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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 19:19

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Alors que je poussais la poussette en franchissant la grande côte aux écoles, une odeur sans pareille vint chatouiller mes sens. Et quelques portails plus loin, il était là. Un énorme mimosa tout fleuri. Avec ses milliers de petites boules jaunes, comme autant de soleils, éblouissant le jardin. Le soleil se couchait avec de jolies nuances roses et orangées, les partiels se finissaient et Meyline dans sa poussette me souriait. J'étais bien. J'emplis tout mes poumons de cette douce odeur de printemps et décidai qu'une fois les partiels terminés je concrétiserai toutes les bonnes résolutions prises en ces jours de grand stress. Comme écrire un article par jour sur ce blog ou planter des fleurs sur ma terrasse.

 

Alors, vivement vendredi midi ! 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 12:36

Image-12-copie-3.pngJe ne sais pas si vous étiez toutes-tous au courant de ma participation à un concept innovant : le swap littéraire. C'est une idée d'échange littéraire proposée par Armalite, du blog le Rose et le Noir, ouvert à un nombre restreint de participants ( 20 cette fois-ci ). Le principe étant de confectionner un colis pour un-une inconnu(e) et d'en recevoir un de la part de quelqu'un d'autre, dans un délai d'un mois sur un thème littéraire précisé. Pour ce mois de janvier 2012 il était question des mondes imaginaires, un thème qui m'a fait parcourir de nombreuses librairies et papoter avec des gens très sympa et adhérant très facilement à l'idée.

Il fallait donc constituer un colis autour du livre choisi et y ajouter 3 objets en rapport avec le livre : 2 objets au choix et un marque-pages acheté ou fait main. 

Voici la découverte de mon colis, reçu jeudi midi, de la part de Sophie, ma swapée :

 

J'ai donc été chercher mon colis tant attendu à la poste hier midi.

On aurait dit un cadeau du père Noël égaré et bombardé des inscriptions de la poste, avec son bel emballage rouge à revers étoilé. J'avais déjà hâte d'être à la maison pour soigneusement le décourir.

Et mon ravissement n'a pas connu de limites : sous l'emballage se dessinait une magnifique boîte colorée très british enveloppée de papier bulle. J'ai eu mon premier ( gros ) coup de coeur pour cette boîte, renfermant vraisemblablement d'autres trésors.

Puis, après l'avoir libérée du papier bulle, j'ai pu l'ouvrir et en découvrir l'intérieur avec la joie d'une enfant : il y avait sous mes yeux une magnifique carte accompagnée de 3 paquets cadeaux emballés avec les mêmes sublimes motifs anglosaxons, qui constituait apparemment le thème de mon colis.

J'ai presque eu du mal à les ouvrir tant je ne voulais pas les abîmer ;). J'ai donc découvert en premier une très jolie boîte allongée protégeant des petits beurres ( miam :) ), puis une autre boîte, en fer cette fois-ci, très girly que je trouve magnifique et qui va venir rejoindre ma petite collection ( je n'en avais que 2 pour le thé et un sachet en attente d'être conditionné ;) ).

Puis j'ai ouvert le dernier paquet ( et le plus gros ) qui renfermait un livre ( vous vous en doutiez ) à la couverture douce et prometteuse : le premier tome de la trilogie de Bartiméus, l'Amulette de Samarcande de JONATHAN STROUD. J'ai hâte de le dévorer, une fois ma semaine de partiels passée ;).

J'étais donc tout heureuse et sous le charme de la découverte de mes paquets, quand j'ai remarqué qu'il y avait encore quelque chose dans la belle et grande boîte à trésors : un marque-pages fleuri dans les tons de rouge et gris qui m'a tout de suite plus de par sa texture douce et fribreuse de papier cartonné.

 

Ce premier swap m'a donc comblée sur tous les points : le plaisir de confectionner le colis d'une inconnue et celui d'en recevoir un, sans savoir quand ni comment, d'une autre.

 

Merci beaucoup à ma swappée, Sophie, pour toutes ses attentions qui m'ont comblées et le soin tout particulier mis pour le choix des objets et leur emballage dont la découverte a été pour moi enchanteresse.

 

Et mille merci à Armalite pour cette magnifique idée de partage et de " faire plaisir" qui transpire à travers ces swap littéraires.




Image-1-copie-6.png  Image 2-copie-7  Image 7-copie-4  Image 8-copie-5  Image 9-copie-4     
       
Dans un prochain article je vous expliquerai comment j'ai confectionné le mien ;),
des bisous et à très vite.
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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 13:53

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Parfois j'ai l'impression de ne pas être à ma place.

 

Parfois ça me rend triste.

 

Parfois j'ai l'impression d'être en retrait du monde, des gens, des conversations.

 

Parfois j'ai l'impression d'être trop différente.

 

Parfois je ne comprends pas les signaux d'alarme que je perçois à l'inverse des autres. Et pourtant je suis obligée de m'y fier,ils se sont souvent révélés exacts.

 

Parfois j'ai mal à la gorge et alors que le réveil vient de sonner, je ne peux me résoudre à quitter ma couette si chaude. J'aime dormir, même si tous mes rêves ou presque sont bizarres.

 

Parfois j'aimerai sortir de mon corps pour quelques temps, histoire de faire le point, d'y voir mieux de plus loin.

 

 

Mais ... Quand des petites mains caressent mon visage, peignant mes cheveux avec un morceau de dînette, et que des mots mal assurés me parviennent "T'es belle Ammmmillle ", avec de si belles promesses dans les yeux, je ne peux que craquer.

