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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 00:52

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Number one : Les nouvelles inspirations déco spécial rentrée d'Ikea. Coup de coeur pour ces bouquets de branches agrémentées de rubans multicolores. J'ai immédiatement pensé au principe des arbres à souhaits Tibétains, ces vieux arbres perchés en haut de superbes sommets qui se parent de bouts de tissus multicolores comme autant de preuves des nombreux passages de voyageurs. Les rubans s'attachent également sur nos lustres rudimentaires afin de les égayer ou viennent tapisser une étagère un peu tristounette. Chouette idée de déco à prix doux, isn't it ?

 

 

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Number two : Faire des photos d'identité "d'amusement" pour les différentes démarches administratives de ce mois de rentrée. Parce que ça change des gueules de déterrés qu'on tire sur nos photos de passeport, carte d'identité ou autre permis. Mais surtout parce que c'est marrant de squatter la petite cabine d'un photomaton en prennant des poses différentes à chaque flash, comme quand on séchait les cours au collège pour se faire prendre en photos à 4 dans la même (étroite) cabine.

 

 

 

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Number t(h)ree : Cuisiner mes premières (mini) tomates farcies dans ma petite cuisine d'étudiante. Et surtout ressentir de la fierté quand les petits monstres que je gardais ce jour-là, après avoir déclaré qu'ils n'aimaient pas la tomate cuite, se sont léché les moustaches et m'ont même demandé du rab' ! 

 

 

 

 

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Number four : Dénicher ce magnifique-very-beautiful-smart-trop-nice-j'adore-waouh pull en grosses mailles chez Zara alors que j'étais punie de péché fringuesque après mon véritable hold-up des soldes d'été. Mais c'était à Amsterdam et j'avais (très) froid. Hahem. Coup de coeur pour sa simplicité + la petite cascade de strass sur l'encolure + la finition "vagues" très jolie sur un jean.

 

 

 

 

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Number five : Avoir pu trimballer tout mon bazar de voyageuse partout avec moi grâce à mon nouveau compagnon de route, j'ai nommé le Nola, sac emblématique de la marque Les Composantes. J'ai surtout aimé avoir enfin pu me l'offrir en furetant sur le site videdressing.com et le trouver quasi-neuf mais à moitié prix ! J'adore son toucher peau de pêche, la grande anse pour le porter en bandoulière ( voir photo Amsterdam part one ), la petite poche intérieure pour glisser un paquet de mouchoir, un trousseau de clés et un téléphone mais surtout la grande poche centrale qui m'a même permis de balader le réflex ( en plus d'un gilet, de deux portefeuilles, d'un parapluie, de quelques guides de voyage et j'en passe ) sans soucis.

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Number six : Contempler à loisir - à chaque fois que je cherche quelque chose dedans - la générosité de mon frigo. Surtout après la période sèche qu'il a traversé cet été ( sans mauvais jeu de mots ^^ ). Nan mais franchement, c'est pas magnifique un frigo plein ? 

 

 

 

 

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Number seven : Pouvoir ressortir les bottines quand l'automne s'annonce par quelques matinées un peu plus fraîches. Et les collants noirs. Et ma petite robe tulipe rouge-orangé que j'ai sauvée d'un suicide post-soldesque à Amsterdam en l'acquérant pour la modique somme de ... 5€. ( Véridique ). Vive H&M. 

 

 

 

 

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Number eight : Craquer pour un téléphone fixe au look complètement rétro à Darty. Même si le vendeur s'est moqué de moi en m'annonçant que c'était sa meilleure vente auprès des personnes âgées. Rapport à la taille du combiné ( sans fil of course ) et au cadran with big touches. Mais j'm'en fiche, je l'aime d'amour d'abord.

 

 

 

 

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Number nine : Retrouver Nice, le soleil ( ahem ), mes voisins, mes baby-sittings, mais surtout mon fleuriste préféré de la place Garibaldi et ses bouquets à 4€. Merci le MIN et ses ventes au gros. 

