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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 00:00

IMG_0543.JPGVoici à nouveau un petit article dans la tendance pour vous faire partager mes derniers bons plans.

 

Tout d'abord laissez-moi vous présenter ces INCREDIBLE-FANTASTIC-UNBELIEVABLE petits shorts en jean jaune et orange pour lesquels j'ai enfin craqué alors qu'ils attendaient patiemment depuis décembre ... J'aimais déjà la matière du jean tout doux mais ces couleurs pop estompées sont juste parfaites pour l'été coloré qui s'annonce. Et quand je vais vous dire leur prix vous allez comme moi halluciner ... 2€ pièce ! Oui-oui, on peut trouver à Nice des shorts super tendance, neufs et à seulement 2€. Il faut juste connaître les bonnes combines ;)

 

Bon, ils viennent d'une boutique que j'ai découvert par hasard lors d'un baby-sitting, tout près du port et qui ne paie pas de mine. Je vais y retourner et faire des photos pour vous présenter les lieux dans un prochain article. Pour les impatientes ( ce que je comprends par ce que vous allez voir, une fois que vous connaissez vous allez vite prendre le plis d'y passer régulièrement ! N'est-ce pas Emeline ? ^^), c'est en fait une boutique caritative, nommée La Fibre Solidaire, située sur deux étages. La friperie est au premier et est constituée de vêtements de deuxième main mais également de fins de série de vêtements neufs, encore étiquetés, offerts par les grandes enseignes du coin.

 

C'est donc d'un stock TEX que j'ai déniché ces merveilles. Si vous êtes tentées par leur couleur, sachez que le modèle existe aussi en vert ( entre pomme et eau ) mais les tailles sont des tailles enfant et ainsi la plus grande taille que j'ai réussi à trouver a été du 14 ans ( correspondant à un bon 36 ). Je rentre dedans et la découpe jean sur les fesses avantage assez bien, je pense y retourner assez vite pour farfouiller à la recherche d'un peut-être taille 16 ans ( pour ma beautiful sister aux dimensions de top modèle ). 

 

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Et puis, la fête des mères arrivant à grands pas, je voulais vous présenter une petite boutique en ligne d'une créatrice de bijoux, qui commercialise ses créations sur etsy sous le nom de CorailMenthelink 

 

Chaque bijou est unique et assez original pour un prix très raisonnable selon moi. J'aime beaucoup la poésie qui se dégage de ses créations et vais continuer à suivre son travail avec plaisir.

 

En plus, elle nous offre -20% pour toute commande avant la fête des mères ( qui se trouve être le dimanche 2 juin prochain ;) ) avec le code MUMMY20. Les frais de port sont tout doux ( max 2-3 € et offerts pour plus de 2 articles achetés ) et j'ai donc craqué pour le bracelet tressé "chance" dans les tons de bleu et or. Gros coups de coeur pour les bracelets à voeux "Make a wish" également. 

 

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Bracelet chance, 14€ : 11,20€

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Bracelet voeux, 8€ : 6,40€ 

 

Sur ce, je vous souhaite une magnifique journée ! <3

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 00:39

IMG 0540Hier le moral n'était pas au beau fixe après les aléas de l'écrit de neuro de vendredi après-midi qui me restaient toujours un peu en travers de la gorge. Dur donc de se remettre avec la même rage dans les révisions de l'oral qui suit, alors qu'on a juste envie de se taper la tête contre les murs et de faire un petit retour en arrière et revenir dans cet amphi où notre cerveau a juste merdé un bon moment. M'enfin, j'ai ravalé mes larmes et ai entamé un grand nettoyage d'appart' histoire d'aider les ondes positives à me parvenir. Le soleil était au rendez-vous, il faisait beau, il faisait chaud. Une idée m'est passée par la tête et j'ai tout de suite envoyé un texto à l'intéressée, qui me répondait avec autant d'enchantement quelques minutes plus tard. 

