continuer ce projet qui me tient tant à coeur. Je peux donc me coucher plus sereine et assurée de la pérennité de ce blog, un sourire amusé aux lèvres ... A demain ;) !

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 23:30

Image 8-copie-1Des larmes dévalent mes joues. La musique résonne encore dans ma tête, les images sont toujours présentes et ma poitrine bat la mesure de ce mélange de sentiments.

Un jazz endiablé salue les dernières secondes d'un film magique. " Je vais te manquer ".

Mon portable ronronne de messages acidulés où se dessinent des promesses d'éternité.

L'amour toujours fait battre mon coeur et naître mes larmes. L'amour toujours mêlé à la mélancolie créatrice de l'inspiration me séduit. J'ai 4 ans. Puis 1O. Puis 15 et la course folle s'intensifie : 20, 30, 40, 60, 90 ?

 

Mon corset en dentelle rose me fait sourire. Je passe une main attendrie sur ce visage flétri qui se dessine dans la glace. Les rides qui ponctuent ma peau de pêche deviennent des alliées. Le temps qui défile n'a pour seul témoin que ce corps qui m'appartient. Mon esprit est ailleurs, sans âge mais pleins de rêves. Mes boucles blanches auréolent ma figure d'une sagesse illusoire, seuls mes yeux révèlent la véritable folie qui éprend tout mon être. L'amour n'a pas d'âge paraît-il. 

Ses yeux bleus demeurent intacts. La barbe a blanchit, les rides ont modelé le visage tant aimé mais je reconnais l'étincelle de vie qui sommeille derrière cette image assagie. D'un geste fébrile il écarte une mèche de mon visage. Le bouquet de fleurs qu'il tient de l'autre main frémit. L'intensité de cette seconde rencontre nous transforme tous deux.

 

Je retrouve son costume élégant, ses boucles anarchiques résistant au coiffage du matin, ses mains fortes mais empruntes de douceur. Et son regard surtout. Cet oeil amoureux et coquin. Cet appel à la frivolité et aux caresses. Mon corps frissonne de désir interdit, la douceur de la passion m'envahit et me laisse sur place, hagarde et les joues rouges. Ses doigts frôlent mon cou et c'est tout mon système nerveux qui réagit. Nos mentons se cherchent, nos fronts se rappellent. Les nez s'embrassent en premier avant de laisser passage à nos bouches, gourmandes de désir. Et le baiser renaît.

 

Un rire d'enfant éclate soudain et je l'entraîne parmi des balançoires virevoltantes à la poursuite du bonheur. Mon coeur chante un hymne connu et mon esprit en liesse meurt de plaisir. Sa main dans la mienne me rassure. Je croque dans la vie comme dans une pomme juteuse et fait tourner ma jupe. Mon regard se perd dans l'immensité du ciel. Le monde tourne, tourne, tourne si vite que plus rien ne compte déjà plus et je m'envole presque. Mais son bras me rattrape au vol et son visage m'apaise. Le goût de fraises sauvages déposé dans son cou me rend gourmande et je m'y engouffre tout entière. Je ris à gorge déployée et mon sourire fait écho au sien. un câlin. Deux épaules, un destin.

 

Je t'aime.

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 18:28

Image 8La fenêtre dans laquelle je joue avec mon reflet depuis 10 minutes est décorée de petites étoiles multicolores. Dehors, les feuillages sombres se discernent encore du bleu nuit du ciel qui s'éteint. Une lampe de bureau ROSE brûle les yeux quand on s'attarde trop sur la source lumineuse. Un bruit de tic tac infernal semble vouloir rattraper le temps perdu et des échos de la maison me rassurent sur les occupations diverses de chacun :

Un bruit de couteau répétitif me signale qu' Alice joue toujours les parfaits petits marmitons pour papa ( ce dernier faisant des aller-retour entre son bureau et la cuisine pour vérifier qu'elle ne saccage pas sa recette et ( accessoirement ) qu'elle ne s'épluche pas un doigt ( sisi c'est possible j'ai dailleurs un cousin abonné aux urgences pour ce genre de petit détail ... ).

Maman est toujours prise dans sa conversation téléphonique avec mamita sur un fond de " les pharmaciens c'est tous des voleurs " tandis que PA tente de réaliser un record personnel ( 20 pages de son manuel de maths intitulé " exercices de musculation mathématique " ) en court-circuitant les doux bruits familiaux par le port d'un casque audio XXL ( et paraît-il éliminateur de bruit de fond ... ).

Et Louise joue à me torturer environ toutes les 45 minutes. En effet elle a décidé ( la malheureuse ) de réaliser TOUS les modèles de dessins en mosaïques que j'ai eu l'intelligence de lui offrir hier soir. Mais ma douleur commence seulement quand la douce et chère enfant me somme ( oui il n'y a pas d'autre mot ) de faire adhérer les dites mosaïques en gomme au carrelage de leur salle de bain, activité que je n'ai pas besoin de vous préciser comme impossible à réaliser.

Marie vient de rentrer du lycée et faire irruption dans la pièce où je me cache ( identifiable également comme la chambre de Louise ) en bondissant un jeu de Wii à la main : " Je l'ai, je l'ai, je l'ai ! ".