 

 

 

 

 

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Number ten : Pleurer à chaudes larmes ces baskets vues à Amsterdam - fourrées à l'intérieur et so confortable steplé - que je pensais m'offrir en rentrant à Nice et qui, semble-t-il, n'existent pas dans la nouvelle collection française d'Adidas. Alors avis à la population. Wanted. Ou plutôt Want it ^^

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 10:00

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 13:39

Image-3-copie-8.pngSous mes petits talons bobines le bitume marseillais tente de remettre dans le droit chemin mes pas hésitants. Les idées embrumées par de douces effluves d'alcool je titube gaiement en suivant la reine de la soirée. Nos éclats de rire réveillent le calme nocturne de la rue. Je l'attrape par le bras pour ralentir sa cadence de ballerina et lui plaque un gros bisou sur la joue. Nous sommes heureuses. L'insouciance de ce moment nous mène au nirvana du lâcher prise. 

 

L'escalier raide aux marches tortueuses me coupe dans mon élan d'ébriété. Je m'arrime à la rampe d'escalier pour reprendre mon souffle tout en stabilisant ma vision et je l'entends pouffer, déjà arrivée au palier supérieur, me regardant d'en haut. Les vieilles tomettes m'insufflent l'énergie nécessaire pour escalader les dernières marches avant de m'échouer sur son canapé-lit. Elle se démaquille maladroitement dans l'étroite salle-de-bain tandis que je peine à retirer mes vêtements. On chuchote trop fort et on ne parvient pas à réfréner des fous-rires communiquants. 

 

Blotties l'une contre l'autre dans le grand lit, on glousse encore quelques instants, ravies de nos petites victoires de la soirée. Puis elle s'endort, fermant ses fines paupières sur des yeux couleur océan tandis que je reste encore éveillée, trop excitée par l'alcool, le manque de sommeil et mes nombreux voyages de la journée. Les volets à demi fermés me permettent de deviner les détails de son appartement et les battements de mon coeur rejoignent les différents bruits de l'unique et grande pièce. 

 

Je l'entends respirer calmement et tandis que je tente de calquer ma respiration sur la sienne des bribes de cette courte mais intense soirée me reviennent.

 

Notre escapade à Aix, à peine après que j'ai déposé mes valises et la fatigue du voyage sur son palier Marseillais, pour retrouver une autre amie du lycée. Nos papotages où le fil de la conversation s'étirait dans tous les sens au gré des anecdotes des unes et des autres, nos blagues visant le serveur un peu perturbé, nos verres un peu délaissés sous le flux d'infos à partager. Et puis la séparation du trio au carrefour de la rue d'Italie et du Cours Mirabeau, les doubles embrassades et notre retour vers la gare centrale. 

 

Puis l'attente du TER, le veilleur de nuit un peu soft, le jeune couple changeant leur tout petit à quelques mètres de nous, les allées et venues de voyageurs et notre banc, où épaule contre épaule nous avons commencé à se confier l'une à l'autre. 

 

Le trajet du retour, bien qu'épique puisque témoin d'une grosse bagarre à son bord, nous aura paru une seconde, entre deux chuchotements et rires étouffés concernant quelques pratiques non orthodoxes, les doutes et les nombreuses questions qu'on se pose tous et toutes à un moment de nos relations, les larmes écoutées autant que les mots ou encore les paroles qui se veulent rassurantes mais dont seul l'humour est galvanisant. 

 

Et puis ce bar à quelques immeubles de chez elle où nous avons trouvé l'écrin parfait pour poursuivre la soirée. Les numéro à piocher pour tenter de gagner un coup à boire, les coupes de champagne gratuites pour les filles jusqu'à minuit, nos 10 shoots de vodka transformés en 20 par le barman aimant notre compagnie au comptoir, les tentatives d'approche de divers pompiers, compagnons du tour de France et autres lesbiennes un peu trop entreprenantes, vite désarmés devant notre complicité renforcée par l'alcool. 