 

Nous nous sommes donc retrouvées au pied de mon immeuble vers 16h, en jupe et petit haut blanc qui laissait apparaître les liens d'un maillot de bain. Et nous sommes allées rejoindre la grande bleue et ses fameux galets niçois pour une séance révisions-bronzage des plus agréable. 

 

Allongée sur la grosse serviette bien molletonnée, mon sac à main de vadrouilleuse sous la tête, je me suis laissée bercer par le roulis des vagues et l'apprentissage conjoint des apraxies. Et quel merveilleux moment ! Le soleil s'atténuait et ne déposait sur mon corps qu'une douce caresse. Les conversations des touristes autour de nous étaient un florilège de langues étrangères où certains mots, parfois, se distinguaient en me renvoyant au souvenir d'anciens cours d'allemand. J'étais bien, mes yeux protégés du soleil par mon unique et chanelissime paire de lunettes chinée trois francs six sous mais tellement résistante à mes péripéties estivales.

 

A un moment, je ne sais plus vraiment quand, je me suis endormie. Et à mon réveil je n'étais plus la même. J'adorais la sensation du tissu de ma jupe qui frottait sur mes blancs mollets alors que je me sentais presque mise à nue quand je l'avais enfilée quelques heures auparavant. Je me sentais apaisée, zen, à des années lumières de mes petits tracas d'étudiante. J'étais heureuse d'être là, avec ma voisinette trop chouette, à partager un moment de douce folie toutes les deux, échappant à la morosité de révisions en solo dans nos apparts respectifs. J'avais envie d'enlacer le monde et de dire à la terre entière que je l'aimais. Je me sentais belle et souriait à cet inconnu qui nous souhaitait une bonne après-midi à toutes les deux, comme ça, juste en passant. 

 

Nous avons bientôt ré-enfilé nos tee-shirt et nos souliers pour traverser le vieux Nice et rejoindre le tram qui nous ramènerait chez nous. Mais nous étions toutes les deux sur un petit nuage. Et notre soirée, même studieuse, nous apparaissait déjà aussi belle que notre après-midi. Nous nous sommes quittées le sourire aux lèvres au milieu de notre rue en se promettant de se refaire ça dès qu'on le souhaiterait ... :)

 

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 20:28

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 19:45

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J'ai passé trois jours de dingue. Je ne suis pas sortie de chez moi et n'ai fait que m'abrutir de révisions de neurologie absolument pas passionnantes. Du coup mes petits plaisirs ont été essentiellement gustatifs ... Jusqu'à ce texto hier en fin d'après-midi. Son contenu tout doux m'a supris tout autant que son expéditeur. Et à la lecture des mots " je suis fier de toi, bonne nuit tu vas tout déchirer sister " j'ai juste eu envie de pleurer de bonheur. Oui oui on a une sensibilité de quiche quand on est en mode révisions. Voilà, ce petit article pour m'excuser de cette absence inattendue et ces images pour vous montrer les amants secrets de mes papilles nervosées ... 

 

A très vite ! ;)

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 10:00

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En sortant de la salle de sport hier soir vers 21 heures j'étais encore toute centrée sur moi-même, profitant des derniers instants post-relaxation. J'arrivais à l'arrêt de bus et mon portable me confirma que le prochain bus ne passerait pas avant 15 min. La mamie aux cheveux rose et habillée comme une ado attardée était fidèle au poste, assise sur le banc, me reluquant de haut en bas, comme d'habitude. De nouveaux passants arrivèrent et consultèrent les horaires de passage. Parmi eux un vieux monsieur très élégant pesta qu'il n'y comprenait jamais rien à ces horaires de bus. Le jeune homme à côté de lui tenta de lui montrer la gymnastique mathématique a opérer. Je leur proposai mon aide, détentrice de la précieuse info grâce à l'application lignes d'azur sur Iphone. Le vieil homme éclata de rire : " C'est encore elle la plus maligne finalement ! 