 

Mon monde avec eux devient totalement différent. Je n'ai plus à réflechir mais uniquement à agir. Et j'aime me sentir naturelle avec eux. Pouvoir être moi-même sans devoir tout contrôler pour m'intégrer. J'aime ce monde de douceurs et de simplicité, où toutes les questions peuvent être posées, où les éclats de rire peuvent être inexpliqués. J'aime leurs confidences au moment où on s'y attend le moins qui débouchent souvent sur de grandes questions philosophiques. J'aime m'occuper des tout-petits, surtout lors du rituel du bain où chaque vêtement doit être retiré, j'aime leur sourire plein de fierté quand j'applaudis leurs progrès. Leur petite voix  qui m'appelle dès que je m'éloigne d'une pièce et leurs gazouillements qui reprennent de plus belle quand je réintègre leur monde.

 

J'aime ces moments de complicité, souvent encadrés par quelques notions d'autorité, comme une bataille de guilis avec le plus grand pendant l'enfilage du pyjama ou les histoires de playmobils avec le plaisir qu'ils ont de me voir entrer complètement dans leur bulle. Puis plus tard j'aime qu'une petite main prenne la mienne pour m'emmener jusqu'au canapé découvrir une nouvelle histoire. Sa petite tête contre la mienne pendant que je change d'intonation pour chaque personnage, son rire quand ma voix devient plus grave ou plus aiguë. Ses petits doigts qui tournent les pages une fois que tous les passages ont été lus. Sa petite voix qui répète consciencieusement chaque phrase après moi dans un sourire béat. Ses baisers sur mes joues pour me dire au revoir.

 

J'aime tous ces moments passés avec les enfants des autres, où je me retrouve, au détour d'une phrase malicieuse ou de grands éclats de rire. Et où tous mes problèmes disparaissent, comme par magie. J'aime apprendre à les connaître et deviner quels adultes ils feront très bientôt. J'aime partager ces moments simples mais si riches de leur quotidien. J'aime apprendre à devenir adulte à leurs côtés sans oublier ce qui me relie à eux.

 Et pourvu que ça dure ! 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 22:50

Image-2-copie-5.pngMardi soir 20h. La minuterie du four vient de s'arrêter d'égrainer les secondes. La quiche est donc réchauffée. Mais à quelques mètres seulement je suis bien trop occupée à rédiger mon exposé sur la voix. Je sais pourtant qu'il va falloir que je me prépare, délaissant mon pantalon de jogging fétiche troué pour une tenue plus politiquement correcte. Mais les mots me viennent dans un déluge incessant. Je suis sur ma lancée et les minutes passent, plus rapides les unes que les autres. 

 

Et c'est alors que mon portable s'allume, m'annonçant l'arrivée d'un nouveau message. Une invitation toute chou pour une pièce de théâtre.

 

" - Est-ce ce soir ? "

" - Oui :) "

 

Comment refuser ? Un bref sentiment de culpabilité m'envahit mais la joie de pouvoir goûter d'un spectacle inédit l'expédie bien vite. Le rendez-vous est pris, à 21h pétantes, au coin de ma rue. Je saute vite dans un jean, enfile ma paire de converse, et jette un coup d'oeil dans la glace avant de m'emmitoufler dans ma doudoune, mon écharpe grise en guise de passe-montagne.

 

Je suis déjà dehors. Mes mains sont surprises par le vent glacé et se réfugient dans les poches. J'ai une dégaine de bonhomme de neige mais je suis bien. Les derniers bus circulent encore, quelques passants se sont réfugiés sous les abris-bus afin de se protéger du vent. J'attends. Une petite voiture noire, un appel lumineux et me voici sur la banquette arrière, juste à côté du gros siège bébé. Les rues désertes sont vite parcourues tandis que nous échangeons des formules de courtoisie. Et nous sommes déjà devant le théâtre. Comme les trente personnes y faisant religieusement la queue avant nous. Nous retrouvons d'autres amis et les présentations sont faites sur un ton jovial. Un couple d'italiens devant nous est d'humeur légère et les blagues pleuvent à tout va. Je me sens bien. On tente une approche mode VIP qui passe et nous voilà assis dans de gros fauteuils de velours rouge.

 

Les lumières s'éteignent et la salle ne devient que rires et applaudissements pendant une heure et demie. Un sourire aux lèvres, il est déjà l'heure de rejoindre mon chez moi. Le retour se fait plus facilement, et nos rires résonent encore de quelques bonnes répliques. Déposée au coin de ma rue, je les remercie encore une dernière fois avant de rentrer chez moi.

 

Je rebondis alors sur mon lit, trouvant la vie soudain si belle, belle, belle. 

 

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Mercredi matin 7h45. Grrrr ... C'est quoi cette sonnerie déplacée ? Mon réveil me rappelle mes bonnes résolutions de la veille et c'est sans trop d'hésitations que je repousse la sortie du lit d'une bonne demi-heure ...

 

Une heure plus tard je suis prête à partir et glisse dans un gros sac mon oreiller, un tapis de sol et les deux petits coussins du club. J'attrape mon sac de cours et suis dans la rue, prête à braver le froid matinal lors de la montée herculéenne vers la fac. La BU m'accueille, avec une Emilie déjà bien studieuse et une Julie qui ne tarde pas à nous rejoindre.

 

 

13h, cours de voix. Après quelques mots échangés avec Marianne, bien résumés par sa voix pleine de sourires " Comme toujours se fut bref mais très sympa ! ", un énorme camping s'organise dans la petite salle 4/5. Un cours de relaxation magistral s'en suit, ponctué par les éclats de rire de Julie, mon binome dans l'exercice.

 

 

18h, sur le chemin du retour. A nouveau bien chargée, je papote un peu avec les unes et les autres avant de bien vite me rentrer. Je suis vannée. Alors que j'arrive devant la pizzeria un visage familier m'apparaît.

 

" - Excuse-moi mais tu serais pas une ortho toi ?

