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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 15:29

Image-2-copie-1.pngEh oui je suis rentrée. J'ai retrouvé, bien chargée, un amoureux tout ému derrière les grandes portes du hall de l'aéroport. Je l'ai embrassé et j'ai continué à profiter de la douceur de ses lèvres qui m'avait tant manquée. De ses bras qui m'apportent tant lorsqu'ils m'entourent. Et de ses yeux qui m'offrent un océan de possibilités.

 

Malgré la brume de fatigue qui gagnait peu à peu mon cerveau nous nous sommes baladés, main dans la main, dans un Paris au mois d'août. J'ai retrouvé le plaisir, immense, de pouvoir s'installer sur un banc et d'y rester pendant des heures, à contempler les gens qui passent et parler, rire en même temps. 

 

J'aime ce temps de ré-adaptation où après avoir nagé dans l'atmosphère d'une langue étrangère on s'étonne presque de comprendre et d'entendre tant de gens autour de nous. Où on se retient de dire " Sorry " alors qu'on vient de bousculer quelqu'un ou " Hello, How are you ? " quand on rentre dans un commerce. Notre petit cerveau fait vraiment des efforts pour quitter ces habitudes qui demeurent maintenant obsolètes. 

 

Contente d'être rentrée donc, de retrouver en plus de chéri une petite boule de poils trop longtemps délaissée, et de ne plus s'arrêter de la caresser. Contente d'entendre dans le combiné des nouvelles du monde qui a continué à tourner. Contente de dénicher encore les dernières bonnes affaires de l'été, avant qu'elles ne soient vite remplacées par la rentrée. Contente de pouvoir manger ce dont on a l'habitude et en petite quantité. Contente de profiter de ces dernières semaines d'été.

 

Mais ... le voyage a également ses regrets. Les grands sourires et les formules polies, la nonchalance touristique, les petit-déjeuner gargantuesques, les merveilles découvertes chaque jour, les multiples facettes d'un pays qu'on découvre petit à petit. Oui, tout ceci va aussi me manquer, je le sais. Assez pour me donner l'envie de vite repartir mais cette fois-ci avec un élément indispensable dans mes bagages, cette seconde moitié qui me manque tant dans la durée, qui réconforte et apporte tellement de magie au sein de l'aventure la plus banale. Oui, je reviendrai, mais maintenant j'aspire juste au calme et à la volupté. 

 

La rame de métro m'offre un doux balancement. La tête sur son épaule je m'adonne à diverses rêveries. Et puis le silence se fait dans le wagon, je me sens bien, quel doux moment, et ... " Tu te réveilles ma chérie on est enfin arrivés ! ". Voilà, s'endormir dans le métro en fin de journée, un palier de plus de franchi pour une future parisienne maltraitée par le décalage horaire ;)

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 23:50

 

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Une boule au ventre. Dès le réveil je l'ai sentie, là, tout près, juste entre le noeud de gorge et la pointe au niveau du sternum. Une sensation désagréable et des idées tourmentées. Ma matinée fut studieuse, entre deux gorgées de jus d'orange. Puis j'ai pris du temps pour moi, du temps pour me préparer, chouchouter le physique pour calmer le psychique. Et ça a plutôt marché. J'ai pris le volant avec Maman et Loulou, pour m'exercer, dans toutes les petites rues vicieuses d'Aix et ai salué tous les rond-point. Mais la boule au ventre ne m'a pas lâchée. Appuyant même parfois un peu plus après une bête erreur de conduite, comme une mortification silencieuse. Je n'ai presque rien pu avaler au déjeuner, redoutant le décompte jusqu'à l'heure critique. Mais j'ai pris mon courage à deux mains, la mort dans l'âme, et ai grimpé dans le bus pour ma destinée. Une chaleur étouffante berça mes dernières révisions et c'est d'un pas fébrile que je franchi les derniers mètres me séparant des portes de l'auto-école. Et puis ...

 

Et puis, j'ai pris un tournant. Décisif le tournant. J'ai mis les BOUM BOUM stridents de mon petit coeur dans ma poche et ai gardé toute ma concentration pour la route et les informations données par mon moniteur. J'ai soufflé un bon coup, mais intérieurement. Je me suis détendue et je l'ai eue. Oui j'ai eu cette date de permis qui ne m'était pas encore véritablement acquise avant cette leçon décisive. En descendant du véhicule, après mes 45 min de conduite, je marchais dans de la ouate. Grave. Et s'est alors que je me suis envolée.