 

Tout ceci mais surtout cette phrase, lâchée innocemment dans la conversation : " Je suis venue voir ma meilleure amie ". Et son intervention, les yeux brillants tournés vers moi accompagnant l'émotion de sa réponse. " Je ne t'avais jamais entendu le dire ... " 

 

Alors revenant à la réalité de l'instant, dans l'obscurité de la pièce et la tête à quelques centimètres de la sienne, j'ai senti glisser une larme sur ma joue. Une larme heureuse, un peu beaucoup alcoolisée mais une larme d'amour, une promesse d'amitié.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 12:14

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 13:52

Image-3-copie-6.pngHier, alors que je surveillais d'un oeil deux petits loulous occupés à jouer les acrobates avertis sur une aire de jeux pour enfants, j'ai serré mon sac contre moi et me suis rappelée la présence d'un petit carnet noir, souvenir d'Amsterdam.

 

Je l'ai trouvé là où je l'avais soigneusement rangé la dernière fois que je l'avais utilisé, un samedi soir, il y a peut-être deux semaines déjà. Et en relisant les deux citations Mamitesques rajoutés d'une écriture très maladroite quelques jours plus tard, j'ai souri en me rappelant notre passage éclair dans le Morvan. 

 

Je me suis souvenu avoir manqué de temps ou plutôt du bon moment pour m'installer confortablement dans un endroit isolé et retranscrire une soirée particulière, celle du folklore où Mamita nous a gentiment conviés à l'accompagner.

 

Elle avait pris sa douche en vitesse, pendant que je préparais notre encas dans la salle à manger. J'avais découpé le melon en tranches le plus équitable possible, bercée par le vrombissement du sèche-cheveux. Je l'imaginais, en me lavant les mains, en train d'enrouler précautionneusement chaque mèche de cheveux dans des bigoudis multicolores, les pensées déjà envolées vers le choix de sa tenue. 

 

Elle m'est apparue quelques instants plus tard, claironnant mon prénom de sa voix tonitruante dans l'escalier de pierre, comme une bourrasque de boucles rousses savamment déliées autour de son visage. Et le petit "caraco" bleu roi qu'elle avait enfilé sur un jean pattes d'eph bleu pâle donnait juste ce qu'il faut de fraîcheur à ses yeux malicieux. Je me souviens avoir pensé qu'elle était belle. Très belle.

 

J'en eus la confirmation lorsque nous fîmes notre entrée dans la salle municipale où se déroulait la soirée dansante. Les autres femmes, qu'elles soient de quelques années plus jeunes ou plus âgées qu'elle, ne rayonnaient pas de la même façon.

 

Pourtant cette harmonie me semble avoir du attendre presque toute une vie pour enfin s'imposer. La beauté de ma grand-mère me fait penser à un film étrange mais magique que j'ai eu l'occasion de découvrir il y a quelques années : l'étrange histoire de Benjamin Button. Le héros du film naissait vieux et au lieu de vieillir tout au long de sa vie, il rajeunissait petit à petit, jusqu'à s'éteindre une fois nourrisson. Je n'ai encore jamais vu de photos de ma grand-mère petite ou jeune femme mais les seuls clichés que j'ai eu l'occasion d'apercevoir me la dévoilent entre ses vingt-cinq et trente ans, ses cheveux bruns tirés en arrière en un chignon très strict, donnant à ses traits une dureté chassant en même temps que le charme l'insouciance de ces années volées. On aurait pu facilement lui donner alors cinquante ans.

 

Mais cette dernière ne laissa pas mes pensées continuer leur cheminement et m'entraîna aussitôt la première note jouée par un orchestre improvisé d'accordéons et de vielles au centre de la piste de danse. Les pas se révélèrent un vrai casse-tête pour la mauvaise reproductrice de chorégraphie que je suis.

 

Mais je ne pus me résoudre à ne pas profiter de l'entrain de toutes ces danses différentes et me jetai dans l'arène le plus souvent que je pus. Je tourbillonnais, laissant le rythme m'envelopper avant de compter les pas et me perfectionnais au bras de cavaliers fringuants tous plus ravis les uns que les autres de pouvoir m'apprendre quelques pas. Je redécouvrais ainsi le " pas de la trottinette " juste souvenir de l'activité enfantine et pris plaisir à tourner en patinant d'un pied autour de mon cavalier.  

 

Je crus même défaillir de bonheur quand les danseurs s'alignèrent face à face en alternant cavalier et cavalière, enchaînant des petits pas en avançant et reculant après avoir salué d'une révérence leur partenaire. C'était ça, la danse du grand bal du film si cher à mon coeur j'ai nommé le grand " Orgueil et Préjugés " !! 