 

S'en suivie une rencontre avec une personnalité riche d'enseignements, d'histoire et de souvenirs. Adossée au panneau publicitaire de l'abri bus, je l'écoutais me raconter Nice aux prémisses de son développement alors que la France sortait de la guerre. J'aimais surprendre l'éclat de son regard quand il évoquait le passage de son certificat d'études en 1942 alors qu'il avait 14 ans tout juste, porte ouverte vers la vie professionnelle. " Vous savez la vie n'était pas facile, surtout après que les allemands aient chassé les italiens de Nice, je suis allé de nombreuses fois à l'école l'estomac dans les talons. Et avec une pince au pantalon pour cacher le trou qui avait étiré le tissu, car ma mère n'avait pas les moyens de racheter un nouveau pantalon. N'empêche que je pense que c'étaient les meilleures années. Nous n'avions presque rien mais on était heureux comme ça. "

 

" Et les années après-guerre ont été les meilleures : j'avais 20 ans et on savait faire la fête ! J'étais alors chargé de transmettre les télégrammes des prisonniers libérés annonçant leur retour au sein de leur foyer ... Vous pensez, ils devaient rester confidentiels mais on avait pris le truc, on gonflait légèrement le papier entre le pouce et l'index pour pouvoir distinguer le contenu du message et porter le plus rapidement que nos jambes nous le permettaient la bonne nouvelle à la famille. "

 

Le ciel bleu se paraît de milles nuances rose orangées, le fond de l'air était doux et j'aimais passer le temps en écoutant ce que cet homme avait à me révéler. Il faut savoir recevoir à ce qu'il paraît.

 

" Vous savez je pense qu'aujourd'hui on est devenu trop égoïstes. On a des voitures nouvelle génération, des appareils électroniques ultra sophistiqués, des appareils ménagers remplaçant le moindre geste et tout le savoir-faire qui s'y raccrochait ... Ma mère allait au lavoir du Paillon, et nos affaires étaient toujours propres. Nous ne nous lavions qu'au gant et avec un peu d'eau mais nous sentions toujours bon. On se retrouvait souvent au bar du coin et quand on arrivait à convaincre une fille de nous accorder une sortie, c'était sur notre vélo qu'on l'emmenait. Mais quelles sensations ! On l'installait là, juste devant, entre nous et le guidon, et la proximité que nous offrait cette position nous permettait d'avoir le nez dans leur belle chevelure et de respirer leur parfum tout le long du chemin."

 

Le bus arrivait alors et c'était presque comme si on ne l'attendait plus vraiment, qu'on était là à discuter tranquillement à la tombée de la nuit. Je montais la première et mon nouvel ami m'invitait à m'asseoir à ses côtés " comme si vous étiez avec moi, que nous nous connaissions depuis un certain temps ", la voix claire, toujours en riant.

 

" C'était pas évident de récolter un baiser à l'époque. Il faut dire que les jeunes filles de ce temps étaient très méfiantes et puis la pilule n'existant pas, la moindre incartade amoureuse pouvait leur coûter une grossesse non désirée, déshonneur familial des plus grand. Mais vous pensez qu'on était malins, on leur susurrait dans l'oreille qu'il ne fallait pas qu'elles s'inquiètent, qu'on les épouserait. Enfin je dis nous, mais moi je n'ai jamais fait ça ! "

 

Et mon rire rejoignait le sien, le traitant de joyeux hypocrite, avec une pointe d'affection dans la voix. J'aimais le bonheur imprévu de cette rencontre extra-générationnelle et ses confidences d'un genre inhabituel. 