- Heu oui, je suis en première année.

- T'habites le quartier ?

- Oui depuis la rentrée.

- Mais c'est génial ça. Alors bienvenue. Moi c'est Camille, en deuxième année et j'habite juste là. Et sur ta gauche, exactement là, habite Solène, une charmante troisième année.

- Bon ba c'est toujours bon à savoir, ça, qu'il y a tout près des orthos sur qui ont peut compter !

- Tout à fait ! "

 

Nous nous quittons sur un bonsoir et c'est toute réjouie par la nouvelle que j'entre dans le hall d'entrée.

 

Un gros goûter devant moi, je surfe un peu tout en checkant mes mails. Mes yeux regardent l'heure. 19h05. Se pose alors la question existentielle : est-ce que je me lave les cheveux ce soir ou demain matin ? Vais-je pouvoir retourner au sport avant la fin de semaine ? Je jette un coup d'oeil à mon agenda et au planning du centre sportif. Je décide d'un coup de tête d'enfiler un survêt et entraîne mon sac de sport dans une course pour attraper un bus.

 

 

15 minutes plus tard, j'arrive à la bourre au cours de bodyattack, la faute aux embouteillages causés par les nouveaux travaux. Je pose mon sac dans un coin, enlève mon pull et m'élance sur la piste rejoindre les autres déjà bien en sueur. Et c'est le gros kiff. Mes cheveux relevés en une queue de cheval approximative, une mèche collée sur mon front, je deviens rouge à vitesse grand v mais qu'est-ce que c'est bon. Je me défoule, fendant l'air de mes bras et jambes. Je galère un peu dans la mise en route de certains mouvements assez rapides mais mon manque de coordination ne m'effraie plus. Je cours, saute, trottine, recule et danse. Mes cuisses souffrent le martyr lors des fentes toniques mais je tiens bon. J'aime cette douleur presque intenable, à la limite du masochisme. Parce que c'est bon. Ca prouve que ça travaille. J'enchaîne la coordination pompes, position du crabe, extension, plusieurs fois jusqu'à ce que la tête m'en tourne. " mais c'est nooormal " nous rassure la voix sous acides de la prof complètement en transe. Une heure après, le cours est enfin fini. Blasée, je ne prends même plus peur quand je surprends mon visage à la limite de l'écarlate dans la glace. Je m'emmitoufle dans ma doudoune et sors du complexe en même temps qu'un jeune homme. Je suis lobotomisée et ne tente même pas de parler dans l'ascenseur. Malheureusement, lui si. Suit un discours complètement anarchique :

 

Lui : " Vous sortez du dernier cours ?

Moi : Ouai c'était cool.

Lui : Ca s'appelle comment déjà ?

Moi : Heuuu ... J'sais plus.

Lui : D'accord, ben je regarderais sur le programme alors.

Moi : Moui, je sais que juste avant c'est le cours de LIA danse, mais là j'ai un gros trou je me rappelle plus le nom du cours."

 

Les portes de l'ascenseur s'ouvrent enfin et je pense pouvoir échapper à la suite de la conversation en me dirigeant rapidement vers les grandes portes de l'entrée. Manque de bol il parvient à y arriver avant moi et me tient l'une d'elles le temps que je passe.

 

Lui : " Et ça fait longtemps que tu es dans ce club ? "

 

Notez le passage du vouvoiement au tutoiement, sûrement du à mon aspect de tomate sur le point d'imploser doublé de troubles sérieux de la communication.

 

Moi : " Heu, une heure. Pardon, un an. Je suis claquée, désolée.

Lui : Y a pas de soucis. Et tu vas à d'autres cours aussi ?

Moi : Heu ouai, y a le bodybalance que j'aime bien mais les horaires sont pas toujours top. Et comme avec la fac on fini parfois tard ben du coup je tente d'autres cours. 

Lui : C'est quoi ?

Moi : Des exercices basés sur le yoga, des mouvements amples, un travail du dos ... Heu, des abdos aussi et puis pas mal d'étirements et renforcements. C'est assez cool et même y a des équilibres aussi, c'est assez intense.

Lui : Ah ok. 

Moi : Par contre moi je vais prendre mon bus donc ben bonne soirée.

Lui : Merci, à toi aussi ! "

 

A ce stade, mon cerveau est au bout du rouleau. Je me moque de mes réponses complètement tarées. Au moins je suis sûre qu'il fera tout pour ne pas avoir à me reparler. En même temps c'est quoi ces gens qui viennent faire la conversation alors qu'ils voient bien que t'es absolument pas en état de te concentrer sur autre chose que continuer à mettre un pied devant l'autre pour ne pas tomber avant d'arriver chez toi ?

 

J'accélère un peu la cadence pour pouvoir choper rapidement un bus. Plusieurs camions de déménagements bouchent l'accès de l'arrêt de bus et je slalome entre des sièges de bar encore bien enveloppés. Mais qu'est-ce qu'ils ont ce soir, ils veulent ma mort ? Le 16 arrive alors et décide de tracer. Par bonheur un des passants arrive à le stopper au feu rouge et j'ai juste le temps de traverser la route pour y rentrer. Une femme complètement bourrée jette sa clope à mes pieds. Je regarde, hagarde, le contenu du bus, pour m'apercevoir que je suis de loin la seule tête complètement vidée. Une black retient péniblement deux gros sacs de courses prêts à se renverser. Un homme murmure des choses bizarres avec un regard perdu dans la contemplation de ses pieds. Mais tout va bien.