 

Je réappris aussi à danser la valse, en bien plus accélérée, me rendant compte de la difficulté musculaire de la chose le lendemain lorsque mes cuisses se révélèrent à moi. J'échangeai même quelques mots sur mon métier, toujours avec ce sourire aux lèvres dont je n'arrive pas à me défaire lorsque je suis lancée sur le sujet et qui fait dire à mes interlocuteurs que j'ai " vraiment l'air de m'éclater ". 

 

Bref, ce fût vraiment une super soirée bien que la moyenne d'âge des participants ne devait pas descendre en dessous des soixante ans. La seule ombre au tableau s'éclaircit même d'elle-même une fois ma tête, tourbillonnant encore, déposée sur l'oreiller : mon amoureux bien qu'ayant passé toute la soirée sur la même chaise à me regarder m'avoua vouloir prendre des cours de danse à deux pour m'accompagner dans ce plaisir qui me fait tourbillonner.

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 14:36

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Ce mois d'aôut qui s'achève déjà m'a permis de belles découvertes littéraires en format poche. Un thriller, un road movie humoristique et un récit romantico-historique, comme ça y en a pour tous les goûts ! :)

 

 # Alors je commence avec Les visages de Jesse Kellerman : thriller 

 

" La plus grande oeuvre d'art jamais créée dort dans les cartons d'un appartement miteux. Ethan Muller, un galeriste new-yorkais, décide aussitôt d'exposer ces étranges tableaux, qui mêlent à un décor torturé d'innocents portraits d'enfants. Le succès est immédiat, le monde crie au génie. Mais un policier à la retraite croit reconnaître certains visages : ceux d'enfants victimes de meurtres irrésolus ... " 

 

J'ai adoré ce thriller au suspens à couper le souffle que m'avait conseillé mon père au début de l'été. Au fur et à mesure des pages on découvre deux mondes sensiblement différents : celui des "chercheurs d'art" et celui des "vieilles enquêtes non résolues". Les flash backs succèdent de manière régulière au présent du récit, mélangeant de façon assez plaisante deux époques et toutes les différences qui les éloignent (ou pas). Dès le départ le doute est semé dans notre esprit et je défie quiconque de deviner avant la fin le dénouement de l'énigme. Aux mordus de thriller et autres curieux, régalez-vous ! ;)

 

 

# Puis le fantastique Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson : road movie humoristique 

 

" Franchement, qui a envie de fêter son centième anniversaire dans une maison de retraite en compagnie de vieux séniles, de l'adjoint au maire et de la presse locale ? Allan Karlsson, chaussé de ses plus belles charentaises, a donc décidé de prendre la tangente. Et, une chose en entraînant une autre, notre fringuant centenaire se retrouve à trimballer une valise contennant 50 millions de couronnes dérobée - presque par inadvertance - à un membre de gang. S'engage une cavale arthrique qui le conduira à un vieux kleptomane, un vendeur de saucisses surdiplômé et une éléphante prénommée Sonja ... "

 

J'ai ( beaucoup ) ri, dévoré les 500 pages de ce roman, dégusté les passages faisant référence à l'histoire mondiale, grave kiffé l'entrée en matière dans l'histoire et la narration des rencontres incongrues qui se nouent au fur et à mesure des pages. Un style remarquable, des détails historiques pointus, et un humour à décaper le petit blues de rentrée qui pourrait guetter certains ;)

 

 

# Et enfin le magique Rose de Tatiana de Rosnay : récit romantico-historique 

 

" Paris sous le Second Empire. Les ambitieux travaux d'Haussmann détruisent des quartiers entiers, générant des milliers d'expropriations douloureuses. Loin du tumulte, Rose Bazelet mène une vie paisible, au rythme de sa lecture du Petit Journal et de ses prommenades au Luxembourg. Jusqu'au jour où elle reçoit la fatidique lettre du préfet : sa maison, située sur le tracé du boulevard Saint-Germain, doit être démolie. Liée par une promesse faite à son mari, elle ne peut se résoudre à partir. Contre le baron, contre l'empereur, Rose va se battre pour sauver la demeure familiale qui renferme un secret jalousement gardé ... "