 

Mais son arrêt était déjà le suivant et je me levais alors poliment pour le laisser passer : " Alors voilà comment nos destins après s'être croisés se séparent à présent, au plaisir de vous revoir un de ces jours mademoiselle. " Et le vieil homme était déjà dehors, tirant sur sa veste en tweed et me laissant un sourire aux lèvres et des anecdotes d'un autre temps et d'une autre vie en pagaille dans la tête.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 18:02

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Edit : Maguy se remet doucement de son opération en quémandant un max de câlins

 

Edit 2 : Du coup je me sens un peu maman féline dans l'âme et j'ai déniché ses petites merveilles signées Les Tropéziennes dans une boutique de chaussures en destockage massif rue Barla ( en face du LCL à l'arrêt de tram Garibaldi ). Normalement les ballerines sont les seules à ne pas faire partie du destockage à -50% mais avec un peu de bagout j'ai réussi à faire chuter leur prix de 10€ ( 25 au lieu de 35€ ). Si le modèle vous tente, sachez qu'il ne reste que deux paires en 38 ( taillant très grand, j'ai pris du 38 alors que je suis plus 39 ) et deux autres en 40 ( donc plutôt pour un 41 ). Le modèle existe aussi en motif zebré ( gris et noir ) dans plus de pointures. La découpe intérieure de la ballerine est super sympa ( pieds fins garantis ) ainsi que le chausson, elles sont supra confortables ! 

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 09:44

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La mariée était belle. Un peu stressée par tous les préparatifs de la veille et les pleurs fatigués de sa petite dernière, elle marchait fièrement vers la mairie au bras d'un de ses frères. Et toutes ses pensées de l'instant étaient tournées vers le ciel où elle ne cherchait pas un esprit divin mais le sourire de son père. Un bouquet de roses blanches à la main, qu'elle oublierait quelques heures plus tard sur le ponton d'un lac, elle souriait à cette assemblée faite des gens qu'on aime.

 

Le marié était fier. Toute sa famille avait fait le voyage pour venir célébrer ses voeux d'union éternelle. Une orchidée blanche à la boutonnière, il plaisantait avec ses témoins en chemise fuchsia avant l'arrivée de sa belle. Tous les amis, collègues et cousins étaient là, dans un tumulte de rires heureux, d'enfants qui courent, de flashes qui crépitent.

 

La cérémonie était simple. A l'image de leur couple. Un maire perturbé par l'émotion leur énonça les lois de cet acte les rendant mari et femme dans une petite salle bondée où les invités s'étaient répartis en fer à cheval. Des plaisanteries furent échangées lors de la remise du livret de famille et les témoins furent invités à parapher ce pacte d'amour.

 

La soirée fut magnifique. Les enfants se mélangeaient à plaisir, surgissant entre deux tables de petits fours, les mains déjà collantes et leurs costumes de fête moins rutilants que quelques heures auparavant. Une danseuse du ventre ornée d'un chandelier incandescent ouvrit les festivités, invitant les invités à découvrir une salle digne des milles et une nuits. Les coupes de champagne cliquetaient joyeusement entraînant avec elle de nouvelles conversations. De jolies surprises témoignaient de l'implication de chacun tout au long de la soirée et l'émotion jointe au manque de sommeil ne réussit pas à faucher sur son passage les premiers départs avant 4 heures du matin. Les tout-petits se blottissaient contre les poitrines perlées de leurs nourrices, la tête pivotant d'un côté et de l'autre comme pour trouver quel oreiller leur correspondait le mieux.

 

Le brunch du lendemain fut tout aussi festif. Les yeux étaient seulement un peu plus cernés et rougis par la petite nuit qui avait précédée la fête. Jeté à une foule de jeunes filles, le bouquet de la mariée connut une nouvelle propriétaire souhaitant un jour aussi connaître toute cette magie. Le museau des enfants était couvert de couleurs surprennantes relevant des smarties, substituts colorés des traditionnelles dragées.

 

Et les nouveaux mariés arboraient un sourire nouveau, plus apaisé que la veille, se tenant tendrement par la main. Et l'un des invités prononça alors tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas " Ce que c'est beau un mariage rempli d'amour ... "

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 10:34

Image-4-copie-8.pngLa nuit dernière, après avoir passé une après-midi des plus studieuse, j'eus au moment de me coucher une grande vague d'angoisse.