 

 

Mon arrêt arrive enfin. Et je descends du bus, le contourne pour pouvoir traverser. La black est descendue en même temps que moi. Elle peine avec ses gros sacs à chaque main. " Vous voulez de l'aide ? ". Elle acquiesce dans un sourire. " Vous allez où ? ". " Antonia Augusta ? Ah ba comme moi alors. " Je m'empare d'un des sacs et marche à côté d'elle. Elle rit. " Merci beaucoup, j'étais en train de paniquer qu'il y en ait un qui lâche en plein milieu de la route. En même temps c'est ma faute, quand je fais les courses j'oublie toujours que je suis seule et que je n'ai que deux bras pour porter. Vous êtes à quel numéro au fait ? "

 

" Tout comme moi ! Ben ça alors, c'est mon jour de chance aujourd'hui. Bientôt vous allez me dire qu'on est au même étage et je vais vous bénir. " Je rigole à mon tour et dégaine mon trousseau de clefs pour ouvrir la porte du hall. Dans l'ascenseur elle tente alors de libérer une de ses mains et me la tend en déclarant " Ben moi c'est *****, enchantée de t'avoir rencontrée. " 

 

J'aime cette démarche toute simple et répond en écho. J'arrive enfin chez moi quelques étages plus haut et laisse tomber au sol sac, chaussures, manteau et vêtements. Suivie de près par Maguy, je me rue sous la douche. Et quel délice de sentir l'eau sur ma peau rougie par l'effort ! Des étoiles dans les yeux par tant d'événements dans mon quotidien, je décide alors d'aller vite les raconter sur mon blog, afin de vous faire part de ces journées de parfois pure folie, mais que j'aime passionnément.

 

 

PS :**** = mon cerveau si sophistiqué a enregistré l'information pendant une demie seconde avant de complètement l'oublier, d'où ce suspens concernant le prénom d'une nouvelle voisine. Je vous l'ai dit, je suis L-O-B-O-T-O-M-I-S-E-E. 

 

RePS : veuillez me pardonner par avance les nombreuses fautes d'orthographe que mes yeux n'auront pas analysées. Vus les échantillons de mon discours oral dans cet article faut pas s'attendre à beaucoup mieux concernant l'écrit ;)

 

RerePS : en photo, les deux acteurs fabuleux de la pièce que je suis allée voir hier soir " L'amour est aveugle mais le mariage lui rend la vue " qui se produit actuellement sur Nice jusqu'au 19 février ( MMMmmh pensée pour mon amoureux que j'aime <3 )

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 00:20

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Ca y est. La dernière larme vient de couler le long de ma joue rougie par l'émotion.

 

Les dernières notes de musique viennent également de s'arrêter, me laissant libre dans mon choix de me mettre à écrire, ou bien me coucher sur ce bouquet d'impressions.

 

Mon coeur est apaisé. Mes doigts hésitent, regardent l'heure et se mettent soudain à s'agiter.

 

J'ai aimé ce film conseillé depuis belle lurette par Marion :" N'oublie jamais "

 

Parce qu'il raconte à la fois une merveilleuse histoire d'amour tout en donnant une chouette leçon de vie. Et puis parce qu'il révèle aussi la douleur que fait naître l'oubli.

 

J'ai aimé ces personnages, Noah et Ali, pris dans la tempête de leurs sentiments. J'ai aimé la description de leurs caractères, par images, quelques plans axés sur un regard, une mèche de cheveux et de simples rêves. J'ai aimé ressentir leur passion, leur doute et leur explosion. J'ai aimé la confession inattendue d'une mère à sa fille, geste d'amour immense et pourtant si simple. Et j'ai plus que tout aimé le dénouement. Le courage d'Ali de faire fi de la "sécurité" sociale, du destin tout tracé, des peurs que ça pouvait engendrer.

 

J'ai aimé cette image d'une barque au milieu d'un lac recouvert d'oiseaux blancs. Comme celle d'un réveil tout en poésie, découvert sur la pointe des pieds, enveloppée d'une seule et grosse couverture rouge. Et surtout celle, finale, de l'étreinte de deux corps vieillissant unis par un amour intact.

 

Alors merci, Marion, d'avoir guidé ma curiosité pour découvrir ce chef d'oeuvre-là.

 

Bonne nuit à tous ... :)

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 00:32

Image-2-copie-4.pngBon, hier je n'avais pas très bien débuté la journée et encore moins cette nouvelle année en vous donnant à lire un premier article pas très joyeux. M'enfin il y a des jours comme ça et ce serait un peu censurer ce blog que de les occulter. Mais je voudrai, pour me faire pardonner, vous raconter aujourd'hui la suite de ma journée d'hier.

 

Mardi 17 janvier, hier donc, 12h, après avoir posté cet article je n'étais tout de même pas très vaillante. Après avoir enfilé des vêtements plus gais que mes pensées, je me suis donc préparé un petit repas frugal devant un bout de film. L'heure du départ pour la fac approchant j'ai du, à regrets, m'arracher à mon petit chez-moi complaisant pour m'emmitoufler dans mon manteau le plus doux, le plus chaud et donc le plus couvrant et informe afin d'affronter la réalité du dehors. 

 

L'air frais me pinçait le nez, déjà bien enrhumé par un week-end Parisien, et je me recroquevillais dans le col fourré de mon manteau d'autant plus, sentant les larmes venir par réflexe-sinusite. C'est donc l'air pas très fier que je suis arrivée à fac. S'en est suivi un cours désordonné me donnant d'autres chats à fouetter que ma petite existence et ponctué de quelques éclats de rire partagés avec un autre coeur esseulé. Assise sur ce banc au milieu de toutes je me sentais revivre, revigorée par tant d'énergie positive. La douceur des gestes de Salomé, les coups d'oeil attentionnés de Marine, la fraîcheur de Julie, le regard apaisant de Marion et les compliments emplis de la gaieté naturelle d'Emeline m'ont entouré d'un nuage protecteur anti idées noires. A la fin du cours je me sentais déjà mieux et la vision de ma marraine tout sourire juste avant de rentrer à l'appart' m'a encore plus confortée dans l'idée qu'il fallait que je me reprenne en main et vite. J'ai enfoncé mes mains dans mes poches et j'ai pris le chemin du retour. Mais mon quartier avait également décidé de me remettre du baume au coeur : une bonne poignée de mains chaleureuse de la part du vieil habitué de ma rue, le sourire et les bons voeux de ma boulangère, les mots doux du vigile de ED : " ça faisait longtemps mademoiselle ... ".