 

J'ai souri bêtement, j'ai fermé les yeux et quand je les ai rouvert, je n'étais plus au même endroit. Loin, le tumulte d'Aix en préparation de soldes. Loin, la circulation bruyante et les coups de klaxon. Loin, la petite clio de l'auto-école. Je me suis réveillée sur une plage des Lecques, en maillot de bain deux pièces. Mes petites soeurs sautaient dans les vagues et maman somnolait à côté de moi. Le vent caressait ma peau dénudée en y déposant quelques grains de sable. Des bébé gazouillaient. Un kaléidoscope de couleurs s'étalait sur des maillots de bain de toutes sortes. Des pelles et des râteaux surmontaient de frêles châteaux de sable. Une odeur de Chichi surplombant celle, ambiante, de la crème solaire titillait mes narines. Mes cheveux nattés chatouillant mon cou, j'étais bien. Mon esprit s'évadait, amusé par la proximité d'un nombre important d'autres destins. Je respirais. Enfin. Plus tard je me levais et rentrais dans la mer pour vérifier que tout ceci était bien réel et les vagues, vexées, enroulèrent mes chevilles d'algues. Elles venaient mourir sur mes hanches, éclaboussant mon petit ventre frileux. Je riais.

 

Encore plus tard, je clignais des yeux et nous retrouvais toutes attablées au MacDo du coin, mon appareil photo dégainé afin d'immortaliser ces sourires repus. J'embrassais d'un regard amoureux toute cette joyeuse troupe et aurai tout donné pour voir ce moment se prolonger.

Très tard, à moitié allongée dans le grand canapé-lit du pool-house, le corps respirant l'après-soleil fraîchement appliqué, j'aurai envie de vous transcrire cette journée atypique, entre cauchemar et volupté. Comme quoi, un grain de sable peut tout faire basculer ...

 

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 18:25

Image 11-copie-1Des gouttes ruissellent le long de ma colonne vertébrale. Mes cheveux libérés du joug du sèche cheveux depuis 2 semaines se répartissent gaiement sur mes épaules légèrement halées. Les clapotis de la piscine se joignent au dernier chant des cigales. Le ciel gronde et menace à tout moment de venir noyer ce paradis où je suis venue m'évader.

 

Assise en tailleur sur les planches encore chaudes de la terrasse, je frissonne au contact du vent sur ma peau. Mon quotidien s'est accéléré avec les prémisses de l'été. Mariages, périples, conduite, ménage, rendez-vous, lectures, sieste aussi, escapades, obligations. Les journées de plus en plus chaudes m'ont plongé dans une douce léthargie dont je devais vite sortir pour nettoyer toutes les vitres de la maison ou accompagner ma mère en voiture. Et je ne vais pas vous mentir, bien que le temps semble passer à 100 à l'heure, certaines minutes furent très longues et engendrèrent quelques larmes sur mes joues. Cela m'a fait comprendre qu'il ne faut pas rester assise sur ses lauriers et qu'au lieu de broyer du noir pour pas grand chose en vérité je devais plus que jamais positiver. Je passe donc mon permis lundi prochain. Une semaine pour réussir ce qui me fait encore trembler. Pourtant plus les kilomètres s'accumulent et plus ma conduite s'assouplit et mes craintes s'enfuient. Mais reste encore l'appréhension de coups tordus d'un moniteur assez vicieux qui me tétanisent plus encore que l'examen final.

 

Mes mains se lovent autour de mon cou. La chaleur que j'y trouve me rassure et me pousse à ne pas laisser prise au stress. Des notes de piano se courent après dans une cavalcade musicale qui me parvient de la maison. Et oui, il y a eux aussi. Ma famille. Les câlins d'Aliçou pour sécher mes larmes amères, les blagues de Loulou, le sourire de Marie, les histoires de P-A, les travaux en équipes organisés à la va-vite par papa, le soutien de maman, tout l'amour de Nico, ce prince charmant auquel il me suffit seulement de laisser deviner mon chagrin pour le voir aussitôt débarquer me remettre les idées en place, les facéties et autres léchouilles de Falbala, les grands yeux plein de douceur de Victoire, et les ronrons de Mimi qui vient parfois jusqu'à me rejoindre la nuit en miaulant à ma fenêtre.