 

Je sentais la boule se former au creux de mon estomac, envoyant ses salves punitives jusqu'à ma gorge, mettant en marche un système de défense lacrymal. J'essayais de garder mon calme autant que possible mais les événements à venir me semblaient tellement proches et le temps si rapide à s'écouler que je ne parvenais pas à calmer mon pouls soudain affolé. Ma tête échafaudait des plans de secours dans tous les sens, listant les priorités en organisant la moindre heure des journées à venir. J'avais beau me mettre en position foetus rien ne semblait pouvoir me rassurer. J'essayais péniblement de reprendre le contrôle de ma respiration pour joindre mon confident mais celui-ci ne répondait pas, occupé à d'autres maux de campagne.

 

Je sentais que j'étais toute prête à basculer tête la première vers cette angoisse primitive et étais soudain désemparée de ne pouvoir compter que sur moi-même. Pas terrible quand on a besoin de quelqu'un d'extérieur pour rationnaliser tout ça. Mais j'ai joué le jeu. J'ai serré mes poings très fort et je me suis composé une voix rassurante, cherchant tous les points positifs que je pouvais trouver. Et comme mon réveil indiquait que la nuit avait été bien entamée, j'ai laissé mes pensées vagabonder à la recherche d'un souvenir proche qui m'apaiserait.

 

Et ma mémoire magique m'a recrée une ambiance nocturne vécue à deux moments différents le week-end dernier. Je venais de me réveiller d'un petit somme côté passager, habituel quand mon chéri est au volant. Nous avions quitté l'autoroute et la voiture prenait des routes plus champêtres, que mon amoureux me décrivait avec la beauté des souvenirs d'enfant. Sur les sièges arrières un autre couple était endormi et je me sentais bien, à moitié encore dans mes rêves, partageant ceux de mon double.

 

Quand nous sommes arrivés à destination, les phares du véhicule éclairant les vieilles pierres de quelques maisons, je n'avais qu'une hâte, rejoindre un lit doux et moelleux. Mais alors que nous descendions de voiture et que la nuit était tout juste entamée, je crus entendre un gazouillement inédit et charmant, provenant du bouquet d'arbres le plus proche. Et cette mélodie plus habituelle en pleine journée m'intrigua sans pour autant perturber les oiseaux nocturnes dans leur concert improvisé.

 

Et je les retrouvais quelques jours plus tard, à une bonne centaine de kilomètres, sur le chemin de mon lit en traversant la terrasse pour rejoindre le pool-house. Leur chant était toujours aussi atypique, comme si pour eux la nuit était le jour et leur mélodie de minuit resta alors ancrée dans mes souvenirs ...

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 12:28

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 09:45

P1050111.jpg Lundi matin je me suis réveillée en sursaut dans l'ambiance turquoise du pool-house. Il n'était pas tôt et le soleil se sentait déjà à travers les lourds rideaux. Je sautais du lit pour les ouvrir en grand et me régaler enfin du spectacle de la piscine bleue, contrastant avec le bois foncé de la terrasse et tout le vert de la végétation alentour.

 

J'inspirais une bonne dose d'air pur avant de rejoindre la maison familiale. Les chiennes m'accueillirent avec bruit et s'engouffrèrent ensuite vers l'extérieur me laissant découvrir le silence peu habituel qui régnait à l'intérieur. Des miettes d'un petit-déjeuner précoce étaient encore visibles sur la table ikea : grands bols à chicorée, pot de confiture, croissant dans une assiette, etc ...

 

Encore comateuse je pris place autour de la table et me servis un verre de jus d'orange. Et alors que mon regard était attiré par les ondulations à la surface de l'eau de la piscine, mes pensées s'évanouirent ...