 

Un litre de jus d'orange sous le bras j'ai retrouvé Maguy en pleine forme qui n'attendait que moi. Un coup de fil à une maman de coeur pour planifier le baby-sitting du lendemain et je filai sous la douche, bien décidée à laisser couler les mauvaises pensées avec l'eau chaude. Et ce fût délicieux. Je pleurai aussi, finalement, vraiment, pour ne plus rien regretter. Et puis c'était fini. Je m'enrubannai d'une douce serviette, démêlai mes cheveux avec une produit qui sent-tout-bon et me préparai un petit goûter pour fêter ça. La fin du film commencé ce midi m'enchanta et participa pour beaucoup au regain d'énergie que je développai par la suite : brushing nickel, évier clean, ongles refaits, tenue de sport enfilée, j'allai quitter mon appartement quand je ne résistai pas à consulter fb juste avant de partir. Et bien m'en pris. Car dans mes mails était glissé le plus beaux des cadeaux de la journée ... 

 

" Bonsoir Camille,

 C'est curieux parfois comme un mot, une phrase peut nous faire replonger dans le passé. 

 Je naviguais sur facebook après avoir répondu à quelques messages et là je tombe sur un lien en provenance de ton compte. D'habitude je n'y prête pas une attention particulière mais un mot précis attira mon attention, "pillapon"...

 Cela faisait bien 4ans que je n'avais vu ce pseudonyme. Je me suis donc dit : "Tiens Camille a rouvert son blog ?".

Et là surprise ! Oui un nouveau blog, mais le même pseudo et le même plaisir à lire tes papiers.

Voila je t'écris donc tout simplement pour te dire le plaisir et je l'avoue, un peu la nostalgie que j'ai eu à voir que tu avais repris comme avant, non ; mieux qu'avant ton écriture et ta publication en ligne. 
J'ai lu tous les posts depuis le 15 février 2011 et je me dis (ce que je me suis toujours dit) que l'écriture c'est réellement ce qui te vas le mieux.
Je te souhaite donc de continuer sur la même voie.
J'espère par ailleurs que tu vas bien, que tout va bien pour toi (amour, étude, famille).

Une vieille connaissance... "


J'espère que cette "vieille" connaissance se reconnaîtra, en tous cas, elle a éveillé le soleil un peu voilé de mon âme en ce mardi de janvier. Et j'ai gardé sur mes lèvres un sourire qui ne m'a pas quitté ... 

 

Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, j'ai senti mon coeur tout marshmallow fondre un peu plus à l'annonce merveilleuse d'un "mini bulle" en création : je souhaite tout le bonheur du monde à ses (futurs) heureux parents qui le méritent tant.

J'ai finalement tout de même réussi à m'arracher de fb pour courir dans la rue jusqu'à l'arrêt de bus. Et j'ai aimé le vent froid dans mes cheveux, le bruit de mes boots sur le trottoir et le sentiment que la vie tout entière doit être dégustée, quelques soient les moments.

 

Merci encore à ma voisinette qui fût ma dernière bonne fée de la soirée en m'invitant à dîner. J'ai aimé la retrouver, me sentir bien dans la déco remplie d'amour de son petit appartement, rire en l'écoutant me raconter la réaction d'un fameux homme en peignoir noir ayant fait depuis peu irruption dans sa vie, et sentir toute l'attention dont j'étais entourée que ce soit par la confection de ce délicieux petit repas à deux ou encore la dégustation d'un thé de Noël et autres douceurs.

 

Merci à vous tous, sans oublier les petits mots d'amour et autres attentions envoyés par un chéri inquiet ainsi que les com' d'une merveilleuse amie.

 

Je vous aime.

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 11:14

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Mardi matin 9h. J'ouvre péniblement un oeil sur les deux juste le temps de saisir mon portable afin d'en arrêter la sonnerie. Je croise le regard inquiet de Maguy. Caresse. Avec un sursaut de courage je décide de me lever et d'ouvrir le store métallique de ma fenêtre. Brrr ce qu'il fait froid. Et me revoilà dans le lit, la télécommande de la télé à la main. Je rassemble mes coussins en un appui-tête spécial TV agréable et me mets à chercher la chaîne des maternelles. Mais le sujet abordé ce matin ne me plaît pas. Alors je baisse un peu le volume de la télé. Mmmm ... Mais les oreillers sont si doux et le lit si chaud que je ne peux pas résister à cette nouvelle vague de sommeil qui m'attire vicieuse comme le chant des sirènes. 

 

Mardi matin 10h30. Je me réveille en sursaut avec l'image d'un immense ice-berg sur le petit écran. Eh oui France5 a poursuivi son programme et c'est donc l'émission " chasseurs d'ice-berg " qui accompagnait mes songes. J'ai honte. Moi qui voulait me reprendre en main, qui me suis couchée à 22h hier soir pour pouvoir me lever facilement tôt ce matin. Ahahah la blague.

 

N'empêche c'est un peu inquiétant quand même. J'entends les phrases de ma marraine passée hier soir pour me rendre mon jeu de clés " Hé tu nous fais pas une dépression toi quand même ... ". Un regard vers mon évier encombré, ma valise encore presque pleine, mes cours en pagaille, mon blog dont la dernière parution date de début décembre 2011 et me voilà renseignée.