 

Voici donc mon retour, un peu timide, entre deux trajets à Aix et mes petits tracas du quotidien. A demain ! ;)

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 00:29

Image 6-copie-1Des mèches blondes dans mes cheveux, adossée à mon gros oreiller, les jambes croisées formant un dôme pointu sous l'épaisseur du drap, j'ai le coeur qui s'envole. Je viens juste de glisser mon dernier tiquet de métro parisien entre des pages que j'ai bien du mal à quitter ... 

 

Douleur. Mort. Regrets. Inamitiées. Vilaines pensées.

Douceur. Vie. Respect. Leçons d'amour. Simplicité.

 

Tout en reposant ce gros livre de poche sur ma table de chevet je ne peux m'empêcher de caresser tendrement la page de couverture. Comme un remerciement, une preuve de reconnaissance, pour tout ce plaisir, ce bonheur de ressentir toutes ces sensations décrites à fleur de peau. De la poésie narrative. De dures histoires au sein d'une seule qui ouvre sur la beauté de la vie. Qui donne des envies de maternité et qu'importe si on ne les aura pas portés ! J'aime cette délicatesse dans l'écriture, dans le détail particulièrement troublant de ce portrait de femme forte mais sensible. Cette mère sans en être vraiment une.

 

Cela faisait longtemps que je n'avais pas goûté à une " lecture de vie ". Du genre que tu sais tout de suite que ce bouquin-là il va alléger ton existence et te faire sentir vivante, bon dieu oui, bien vivante. Alors au fur et à mesure des pages je ris, je pleure, j'apprends. Et mes doigts vont de plus en plus vite, marquant parfois un paragraphe d'une trace humide après avoir soulagé mes yeux. Je dévore. Sans compter les heures. J'en veux et plus encore. J'en rêve. Je suis au milieu des personnages, au près de la bonne grosse cuisinière, en train de caresser la patte d'un vieux gardien tout en dévorant un recueil de haïkus.

 

J'aime la dualité qui pourrait ressortir de ce livre. Mais plus encore la partie sur la vie, qui rattrape vite celle, douloureuse, de la mort. J'aime la position foetus que je prends pour bouquiner, un bras replié sous mon oreiller. Mon ventre a beau gargouiller je suis capable de laisser passer l'heure de dîner. Car je me nourri de mots et ne suis jamais rassasiée.

 

Je vous invite donc à débusquer ce magnifique roman sur une étagère de librairie. Et à vous y engouffrer tout entier pour vivre une expérience de résilience unique, un plongeon dans une mais en réalité plusieurs vies. Un extrait :

 

" Cette femme ... qui régnait sur un monde de fantômes et d'enfants, qui avait des mains si belles et récitait des vers transparents à la tombée du jour, qui était-elle ?

- Kate ?

- Mmm...

- Qui êtes-vous ?

- C'est drôle, c'est justement la question que j'étais en train de me poser ... Eh bien ... De loin, comme ça, on dirait une grosse fermière en bottes Le Chameau qui essaye de se rendre intéressante en récitant les bribes d'un poème déprimant à un homme couvert de sparadraps !

Et son rire bouscula leurs ombres.

- Come along Charles ! Allons nous faire de grosses tartines ! Nous les avons bien méritées ... "

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 18:46

Image-14.pngC'est par un dimanche après-midi grisâtre, en tenue d'étudiante-qui-ne-sortira-pas-de-chez-elle-aujourd'hui, que je décidais, au beau milieu de révisions auditives de faire une pause. Je me préparais un repas de mi-après-midi ( un réveil tardif ayant repoussé l'heure du déjeuner ) devant la télévision en sourdine lorsque l'émission 66 minutes diffusée sur M6 ( qui m'insupporte la plupart du temps ) présenta son sujet : " la véritable descente aux enfers de DSK ".

 

Cette semaine ayant été particulièrement féconde niveau actualités pour les guignols de l'info, j'ai bien évidemment suivi malgré moi, comme tout le monde, ce scandale américain. J'ai lu et entendu des avis différents durant ces 7 jours et je n'arrivais pas vraiment à me faire une idée. Jusqu'à cette émission de 66 minutes. En effet cette dernière reprenait les faits comme ils avaient été détaillés à la justice américaine par l'accusation, puis présentait la première audience de DSK et donc le discours des deux parties. Avec toujours ce petit côté voyeurisme qui m'insupporte dans cette émission, on nous montrait un " aperçu " de la suite de DSK avec une petite reconstitution ainsi que des interviews du voisinage de la victime. 