 

Très bien documenté, ce récit nous fait découvrir un Paris à l'aube de ses transformations modernes qui le conduiront à la capitale que nous connaissons aujourd'hui. Le charme des petites rues d'antan, la vie de quartier autour des différents commerçants mais surtout le quotidien et la vie de Rose, (presque) grand-mère attachante qui nous narre tout cela à travers les longues lettres qu'elle rédige à son époux malheureusement décédé. Notre coeur bat au rythme de la vie de la rue Childebert et des destins qui s'y défont lorsque les avis d'expropriations commencent à arriver. La colère et douleur de cette femme contrainte à abandonner sa maison familiale, celle-ci même où son mari, comme le père et le grand-père de celui-ci, est né, où elle-même à mis au monde ses enfants. Cette maison où elle a vécu, qui fait partie d'elle-même et qu'on l'oblige à abandonner et oublier, d'un coup de démolition.  Gros coup de coeur pour ce court récit qui nous ouvre les yeux sur des meurs déjà bien éloignés des nôtres mais qui font partie intégrante de notre histoire à tous. 

 

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Voilà, cette rubrique s'achève et je vous invite à me laisser en commentaires vos lectures de ce mois d'août, avec en bonus un petit concours à la clé : je vous propose de gagner " le mec de la tombe d'à côté " de Katarina Mazetti, mon roman coup de coeur de l'automne dernier. Pour participer, laissez-moi juste un commentaire avec le livre que vous avez préféré cet été et je procéderai à un tirage au sort lundi prochain pour déterminer le nom de l'heureux gagnant. Vous avez donc jusqu'à dimanche minuit pour participer, bonne chance à tous et à très vite ! 

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 21:47

Image-2-copie-6.png Alors que je termine ma journée par l'escalade de la Sainte Victoire, Falbala sur mes talons, je ne peux m'empêcher de me remémorer différents moments de la journée.

 

Le coucher de soleil est passé alors que je finissais une sieste de fin d'après-midi bien méritée. Mais la fraîcheur qui tombe sur la peau passé vingt heures est un petit plaisir de plus pour le joggeur du soir. Les cigales s'arrêtent et le massif se pare de bruits d'une nature plus familière. Sur le sentier qui monte, malgré mes jambes qui tirent sous l'effort, je me sens bien. Ma tête se vide sous le rythme de quelques chansons endiablées, mes cuisses s'échauffent quand le chemin grimpe bien et mes yeux se perdent dans le mouvement du vent soulevant les feuillages qui m'entourent. 

 

Ce matin quand le réveil a sonné je n'ai même pas hésité à le remettre pour encore cinq petites minutes de rab. Mais ma tête de pokemon dans la petite glace du pool-house m'annonçait très clairement la couleur : le sommeil c'est sacré. Quelques minutes plus tard, deux-trois tartines avalées et un soupçon de crème BB sur mes paupières en manque de dodo, j'enfilais ma petite veste grise comptoir des cotonniers ( nouvellement chinée au degriff stock du coin pour une bouchée de pain ) en frissonnant sous l'aube sombre de ce début de journée. 

 

Une fois arrivée au centre je serrais contre l'épaule mon Nola et sa contenance idéale pour trimballer tout un barda de fille ( oui j'ai enfin craqué pour ce sac emblématique de la marque montante Les composantes mais je vous en reparlerai très vite ), me remémorant son contenu dont quelques éléments surprises.

 

Hier après-midi nous avions enfin décidé de braver Carrefour pour débarrasser maman une bonne fois pour toutes de la corvée des courses de rentrée. J'attendais,rêvassant à demi sur le guidon de mon caddie, quand je vis une mère de famille demander à sa progéniture si elle s'était chargée de prendre de nouveaux feutres. Et là mon cerveau subit soudain une petite impulsion électrique venue tout droit de mon coeur : des feutres, mais oui bien sûr. Courageusement je me frayai un chemin entre les nombreux caddies et enfants lâchés en liberté dans le pays ou rayon de la rentrée en folie pour repérer l'endroit où se rassemblaient les feutres de couleur. Je me décidai pour le premier prix et fière de moi j'emportais une petite pochette de 10 feutres à colorier.