 

Rajoutons à ça les sanglots dans la gorge quand Chéri pas très bien réveillé hier matin m'a déposée à la gare à 6h20  alors que mon train ne partait que 17 min plus tard. Plus la vision du couple devant moi qui marchait main dans la main jusqu'au contrôle des billets IDTGV direction Nice. Plus une petite phrase en playback " Bon ben à je sais pas quand, ça va être chaud de se voir avant les partiels ... "

 

Bon réfrénons ces sanglots qui commencent à me picoter le coin des yeux. Maguy me regarde à nouveau bizarrement et se met à ronronner quand elle paraît s'apercevoir que je la regarde aussi. Le genre de Ronron qui dit " mais moi je suis là moi ". Je lève la tête de l'ordi, dépassant la vision du paquet de corn flakes avalés en un petit déj sur le pouce et je vois la façade de l'immeuble d'en face éclairée par les doux rayons du soleil hivernal qui se détache d'un ciel bleu azur. Et je me dis que c'est trop con de se laisser aller.

 

Il est maintenant 11h38 et j'ai bien l'intention de réveiller ma dépression. Yeeahhh ! ( La suite au prochain épisode, promis pas dans plus d'un mois ;) )

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 16:17

Image-9-copie-3.pngEn ce dimanche après-midi où ma tête me fait regretter le peu d'heures de sommeil consommées j'ai tout de même envie d'écrire ce billet positif qui me trotte dans la tête depuis quelques jours ...

 

J'aime recevoir un mail de réponse positive suite à une petite annonce déposée 3 jours avant. J'aime ressentir cette excitation de concrétiser ces bonnes résolutions que je me suis (pro)posées en cette fin d'année. Et j'aime surtout surprendre, au travers des quelques mails échangés, le plaisir de cette nouvelle acquéreuse de ma paire de chaussures.

 

J'aime également les moments que je passe avec les enfants des autres et toutes les perles que je peux y récolter. J'aime entendre chuchoter à mon oreille " Toi t'es trop gentille toi " ou me sentir acceptée alors que je prommène le chien d'une nouvelle famille avec deux préadolescents. J'aime entendre nos rires. En connivence. J'aime aussi les bisous sincères d'une belle petite blonde dont je vais bientôt me séparer. Et les sourires apaisés de mon petit bout de 3 mois quand une crise de larmes est passée. J'aime sentir son étreinte, la surprendre se lovant tout contre moi, ses petits poings enserrant mon pull.

 

J'aime recevoir des textos réguliers, avec pleins de smileys, de ma petite élève. Ses chaînes copiées-collées sont des souvenirs qui réapparaissent. J'aime la voir bailler entre deux sourires, le samedi matin à 8h quand on commence à travailler. Je me sens tout de suite moins fatiguée. J'aime lui faire répéter sadiquement des formules de géométrie qui finissent par rentrer. J'aime sa fierté quand elle parvient parfaitement à les énoncer et son petit regard jeté vers son père pour vérifier qu'il l'écoutait.

 

J'aime commencer mon samedi matin en même temps que le lever du soleil, et pouvoir flâner sur le chemin du retour. J'aime découvrir de nouvelles rues niçoises et de nouvelles boutiques solidaires. J'aime fouiller dans de grands bacs pleins de fringues à 1,2 ou 3 € et associer des pièces ensembles sous le regard intéressé d'inconnues. J'aime ressortir le coeur réchauffé avec une belle petite jupe et des déco de Noël fracassantes pour moins de 5 €. J'aime être fière de mes bons plans.

 

J'aime envoyer/recevoir des petites attentions sur mon téléphone. Surtout les petits messages tout simples du matin qui me souhaitent une très bonne journée. D'une façon toujours différente et édulcorée. J'aime en être à chaque fois surprise. J'aime mon homme qui m'annonce des nouvelles fracassantes avec fierté et humilité.

 

J'aime discuter pendant une heure avec la dame de mon dépôt-vente favori et ressortir avec une paire de cuissardes toutes sages et chic à un prix défiant toute concurrence après une super démarque. J'aime avoir pu les porter tout de suite, délaissant mes converses fatiguées, et le look baroudeuse chic que ça a tout de suite donné à ma tenue. J'aime la couleur et l'odeur du cuir made in Italie, les fermetures éclairs discrètes et le fait qu'elles aient battu mes préjugés. 

 

J'aime regarder la télé et surtout l'émission " Un bébé à tout prix - 2 ans après " avec toutes ces histoires de vie qui me touchent et font aussi tomber certains préjugés comme le désir d'enfant d'un couple homosexuel ou l'évolution d'un enfant trisomique simplement considéré comme un enfant comme les autres. J'aime voir ces belles images d'enfants sans gnan-gnantises d'un commentateur.

 

J'aime l'idée d'une blogueuse d'organiser des swaps littéraires. J'ai hâte d'y participer. 

 

J'aime les dimanche après-midi où tous les possibles sont encore ouverts pour la suite de la journée : rangement ? Neuro ? Mises en vente ? Verni à ongles ? Dîner de bricks au chèvre ? Visio-conférence avec chéri ? Appel familial ? Emballage de cadeaux ? Rédaction d'un nouvel article ?

 

J'aime avoir l'occasion de vous confier mes états d'âme comme ils me viennent à travers ce blog.

Bref, voilà mes coups de coeur.

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 19:22

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Aujourd'hui je voulais vous faire découvrir deux articles piochés dans mon ancien blog link.

Ils résument un moment clé de mon adolescence et j'aime relire mes mots d'il y a 5 ou 6 ans déjà ... Bonne lecture ! :)

 

" Ne me regarde pas ...