 

La deuxième partie de l'émission qui proposait un "profilage" de la personnalité de l'homme politique a retenu toute mon attention. Reprenant les propos et témoignages d'individus ayant côtoyé DSK dans le cadre de ses relations professionnelles ( journalistes, ancienne collègue et maîtresse, et partisan fidèle de DSK ) le constat était affligeant :

DSK était décrit comme un DON JUAN, lourd dans ses insinuations auprès des femmes, très insistant voire harceleur dans son schéma de séduction, ainsi que violent lorsque quelque chose venait contrarier ses plans.

 

Je préfère le préciser tout de suite, je ne suis pas une adepte de politique. J'ai, jusqu'à mes 20 ans, tenu à distance tous les discours d'amis ou parents qui abordaient ce thème qui selon moi pourrait être considéré comme " second opium du peuple " pour reprendre Karl Marx. Aux langues de vipères qui m'accusaient de ne pas avoir d'opinion je répondais que je préférai me faire une idée bien précise de la chose avant d'oser en parler. C'est donc pour cela que vous n'avez encore jamais croisé de publication politique sur ce blog comme sur l'ancien. Mais à l'heure où mes rêves de refaire le monde se retrouvent tous - ou presque - fauchés par cette mafia internationale qui contrôle et magouille tout et partout, je me sens à la fois victime et complice, en tant que citoyenne, du scandale de ces affaires géopolitiques qui secouent depuis toujours le monde : guerres, conflits d'intérêts, magouillage, argent sale, vices, sévices et barbarie.

 

Ainsi ce qui anime aujourd'hui le besoin d'écrire cet article concernant le scandale DSK ne concerne pas ses opinions politiques mais le profond dégoût que son comportement - comme celui de beaucoup d'autres personnes masculines ET féminines - m'inspire et la remise en question de tout le principe de féminité et ce qu'il implique pour moi.

 

Tout d'abord j'ai envie de vomir l'expression de "don juan" ( je criais d'ailleurs seule devant ma télé " mais non ce n'est pas le bon mot, voyons, le masculin de salope c'est SALAUD !!!!!!!!!!!!!!!!! " ). Car il y en a marre de cette différence injuste entre l'homme et la femme du statut " d'individu collectionneur de partenaires sexuels ". Mais ce n'est encore qu'une petite astérisque féministe de mon coup de gueule de ce dimanche soir.

Comment se fait-il que nous laissions des individus se comporter comme de dangereux prédateurs et que, témoins des " agressions " verbales de DSK envers plusieurs de ses collaboratrices féminines, personne ne fasse rien ?

Mais laissons-là cet individu qui, selon moi, perd son statut d'individu respectable capable d'apporter quelque chose à une communauté quelle qu'elle soit ( j'entends par là FMI ou peuple français ) et se rapproche plus de l'animal qui les quatre pattes à la fois se roule dans une fange de boueux billets verts. Car c'est son comportement, mais surtout la stupidité de notre environnement social qui me donne envie de renier ma part de féminité. 

 

J'aime les chaussures. Les belles robes qui me mettent en valeur, les tenues qui me font me sentir belle et indépendante. Mais je ne prends pas le risque de m'habiller en robe et talons à une soirée lorsque je sais que je vais rentrer seule. Car l'agression sexuelle est une ombre qui semble toujours planer sur mon quotidien de jeune femme en fleurs. C'est pour ça que j'admire les femmes qui osent, lorsqu'elles se promènent seules, porter ce que bon leur semble sans crainte de se voir persécutées pour ça. J'aime les chaussures, donc, les belles robes et les sac-à-mains. Mais finalement ce que j'aime à travers ces objets c'est le fait de PLAIRE ou de CONVENIR à une étiquette sociale. Le nouveau combat du féminisme aujourd'hui serait-il de s'habiller de manière informe et de cacher tous nos attributs féminins pour garantir une sécurité sexuelle ? Chose que les féministes du début du siècle se sont battues pour éradiquer ? En vérité, même si les esprits le jour ont changé, les violences de la nuit ou du caché n'ont pas du tout évolué.

 

Mais j'aime les chaussures à talon et les robes légères sur ma silhouette. J'aime le regard amoureux et pleins de désir de mon homme. J'aime les compliments, quand ils ne sont pas irrespectueux. J'aime lire dans les yeux d'un homme qui regarde une belle femme de l'attirance mêlé à un certain respect. J'aime le contact des tissus légers sur ma peau en été et pouvoir ainsi troquer mon jean passe partout contre une petite robe aérienne dévoilant mes gambettes. Mais je n'aime pas toutes les pensées qui assaillent mon esprit quand il faudra que je sorte dehors ainsi : " pourrais-je avoir plus d'ennuis qu'en gardant mon jean ? ".