 

Cet après-midi, après le repas de midi, K. déprimait comme hier, errant dans les couloirs du bâtiment A. Elle ne m'avait adressé qu'un petit sourire timide au déjeuner, me cherchant du regard dans le réfectoire, attablée à quelques mètres de là. Hier elle m'avait confié, la mort dans l'âme, avoir oublié ses feutres chez ses parents lors de sa sortie du week-end. Elle ne pouvait donc plus colorier les petits carreaux de ses feuilles doubles A4 après que je lui ai repassé la marge et les contours du quadrillage au feutre noir, définissant le cadre de ses oeuvres multicolores, patchworks de vie quotidiens.

 

Je la surpris entre deux toilettes et lui annonçait, malicieuse, que j'avais un petit quelque chose pour elle. Tenant d'une main ma paire de gants en latex et de l'autre la fameuse pochette de feutres, je lui demandais de choisir entre mes deux mains, dissimulées de manière enfantine derrière mon dos. Comme je l'espérais elle se trompa la première fois et rigola à la vue des gants avant de vite m'attraper l'autre main.

 

Et là, je compris que je ne m'étais même pas imaginé une minute ce que mon attention représentait pour elle.

 

Ses yeux s'ouvrirent en même temps que son sourire, s'étendant généreusement d'une joue à l'autre. Elle secoua ses mains de chaque côté du fauteuil roulant en laissant éclater sa joie. Entre deux hoquets de plaisir et des "oh oui","oh oui" à la limite du nirvana, elle articula une phrase innocente : " Mais c'est vraiment pour moi ? Je peux les emmener dans ma chambre ? ". Elle n'entendit même pas ma réponse noyée sous ses merci chevrotant, l'émotion au bord des yeux. Ses cris de joie inquiétèrent même mes super collègues qui sortirent du bureau un peu précipitamment avant de céder au sourire communiquant des personnes présentes dans le couloir. 

 

Moi, j'étais tout bonnement interloquée. Surprise par tant d'émotions provoquées par la vision d'un simple paquet de feutres de couleurs. Et submergée par mes propres émotions face à ce plaisir que j'avais déclenché en ayant simplement une petite pensée pour elle durant mon temps libre. 

 

Elle a colorié tout l'après-midi, un sourire béat sur les lèvres. Et moi j'ai profité de chaque instant de cette journée, magnifiée par cet événement à la banalité transformée.

 

Comme quoi, le bonheur ça peut parfois juste se résumer à un paquet de feutres.

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 22:09

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Quand l'heure de partir sonne la fin de ma journée de boulot et que je quitte la douce ambiance climatisée du centre pour la chaleur moite et étouffante qui règne à l'intérieur du 807, je me prends à rêver aux prochains premiers jours de septembre.

 

La voiture enchaîne les lacets et le poste de radio me diffuse des chansons bien connues que je m'amuse à reprendre à tue-tête, délicieusement seule dans le spacieux habitacle. Je diminue systématiquement le volume de la clim passées les cinq premières minutes rafraîchissantes, juste au moment où mon crâne perçoit la morsure du froid. 

 

Et alors que la route défile sous mon regard attentif de toute jeune conductrice, mes pensées affluent vers des projets d'été indien. Hier j'ai pris mon billet pour Paris. 66€, en tarif 12-25, deux semaines avant pour le week-end de la rentrée. Mais alors que les parisiens gorgés de soleil reviendront pour redémarrer une nouvelle année scolaire, moi je serais en route pour des vacances en amoureux. 

 

Dans mon élan j'ai décidé d'inviter chéri pour une virée à la grande braderie de Lille et ai été surprise du prix léger d'un aller-retour depuis la capitale. Son enthousiasme s'est ajouté à mon plaisir et j'ai vraiment hâte de me balader avec lui main dans la main à la découverte de cette magnifique ville du Nord. Chiner en amoureux avant de s'envoler pour un séjour de rêve direction Amsterdam, de quoi m'allumer des étoiles dans les yeux pour les 10 prochains jours.