 

Et je me retrouvais la tête à l'envers dans un grand lavabo, mes cheveux à la renverse se perdant en lianes indomptables recouvrant l'émail blanc. Des mains expertes me passaient nombre de shampoings et autres démêlants alors que j'essayais péniblement de fermer les yeux à chaque nouvelle attaque d'eau de rinçage, maudissant intérieurement ma grande flegme qui m'avait incitée à ne pas me démaquiller la veille au soir. Et le trou d'évacuation de l'eau se foutait bien de moi, aspirant parfois une mèche de cheveux tandis que je clignais maladroitement des yeux. A cet instant-là une unique pensée m'appartenait "Mais qu'est-ce que je fous làààà ?". Mais déjà les mains expertes avaient fini d'étaler le dernier soin "Tu vois c'est mieux si tu te démêles les cheveux au peigne sans rincer le soin, comme ça tu le fais pénétrer dans toute la chevelure et c'est nettement plus profitable. Mais ça les coiffeurs ils ne le disent pas hein, que les cheveux c'est comme un arbre recouvert d'écailles qu'il faut toutes hydrater !" et allèrent me chercher une serviette tandis que je tentais d'appréhender l'étendue des dégâts niveau yeux de panda, qu'elles découvrirent dès leur retour, une fois la serviette nouée en turban tout autour de ma tête "Mais tu ne t'étais pas démaquillée ??? Quelle idée !"

 

2 cotons démaquillants plus tard j'étais installée sur une chaise en bois donnant sur une porte vitrée offrant la vue d'un potager à moitié ensoleillé, entouré d'une haie de cyprès. J'eus alors droit à une véritable séance coiffure digne des plus grands salons. Sauf que mon interlocutrice m'offrit un récit plus atypique en me confessant les aléas d'une vie. Et je fus touchée de ces aveux qui débutèrent par le commencement d'un apprentissage après le certificat d'études qui n'avait, exprès, pas été réussi avec exploit, afin de permettre à sa détentrice de contourner le souhait d'études supérieures imposées par une mère institutrice. "Car j'ai toujours voulu devenir coiffeuse. Je crois que ça a commencé vers les 6 ans, et ça ne m'a plus jamais lâché."

 

Et j'imaginais dans ma tête les images allant de pair avec le récit qui m'était conté : une petite provinciale mal dégrossie arrivant à 14 ans tout juste dans l'un des deux plus grands salons de coiffure parisiens, avec un passage par la case esthéticienne pour se séparer de ses guiboles poilues, et la grande passion d'un patron qui l'encouragea à présenter le certificat précocement puis à se présenter aux plus grands concours de la capitale afin de montrer ses talents.

 

7 années après, elle se décidait à quitter un mari trop violent avec l'appui de sa mère, alors que ses mains expertes séchaient mes cheveux en les enroulant autour de la brosse.

 

20 ans plus tard, alors que mes cheveux paraissaient plus légers à chaque boucle de plus formée dans la nuque, elle se démasquait cocue, rentrant d'un voyage moins long que prévu. 

 

D'un coup de laque sur son oeuvre elle fit main mise sur une douloureuse période de dépression, arrivant à la conclusion qu'elle n'avait jamais eu de chance avec les hommes et qu'il était temps de tirer un trait sur le genre masculin.

 

C'était alors les yeux tout émus de cette séance coiffure que je me retournais vers elle afin qu'elle admire le résultat. Et elle confirma mon intuition "C'est la coiffure qui m'a aidée à tenir le coup à chaque fois, je ne connais pas de meilleure thérapie.

 

Plus tard dans la journée, alors que tout le monde goûtait aux petits fours et aux conversations de salon, je la découvris assise seule sur un banc entourée de deux bouquets de ballons multicolores. Et j'eus envie de lui montrer sa grâce malgré le poids des années passées en dégainant mon appareil photo afin d'immortaliser cette rencontre. 

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