 

Alors ce qu'il faut changer ce n'est pas notre façon de nous habiller. Mais notre façon de se remettre éternellement en question. Il faudrait que toutes nous n'ayons pas peur de nous habiller comme bon nous semble sans craindre des attouchements, des coups d'oeil disgracieux ou des paroles grivoises et déplacées. Il faudrait faire bloc pour faire tomber cette idée de sexe faible qui, sous les compliments d'un homme insistant, se sent dépassé et en danger. Nous martyrisons nos cheveux, nous contrôlons notre poids et notre forme, nous faisons de brillantes études et nous impliquons dans nos métiers autant que dans nos relations familiales et amicales, nous portons, nous accouchons et accompagnons la vie, mais ce n'est pas parce que nous sommes combatives et que nous encaissons la douleur que nous devons fléchir devant la crainte de l'agression sexuelle. Nous sommes fortes, sportives et volontaires, alors ensemble, envoyons un COUP DE POING à cette étiquette de sexe faible et promettons-nous que la prochaine fois qu'un DSK ne nous respectera pas, que ce soit dans la rue ou au bureau, nous lui tiendrons tête et n'hésiterons pas à lui foutre un bon coup de pied en plein dans les emblèmes de sa virilité !

 

 

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 22:44

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J'ai gardé des séquelles. Une gorge enflée et une fatigue démesurée au réveil. J'ai traîné toute la journée ce mal de tête d'incubation qui fait de la racine des cheveux des éperons redoutables. Mais j'ai tenu bon (ou presque). En me disant que ce qui causait mon calvaire n'était qu'un faible prix à payer pour le doux moment que j'ai passé ...

 

Dimanche soir. Je propose un SPA familial, récompense d'une journée interminable. Mais seuls les parents répondent à l'invitation. Je troque mon jean et tee-shirt pour un maillot élimé 2 pièces et m'enroule dans un grand peignoir. La soirée est fraîche. Je rejoins sur la pointe des pieds la terrasse en bois traité et me glisse dans l'eau chaude après m'être effeuillée. Ils sont déjà là et discutent niveau d'eau, température et petits tracas. Chacun son siège massant, un débit d'eau tout doux pour moi, la tête bien calée sur un appui-tête, l'ambiance détente se construit. La nuit pose peu-à-peu son ombre sur la végétation qui nous entoure et le nez est flatté par le parfum des rosiers. On se regarde, on sourie. Puis les mots se rencontrent et le sujet vient à naître. Mes parents, ensemble, puis un à un se confient. Sur les études, les galères, les relations amoureuses, les rencontres, leur rencontre. Compliquée, hésitante, passionnée, infidèle. 

 

Vol long courrier. D'Amsterdam, Vienne, Londres ou Milan, qu'importe. Mais pour Paris. Les yeux fatigués et le chignon ébouriffé, son coeur balance. Ses mots résonnent encore dans sa tête. Le souvenir de la main effleurant sa joue, les promesses, toute cette passion électrique des premiers instants volés. La suite quatre étoiles qu'elle vient de quitter restera l'écrin de cette dernière nuit de doute. Car elle en rejoint un autre. Sa main délicate caresse l'arrête de son nez tandis que l'avion se pose sur le tarmac. Descendue, au milieu des voyageurs, elle guette sa présence. Ses cheveux bruns en pagaille attirent son regard. D'un sourire malicieux elle se laisse entraîner à sa suite. Le taxi les dépose devant l'hôtel. Elle ne peut réprimer un mouvement de sourcil, le décalage est brutal. De vieux rideaux de velours lourd, des tables de bar poussiéreuses. Mais elle devine un test. Et choisit de ne pas prendre le parti des apparences. Dans un tendre premier baiser se dessine alors une incroyable destinée ...