 

Comment s'étonner de mes petits moments de solitude quand je me retrouve dans mon appart niçois silencieux à plaisir et que je ne partage qu'avec Maguy, petite féline espiègle et adepte des roupillons derrière mon ordi. Bon je peux vous l'avouer, parfois j'allume la télé,même quand y a rien d'intéressant à regarder, juste pour retrouver un fond sonore ^^

Oui je fais partie d'une famille nombreuse qui, malgré les années qui passent et les trajectoires bientôt diverses et variées de chacun, garde cette vie bouillonnante qui la caractérise. Je ne sursaute même plus quand mon frère habituellement parisien mais en vacances studieuses au soleil surgit dans ma chambre avec un tonitruant " debout la grosse, il est 9 h et on a du taf ". Rectifications : JE  n'ai pas ( plus ) de taf moi, je suis en "vacances" pour encore 3 jours mais il préfère m'élever au rang de coach perso pour l'obliger à bosser ( ou l'accompagner, dès le réveil, à la bibliothèque Méjanes comme ce matin). Cette ininterruption d'activité m'épuise à vitesse grand v ( Alice et Louise se sont même moquées de moi quand je me suis couchée à 21h30 mercredi soir ... ).

 

Un sachet de bonbons attire mon attention alors que mon portable vibre sous l'arrivée d'un texto. Doudou vient de quitter à son tour la région parisienne et je suis fière de contribuer à aller le chercher ( tardivement ) à la gare TGV.

 

Sur ce, la cloche a sonné ( oui nous avons une cloche, similaire à celle de l'école marine de Brest, pour nous signaler que le repas est prêt et que nous avons juste 2 minutes pour arriver des 4 coins de la maison ) et je ne voudrai pas plus me faire remarquer ;)

J'espère qu'on me laissera plus de liberté pour l'article de demain ... En attendant je vous souhaite une agréable soirée ;) 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 10:05

P1020169Bon j'avoue je me suis couchée tard hier soir. Ben oui forcément, lorsqu'on crée un blog tout nouveau tout neuf, la tentation est grande de le chouchouter en le personnalisant.

 

Autant dire que le réveil fût hard, bien qu'il soit aux alentours de 9 h. Ma fenêtre, d'habitude si dynamisante par la découverte d'un ciel radieux et un soleil qui donne la pêche, se révèle aujourd'hui, comme hier, D-E-P-R-I-M-A-N-T-E.

La pluie qui dégouline de la façade d'en face me renvoie un seul message : RECOUCHE-TOI.

Mais je ne peux pas me laisser abattre et décide de petit-déjeuner (enfin si on peut appeler le fait d'avaler un verre de jus d'orange déjeuner ...) devant l'émission d'arte Les Maternelles. Le sujet malheureusement s'accorde avec le temps : Comment protéger nos enfants des jeux dangereux ? 

 

J'ai ma valise à faire, un certain nombre de choses à ne pas oublier, trouver l'envie de me vêtir PUIS de me coiffer. Oui parce que today je pars. Enfin je rentre au bercail, noyau familial aixois, pour un fameux événement. The Birthday des jujus. Ça me fait penser à nombre de mes anciens articles portant sur leurs mots d'enfants alors que demain elles rentrent dans l'adolescence. 12 ans déjà.

 

Il y a déjà 12 ans que j'étais fière d'annoncer à mes copines de l'époque que ma maman ne se contentait pas de donner la vie à un dernier petit frère/petite soeur mais faisait coup double pour notre plus grand plaisir. Et puis pas un pâle copier/coller de gamètes, non, deux bébés totalement différents dès la naissance. Une blondinette bouclette et une brune espiègle. Quelle aventure extraordinaire ! Et le temps s'est accéléré. Je dis ça mais cela fait peu de temps que je m'en aperçois, car il n'y a pas si longtemps j'étais moi aussi prise dans le tourbillon de l'enfance. 

 

Autant vous dire que les 2 bébés tout mignon de l'époque ont bien changé. Avec l'entrée en 6°, sur concours, dans un des meilleurs établissement de la région ( oui oui des fois je me dis que c'est pas si mal de les confronter dès cet âge à la pression et l'injustice des concours, comme ça passé le bac elles auront déjà la notion de compétition naturelle ) elles n'ont presque plus rien du mignon enfantin. On surprend même parfois, au détour d'un éclat de rire, les prémisses de la femme (fatale) qu'elles vont être. Les cheveux ont poussé, la garde robe s'est agrandie et les miss se font coquettes, avec des préoccupations comme sortir avec un garçon. C'est encore le moment sympa ou l'innocence ne s'est pas encore toute envolée et que le corps ne pousse pas encore la métamorphose trop loin ( genre cheveux gras, boutons, hanches et tout le tintouin ).

 

Mais bon pour moi ce seront toujours mes PETITES toutes petites soeurs, dans le sens hyper protecteur du terme. Et il me tarde de les rejoindre pour souffler ensemble sur les bougies et déclencher ainsi le vent de folie qui va les entraîner bien vite dans la course aux changements et qu'on appelle trop communément l'adolescence.

 

Un seul dernier conseil : profitez de ces derniers jours d'enfance avant de plonger tête en avant dans l'aventure et la découverte de la personne que vous êtes et allez devenir. Car le chemin est fait avant tout de sentiments nouveaux, de surprises et de craintes comme de joies et d'hystérie. 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 20:32

Cela faisait si longtempque je songeais à reprendre un blog. Mais bon comme chacun sait les années post-bac sont chargées de stress et d'hésitations qui ne laissent guère le temps à la (ré)création.


Je suis donc très fière aujourd'hui, mardi 15 février 2011, de pouvoir enfin inaugurer ce projet qui mûrissait dans un petit recoin préservé de ma tête.


Je pense continuer sur le principe de mon ancien blog sur skyrock qui a été un compagnon fidèle et un extraordinaire moyen de communication de mes 15 ans à ma majorité.


J'essayerai de vous faire partager mon quotidien et mes réflexions sur la vie teintées d'un peu de poésie et d'humour.


Je serai ravie d'accueillir vos commentaires et réactions qui me sont si bénéfiques (pour le moral comme pour le choix des sujets à venir).

 

Je vous souhaite donc la bienvenue et vous laisse découvrir mon monde.

 

A très vite !

 

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