 

En attendant, les billets en poche, je parcours les deux guides de voyage que nous nous étions offert à Noël dernier et flâne sur google images pour remplir mes mirettes de belles images et de rêver aux photos que je pourrai expérimenter avec le Reflex. 

 

Mais plus que la destination ce sont les moments que nous allons enfin passer tous les deux, à rire comme des gamins et à s'embrasser au coin des rues que nous visiterons, qui réchauffent mon coeur tiraillé par l'absence et le manque de l'autre.

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 21:36

Image-2-copie-3.pngIls sont dix-neuf plus vingt-et-un.

 

Répartis en deux services qui, allez savoir pourquoi s'appellent Bâtiment A et Bâtiment C ou dans la pratique " en haut " et " en bas ".

 

Ils m'ont tous été présentés, ou presque, lors de mon premier jour, ou jour d'essai. Je me souviens d'ailleurs du ton sérieux d'Isabelle, la directrice, quand elle m'a présenté ces deux jours dits d'essai. " Parce que ça nous permet de faire le point sur vos aptitudes pour le poste mais surtout sur votre adaptation vis à vis des soins, car, je ne vais pas vous le cacher, vous allez être amenée à nettoyer voire changer la couche de personnes de l'âge de votre père, grand-père ou de vos frères et soeurs et ça n'est pas possible pour tout le monde ... ". Et ma réponse dans le même style, pointe d'humour un peu hésitante : " En même temps, ça ne doit pas être pire que changer celle d'un nourrisson ! ".

 

Ahah. J'ai pu expérimenter la chose dès mon deuxième jour au centre.

 

Avec M, qui après une bonne douche matinale et que je lui ai soigneusement peigné les cheveux en petites tresses africaines et maquillé les yeux comme une pin-up à deux roues, m'a annoncé, les yeux désolés, qu'elle " avait pas pu se retenir ". En gros qu'un simple pet avait engendré la pire des déflagrations. 

 

Mon baptême du feu en quelque sorte. N'empêche que depuis je ne crains plus rien. Nada. J'y peux tout faire, promis ! 

 

Blague à part, j'appréhendais un peu de travailler avec des personnes handicapées.

 

Pas la bête peur de l'autre par différence, non plutôt la crainte de ne pas savoir y faire, être naturelle et utile en même temps.

 

Mais au bout de cinq jours à travailler dans ce centre, et même dès mon premier jour une fois le premier contact établi, je peux vous dire que ce sont devenus des amis et que la proximité et la part d'intimité que l'on partage à travers l'aide aux différentes taches de la vie ( le moment de la douche, les pauses pipi, les repas, l'habillage, etc ... ) permet des confessions au compte-goutte qui rendent ces résidents pas comme les autres très attachants. 

 

Je n'ai jamais partagé autant de fous-rires lors d'un job d'été : on se taquine, on plaisante et leurs rires sont la plus belle récompense qui soit. J'ai été à plusieurs moment émue presque aux larmes de par la beauté et la simplicité du moment que je partageais avec eux. 

 

Bien sûr mes journées sont fatiguantes. En temps qu' "animateur" ( car le terme d' " éducateur " se prête au domaine des enfants ) je parcours des kilomètres avec tous les aller-retours que j'effectue entre les différentes chambres et la salle de soins où je dois systématiquement me munir de gants avant toute manipulation. Je tombe comme une mouche passé 22h et mon réveil est régulièrement maudit quand il ose se manifester à 6 ou 7h du matin. Mais j'aime cette expérience nouvelle et tout ce que j'arrive à partager avec ces drôles de résidents.

 

Même qu'ils ont souvent des chouettes phrases que je devrais noter avant d'oublier, comme celle-ci de mon pote B. qui me demande quotidiennement dans combien de temps c'est Noël, puis Pâques et enfin son anniversaire. 

 

J'ai aussi appris des trucs pas cons grâce à eux, comme la prédiction de pluie quand les cigales cessent de chanter. C'est J-P. qui m'a hahonné ce dicton ce midi alors que le temps se voilait. J'ai vite retenu deux-trois trucs utiles à leur contact, comme le fait que les mots "cadeau" et "sortie" doivent être utilisés très prudemment sous peine de déclencher des conflits intergénérationnels. Ou encore que l'absence de langage oral n'empêche absolument pas de se faire comprendre, que les mimes, quelques posters et les objets qui nous entourent permettent même à certains de traduire des poèmes.