 

Maman quitte le SPA pour appeler mon frère et nous nous retrouvons seuls, papa et moi. L'obscurité me cache son visage mais je me concentre d'avantage sur ses mots. Et qu'ils sont doux, qu'ils sont magiques, ces mots-rétrospectives du passé, et du début de mon histoire aussi. En effet très vite les choses s'accélèrent, fiançailles, mariage et puis moi, tout ça en à peine 18 mois. Des questions enflamment ma tête et brûlent ma langue dans l'espoir d'être posées. Et, ô plaisir, il y répond. A toutes et avec une sincérité déconcertante. En moi-même, je prends le temps de bien fixer ce moment dans ma mémoire : la douceur du vent sur mes épaules, les volutes de chaleur émanant de l'eau qui font friser mes cheveux, la lune qui joue à cache-cache avec la Sainte Victoire. Et sa présence. Ce lien qui nous relie, faisant fi de toute réalité temporelle, cet amour d'un père pour une fille, ces confessions d'un homme accompli pour une jeune femme débutant dans la vie. Je pleure, je ris, avec lui. Merci.

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 07:00

Image-10.pngJe ne suis pas la seule de la famille à avoir la fibre littéraire ... Les jujus ont depuis cet été un rêve de récit écrit à deux. Et il faut dire que cette histoire commence à prendre forme. A 12 ans, écrire c'est l'occasion de s'essayer à la rédaction longue et ses lois : orthographe, grammaire, vocabulaire, syntaxe, etc ... En effet tous ses ingrédients étudiés séparément sont très rébarbatifs et complexes mais ils se côtoient obligatoirement dans le récit. C'est alors, en mon immense privilège de première lectrice, que j'ai l'occasion de découvrir quelques perles, trésors de compréhension, d'évolution et d'acquisition. Ortho bien aimées, ces lignes sont pour vous :

 

" le cordon billicale " ----- le cordon OMBILICAL

 

" sa frimousse blonde " 

 

" qu'est-ce qu'il ne pouvait pas nous arriver d'aussi pire ? "

 

" ne redoutez jamais de votre existence car celle-ci existe "

 

" il ne pouvait pas faire ça, comme même ! "  ------ QUAND même

 

Voilà. Petit clin d'oeil à Marion qui me demandait il n'y a pas si longtemps pourquoi je ne parlais pas des zortho sur mon blog ;)

Et des bisous à toutes et tous !

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 19:00

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Riant en sortant d'un dîner Macdonaldisé, ma main dans celle de mon amoureux, mes yeux passent soudain de ceux de mon frère au toit de l'immeuble d'en face. Une épaisse fumée noire envahit le ciel parisien. Des sirènes de pompier ne tardent pas à se faire entendre tandis que, curieux avec un brin d'effroi, nous nous dirigeons vers l'incendie, à deux rues de là.

 

A la vision des premières flammes rouge-orangé ma peau se hérisse. Elles semblent lécher le bâtiment, parcourent la balustrade pour mieux atteindre l'appartement d'à côté. Les gens se massent. Il faut dire que le spectacle est surprenant. C'est le cinquième étage d'un gros immeuble qui est touché. Le camion à grande échelle est déjà là mais cette dernière peine à s'élever si haut. En même temps on surprend des mouvements de lumière furtifs au sixième étage : des pompiers courageux sont déjà en train d'explorer les appartements, la frontale au milieu de leur gros casque.

 

Les flammes grandissent. La grande échelle est enfin en place et un pompier tente d'accéder au balcon du sixième étage. Tout le monde suit sa progression le long des barreaux de l'échelle. La fumée nous le cache juste l'instant où il dépasse l'incendie. Je frissonne. Et me blotti dans les bras de mon aimé. Un homme prend une photo tandis qu'une porsche mal avisée est forcée d'effectuer une marche-arrière en express au vu de la rue barrée. Sur le trottoir d'en face les policiers prennent les dépositions du voisinage. Une buse à incendie est ouverte, arrosant largement les quelques scooters garés à proximité.

 

Au milieu de l'appartement bientôt totalement consumé, trois pompiers apparaissent, arrosant abondamment le balcon enflammé. D'épaisses volutes noires s'échappent de cette rencontre entre le feu et l'eau. L'incendie est bientôt maîtrisé. Les bras de mon prince m'attirent vers l'arrière, indiquant ainsi que c'est le moment de rentrer. Ma bouche ne tari pas de questions. Et les assurances ? Et les autres appartements ? Et les risques que ça arrive pour des raisons de vétusté ? Et les pauvres gens qui n'ont plus de toit ? Choquée. Mes questions trouvent ses réponses, douces comme ses caresses sur mon front.