 

J'ai ma tête toute brouillée, mes yeux hésitants et mes pensées affolées. Protégée ...

 

Le drap froissé dévoile mes pieds. Une bretelle libertine s'offre le luxe de dévoiler mon épaule. Une larme glisse sur ma joue. D'insouciance. Le froid du carrelage sous mes doigts, cette proximité qu'offre mon matelas. A même le sol.

 

En haut, les poutres craquent, des pas furtifs m'ouvrent à la réalité. Je replace une mèche rebelle derrière mon oreille, mes genoux repliés sous mes bras. L'escalier grince. Les pas se rapprochent. De l'autre côté de la cloison, j'entends l'enclenchement de la bouilloire. Je le savais. Des doigts marquent le tempo d'un matin pas comme les autres, sur la table en vieux chêne. Il est assis. Pincement au ventre, et s'il était comme moi ? Je ferme les yeux ... Arrête de penser.

 

Un grattement à la porte. Une main, la sienne. Belle, forte, crispée. Je ne bouge pas, bien que l'envie de me retourner rejoint les battements affolés de mon coeur. Tout en douceur, à la lumière du jour, je puise la force de le regarder. Il est là, quelques mètres nous séparent, mur de respect. Je le laisse m'approcher. Ses gestes me surprennent par leur éternelle douceur. Rien. Rien de ce que je redoutais n'est semblable. Ce qu'on raconte ne m'est pas vérité. Ses bras chauds m'accueillent et laissent étouffer mes sanglots. Il sait. Tout. Une trace rouge nous rallie désormais. Rouge sang, rouge coeur. "

 

Anniversaire d'une larme rouge, le 6 août 2006 

 

" L'homme attend.

 

La longue marche des sentiments s'est enclenchée mais il est patient.

 

Trop mûr, il connaît trop de choses et recherche la simplicité.

 

Et c'est en elle qu'il l'a trouvée.

 

La petite fille, elle, ne sait pas bien où elle en est ... On a voulu la faire grandir trop vite et elle se retrouve coincée entre deux mondes, l'un de l'enfance et l'autre des différences. Tout le monde la pense fragile et pourtant elle a déjà acquis une qualité d'esprit incomparable et n'en est pas dupe. On imagine tant de choses, tant de dangers et pourtant ...

 

Elle se sent mal à l'aise, comme engoncée dans une combinaison trop serrée, elle ne demande qu'à éclater.

 

La vie est faite de phases et elle a hâte de passer à la suivante. Un goût de romance aux lèvres, elle se sent ... différente ?

 

L'homme patient l'a remarqué. Pourquoi ? Parce qu'en elle, un tout petit grain de femme est né. Irrécupérable mais avancé. Elle a l'insouciance, le charme et la patience. Il peut la regarder à loisir, sans s'en lasser. Il la trouve belle, tout simplement. 

 

Mais elle, à peine liberée, ne veut pas se laisser à nouveau enfermer dans une petite cage dorée. Elle a compris ses attentions mais n'en comprend pas bien la passion.

 

Il lui a parlé de pièges, elle en cherche la clef. Elle ne sait pas où tout ça la mènera, ni ce que le futur lui apportera. 

 

L'homme mûr la contemple et rêve de toujours faire son bonheur, car c'est elle qu'il chérit, plus que tout autre encore. Il l'aime tellement fort ... Il s'avance et l'enlace, lui caressant maladroitement la nuque et l'entend murmurer :

 

" Moi aussi je t'aime papa, ne t'en fais pas pour moi ... " 

 

P'tite envie de ... détachement ?  le 31 janvier 2006 

 

 

ça me fait bizarre de relire tout ça mais j'aime me dire que grâce à mon ancien blog ces sentiments confus que je ressentais restent gravés quelque part à tout jamais ... ;)

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 18:48

Image 8-copie-4Essoufflée, je sonne timidement à la porte. Une voix me dit de pousser la grosse porte rouillée et m'accueille un grand sourire aux lèvres. Cette nouvelle maman a les cheveux attachés en un chignon lâche, un tee-shirt tout terrain à manches longues de couleur pâle et surtout de gros chaussons gris. Pas maquillée, son visage révèle une beauté maternelle se moquant bien des artifices usuels. Elle m'invite à entrer, tenant dans ses bras une toute petite tête blonde âgée de quelques mois.

 

Je quitte ma veste et mon pull, les déposant avec mon sac sur le canapé indien du salon. La maman me présente alors la petite princesse, toute de mauve vêtue. Elle me la confie et c'est un peu maladroitement que j'essaie de bien la caler au creux des bras.

 

Mais cette transition impromptue inquiète cette toute petite vie. Et alors que deux sourcils froncés me dévisagent gravement, une petite larme s'échappe d'une commissure de l'un des petits yeux bleus. La lèvre inférieure tremble et c'est le drame. Hoquets, colère intense, salve de larmes. J'essaie de la calmer et me sens un peu coupable de cette violente réaction. Les bras de la maman n'arrivent pas non plus à calmer ce chagrin grandissant et la tétine est violemment rejetée. Je ne suis là que depuis un quart d'heure et la maison résonne sous les hurlements. La maman me rassure alors : " Elle doit être fatiguée, j'ai du te la passer juste au moment où elle allait s'endormir et ça a du la perturber ... ". Mais rien n'y fait, les hoquets se succèdent et les cris deviennent toujours plus perçants. Ses deux grands frères accourent, alarmés, et me dévisagent bizarrement.