 

Je me rends compte de la responsabilité incroyable qu'on a lorsque l'on vit en appartement : le moindre fer à lisser oublié ou le radiateur trop près d'un rideau, bref toutes ses bêtises du quotidien dont on se rend compte, généralement, au bon moment. Je n'avais encore jamais songé que ma sécurité dépendait également de celle de tous ces autres locataires, là, à côté, au-dessus, en dessous, en face, tout autour de moi. Et vice versa. 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 23:44

Image-6.pngEnvahie depuis quelques jours par un surplus d'infos publicitaires concernant le mariage du siècle, mes premières pensées au réveil furent pour cet événement. Maudissant mon nouveau réveil pas très coopérant à réaliser son utilité principale, à savoir me réveiller à des heures raisonnables, je me levais du pied gauche, réveillée plusieurs fois cette nuit par les facéties nocturnes de Louise. La télé, allumée qu'après un petit rab de grasse mat' dûment consommé, explosait sous le flot d'informations. Il me fallu d'abord choisir une chaîne et mon choix se fit en fonction des invités à commenter sur le plateau. Je zappais donc TF1 suite à une réflexion de K. Lagerfeld " il y en a qui ont de mauvaises longueurs de jupe. Celle avec la jupe en satin rouge, si elle avait 5 centimètres de plus, ça aurait été bien pour son genou ! Et les invités, je les trouve assez gros ! Je ne sais pas s'ils sont déformés par la télévision ...Disons simplement que je n'ai pas trouvé très fin - et encore moins mode - de critiquer la tendance bon vivant des anglo-saxons en général. Surtout après les scandales sur la maigreur famélique de certains mannequins de haute couture. C'est donc ce qui a motivé mon choix pour suivre le mariage sur M6.

 

Les invités n'en finissaient pas, véritable défilé de tenues surprenantes. Je suivais donc l'événement de manière assez passive, assise devant mon bureau un verre de jus d'orange à la main, petit-déj oblige, jusqu'à ce que le Prince Harry apparaisse dans la Bentley royale. Et ce n'est pas sur son élégance que je me suis arrêtée - aucun homme ne peut me détourner des yeux bleus de mon aimé - mais sur son uniforme. Le rouge et les galons m'ont instantanément rappelé quelque chose. Et d'anciennes images d'une projection abîmée par le temps me sont apparues : une jeune fille en haillons, une marâtre sans pitié, des souris comme meilleures amies, une marraine extraordinaire, un carrosse sortit d'une citrouille, et ... Et un prince. Oui un prince au beau pantalon et galons rouges. Un prince fantasmé, plus pour le principe et tout le romantisme que ce genre de dessins animés font naître dans les coeurs des petites filles. Des petites filles comme moi ou vous.

 

A partir de ce moment-là j'ai senti un long frisson parcourir tout mon être et dans mes yeux brillait sûrement la même petite flamme qui prenait vie quelques années plus tôt devant mes premiers Walt Disney. Alors toute la magie voulue eût enfin prise sur moi et je contemplais, subjuguée, le conte de fée renaître : l'arrivée de la mariée, superbe, rayonnante, sourire mêlant bonheur et trac, au bras de son papa. Un diadème dans les cheveux, une vraie princesse Disney. Le chignon en moins. Les voeux, le passage de l'unique alliance et l'air grave des deux amoureux devant les différents discours sur l'amour et la fidélité devant dieu qui suivirent. Ce fût Louise qui me tira de mon enchantement. " Bon, t'en as pas marre de toutes ses bêtises toi ? ". Frappée en plein vol, ma théorie sur le romantisme féminin. Pfiouuuuuuuut d'un coup, disparue.

 

J'abandonnai ainsi ici les festivités ( et à vrai dire il était temps, presque déjà 2 heures perdues à rêvasser ) et invitai Loulou à rejoindre une amie de longue date ( décidément c'est la période ;) ) pour un petit tour en bord de mer. Je m'offris donc un charmant déjeuner en trio ( même si Louise était plus connectée avec mon blackberry qu'avec nous ) siglé McDo. Hélas un vent d'enfer et quelques obligations nous séparèrent bientôt et Louise m'entraîna dans une petite virée shopping qui m'amusa. Essayage de lunettes de soleil multicolores " Mmmmmh celles-là me plaisent beaucoup mais surtout remontées sur mes cheveux " me glissait-elle les yeux rieurs.

 

Je la regardais, pensive, s'amuser à essayer toute la boutique. Je la trouvais belle, magnifique, avec ces yeux-bijoux bientôt révélés avec l'adolescence qui pointait. Son petit nez si charmant, la fragilité de sa peau mordorée, sa taille élancée. Bien loin de l'image du bébé tout potelé que j'adorai. Je finirai donc cet article en reprenant la belle phrase d'Alex Taylor, chroniqueur anglo-saxon que j'estime profondément, présent sur le plateau d'M6 pour commenter ce famous weeding : " Mais chaque fille est une princesse ". Car il est vrai que mes soeurs sont toutes belles comme des princesses <3.

 

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 23:01

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Je tourne le robinet et succombe, enfin, à la douceur de l'eau sur ma peau. Une fois la température réglée c'est un délice de sentir ces perles translucides sur ma peau harassée. Je revis. Un shampoing tout doux câline mes cheveux tandis que mes pieds rougissent au contact du jet d'eau chaude détourné. Mes jambes se réveillent, mon dos gazouille et ... le téléphone sonne. Je l'ignore, de toutes façons le temps que je sorte de la douche et me sèche il aura déjà dirigé mon interlocuteur sur le répondeur. Bien détendue, j'envisage enfin de quitter cet antre de relaxation et m'enroule dans mon grand peignoir bleu et blanc. Une serviette pour enrubanner mes cheveux et je quitte la salle-de-bain devenue hammam. Je m'affale sur le club pour rappeler mon amoureux et savoure ce petit temps de battement. Au bout du fil une TRES bonne nouvelle. Des rêves, à nouveau, des projets, des espoirs, bref les petits ingrédients du bonheur. Quand soudain on sonne à ma porte. Je crois rêver et attends la seconde sonnerie. Affolée, un brin gênée, j'entrouvre la porte pour dévisager l'individu osant me déranger au beau milieu d'un océan de volupté et plus accessoirement, à 20h passées. Mais j'aperçois alors des cheveux blancs et un air désolé :

 

"-Heu pardonnez-moi je viens juste de sortir de la douche ...

- Je vois cela et suis navré de vous surprendre telle Diane sortant de l'eau.

 et puis voyant qu'il ne paraît pas motivé à tourner les talons en promettant de repasser ultérieurement, 

- Vous voulez tout de même entrer ?

- Si ça ne vous dérange pas, histoire de vérifier ces mauvaises infiltrations une bonne fois pour toutes ... 

 

L'horreur. Imaginez 2 soeurs qui cohabitent pendant 5 jours dans un appart de 35 m2 qu'elle partagent également avec un chat et le carton de la nouvelle TV tout juste déballée et installée. Pas besoin de vous faire de dessin : vaisselle pas faite, souk sur le bureau, cours en pagaille, etc ... Et ce vieux monsieur du syndic ( qui, je vous rassure, est loin d'être un pervers et qui m'a déjà dépanné de quelques petits soucis comme lors de ma coupure EDF soit dit en passant hum hum je me souviendrai longtemps de ce GRAND moment de solitude : " Et, je ne voudrai pas être impoli, mais avez-vous pensé à régler votre facture ? " ) qui était là à tout inspecter, des WC ( où se situe le principal problème ) à la cuisine, en passant par la baie vitrée du salon. Vous imaginez la scène ? Moi, enroulée tant bien que mal dans un peignoir trop grand, avec ma serviette-turban se défaisant toutes les 5 minutes, m'obligeant à la tenir d'une façon très distinguée avec une main tout en parlant on ne peut plus sérieusement infiltrations, fuites, bouches d'aération, syndic, etc ... A un moment n'y tenant plus je me penche en avant pour défaire et refaire le plus vite possible mon turban tout en m'excusant d'interrompre la conversation. A mon retour à la verticale, le monsieur me regarde attentivement et déclare :

 

- J'ai toujours admiré les gens qui parviennent à attacher leur serviette de cette façon. Je croyais même que ça tenait de la fiction à l'eau de rose des films américains. C'est en fait très sympa ce petit côté exotique du bain, dommage que ma femme n'aie jamais réussi à faire tenir la serviette. "

 

Heu ... Merci de vous être soucié de moi, je vous remercie de vous être déplacé et je vous tiens au courant de la résolution du problème, merci beaucoup, au revoir et très bonne soirée à vous. La porte refermée, je réalise plus encore le tragi-comique de la situation. Au moins, il aura encore plus de raisons de se rappeler de moi ... ;)

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Published by pillapon - dans Récits
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