 

La maman me la redonne alors et décide de me laisser gérer. Un peu paniquée, je tente alors une nouvelle position. Lovée contre mon ventre et mon bras droit, les hoquets s'arrêtent mais les pleurs perdurent. Je murmure alors une mélodie de berceuse et ma voix peine à me parvenir entre les cris. Mais je persévère. Et les petits yeux se fixent alors sur mes lèvres. Sentant qu'une petite trêve est amorcée, je brandis la tétine qui, une nouvelle fois proposée se voit finalement acceptée. J'accompagne la mélodie de ma voix d'un balancement tout doux de tout mon corps. Et petit à petit, le charme opère.

 

Les larmes s'épuisent et la respiration saccadée se tempère, ne laissant échapper qu'un ou deux soupirs-souvenirs de la tempête. La bouche tète et les yeux ne me lâchent plus. La petite main libre trouve alors ma poitrine et se cramponne à une mèche de cheveux attenante. Je ponctue ma berceuse de quelques phrases apaisantes à travers lesquelles je lui explique que ce n'est pas grave, que tout va mieux maintenant, qu'elle ne me connaissait pas mais que je suis là pour elle et pour soulager maman. Une petite fossette se creuse par dessous la tétine et je ressens son sourire comme réponse à ma voix. Elle s'apaise mais ne cesse de me regarder, la joue calée contre mon sein. Je la sens se blottir encore un peu plus et je surprends ses paupières qui, doucement, s'abaissent. Les petits pieds protégés par de délicats chaussons blancs caressent mes côtes, en suivant le balancement de la berceuse.

 

Je reste dans la petite chambre rose longtemps, ce petit trésor assoupi tout contre moi, fière d'avoir réussi à amorcer cette première tempête. Je teste son sommeil en marchant un peu, me rapprochant tout doucement de son lit. Une couverture en patchwork dans des tons acidulés révèle de doux motifs enfantins, accrochée aux barreaux blancs du lit. Je la dépose délicatement sur le matelas légèrement incliné et ramène sur ce petit corps tout chaud le petit plaid en alpaga parme. Je la borde minutieusement et m'en vais sur la pointe des pieds, après avoir déposé une caresse sur la petite joue endormie.

 

Je rejoins sa maman, affairée aux devoirs de ses deux autres enfants. Elle me propose un thé en mimant le "V" de la victoire. Je souris. La luminosité extérieure fléchit, couvrant l'atmosphère studieuse du salon d'un voile doré. Je me sens bien. Le thé vert à l'anis chatouille ma curiosité et réchauffe mes lèvres, tandis que ma langue se délie et que je plonge, amusée, dans les confidences de cette nouvelle connaissance. J'aime ces instants privilégiés où à travers de simples questions on tâtonne, on se découvre à l'autre. J'observe aussi le comportement de cette super maman avec les deux plus grands. Le jeu de l'autorité borderline, entre souplesse et fermeté, jonglant avec des personnalités différentes mais déjà bien exprimées.

 

Et puis le babyphone grésille et des babillements m'appellent. Je descends au sous-sol pour redécouvrir un petit visage tout sourire. Et c'est le sacre de la première couche. " Moi j'utilise du Liniment, tu peux en mettre sur un coton pour bien nettoyer ... ". La maman n'est pas loin, joue avec le visage de bébé pendant que je remplace la couche utilisée et réenfile les tout petits collants de laine et le pantalon bouffant. Je me penche vers ce petit corps et je sens que mes gestes redeviennent naturels. Je le blottis tout contre moi et remonte à l'étage à la recherche du biberon. 

 

Nous nous installons confortablement dans le canapé pendant que la maman nous observe dans l'encadrement de la pièce. " Si tu vois qu'elle semble peiner, desserre un peu la tétine du bib' ... ". J'ai l'impression d'apprendre tout doucement, en cours particulier, comment bien s'occuper d'un si tout petit bébé. Et les petits yeux continuent de me dévisager tandis que la tétée reprend, imperturbable, son cours. Calée entre deux coussins mon épaule ne fatigue pas de supporter tout le poids de ce petit corps affairé. Je me sens bien, vérifiant régulièrement la position du biberon et contrôlant la régularité de la tétée. 

" Je vais en profiter pour faire mes vitres, cette maison est horrible pour ça, il y en a partout et elles sont gigantesques ! "

Un rire. Elle nous met au passage un CD de chansons pour enfants qui suffit pour combler mon bien-être. Loin, très loin les soucis de la vie quotidienne. Je m'enfonce avec plaisir un peu plus dans le canapé et fredonne quelques paroles oubliées.

 

Quelques rots plus tard, je découvre une nouvelle position de portage, une main sous les fesses du nourrisson et le bras en harnais, bébé a ainsi tout le loisir d'observer le monde qui l'entoure, le dos contre mon buste. Et cette nouvelle relation avec sa maman en face l'intrigue puis l'amuse. Mais vient déjà le temps des premiers bâillements et je redescends, doucement, l'escalier de la maison. Je replace ma nouvelle protégée dans son petit lit, attrape la tétine et la lui propose. Mais celle-ci, me redécouvrant enfin, ne se lasse plus de sourire, vocalisant sous la tétine. Alors je recommence à murmurer. Pleins de jolies promesses pour nos prochains après-midi. Je la recouvre à nouveau du petit plaid et la confie, à regrets, aux doux bras de Morphée.

 

Mon après-midi de douceurs touche à sa fin et c'est par quelques phrases maladroites que je remercie la maman sur le pas de la porte. Je sens que je ne suis pas la seule à me sentir apaisée et nos sourires se répondent en écho. Je quitte alors cette nouvelle famille, qui en une après-midi, a déjà rejoint les rangs de la grande famille que concentre mon coeur.

 

Un petit bisou envoyé du bout des doigts je reprends ma route vers mon chez-moi, les gestes encore emprunts de toute cette douceur qui entoure le monde merveilleux des tout petits.

Bon mercredi ! 

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