 

Bref. J'ai l'honneur de pouvoir fréquenter ces monuments de courage et de leçon de vie pour 10 jours encore et même si les horaires sont un peu hard je me réjouis à l'avance des surprises qui m'attendent ...

 

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 19:50

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Le cinéma aura décidément tenu une grande place parmi mes loisirs de l'été. Voici mon avis sur les incontournables ( ou pas ) du mois d'août :

 

Ma bonne étoile d'Anne FASSIO, avec Christopher Lambert, Claude Brasseur et surtout l'exceptionnelle Fleur Lise :

 

Synopsis

En Normandie, Louise vit heureuse dans le monde du cheval. Brusquement, le destin frappe. Louise reste seule avec son père et un ami de la famille à la Ferronnière, le haras où elle vit depuis toujours. Les affaires vont mal, ils sont au bord de la faillite… Heureusement il y a Marquise, une jeune jument que Louise a élevée. Envers et contre tout, la jeune fille et Marquise vont se battre contre la fatalité qui semble s'acharner... 

 

J'ai été conquise par l'émotion vraie de ce film, l'extraordinaire puissance qui s'en dégage, entre pugnacité et combat pour la survie du haras. Je ne suis pas très chevaux mais j'ai adoré ressentir la relation unique qui se tisse entre la jeune Louise et Marquise. J'ai pleuré, à plusieurs moments, surtout devant le désespoir de Louise quand les huissiers viennent lui enlever Marquise : la beauté de la scène se passe de mots, véritable déchirure sous la pluie. Gros gros coup de coeur pour ce film coup de fouet sur la difficulté et souvent absurdité de la vie.

 

 

Les Kaïra de Franck Gastambide :

 

Synopsis :

Mousten, Abdelkrim et Momo sont trois potes d’enfance qui ont toujours vécu dans leur cité de Melun. Casquettes enfoncées sur la tête et baskets aux pieds, tous les trois ont le même problème : désespérément célibataires, ils passent leurs journées à laisser s’écouler leurs vies, sans motivation ni ambition. Jusqu’au jour où ils découvrent une annonce dans un magazine porno qui propose un casting pour devenir une « Star du X ». En galère de filles et d’argent, la quête de ce qui leur semble être alors le meilleur métier du monde va se transformer en un parcours initiatique et devenir la plus importante aventure de leurs vies. 

 

Alors là, gros bide. Enorme déception pour ce film d'apparence léger et drôle qui donne plutôt dans le domaine du Nimport' nawak. Des histoires sans queue ( quoique ... ) ni tête, du sexe en veux-tu en voilà, du grand délire mal contenu. Bref, je n'ai pas du tout accroché à l'histoire ni même à l'ambiance loufoque de ce film. Si vous hésitez à le voir, passez votre chemin.

 

Bowling de Marie-Castille Mention-Schaar, avec Catherine Frot, Mathilde Seigner et Firmine Richard :

 

Synopsis :

L’histoire se passe à Carhaix. En plein coeur de la Bretagne. Un petit hôpital, une maternité paisible. Pas beaucoup d’accouchements. Mathilde, sage-femme, Firmine, puéricultrice, et Louise, propriétaire du Bowling de Carhaix y vivent, heureuses et amies. Catherine, DRH, y est envoyée pour restructurer l’hôpital et surtout fermer à terme la maternité qui perd de l’argent. Quatre femmes dont l’âge, la personnalité, les origines sont différentes et qui vont pourtant former un quatuor fort en humanité et en humour pour défendre cette maternité. La vie, l’amour, l’amitié, la Bretagne et... le bowling ! 

 

Ce film a été une très belle découverte. J'ai tout d'abord été très attirée par le sujet prometteur du film et je n'ai pas été déçue. Tout y est : histoires de femmes, ode à la vie, belle leçon d'amitié et une passion pour la mater' qui va jusqu'à soulever des montagnes pour obtenir gain de cause. Je vous le conseille vivement si celui-ci passe toujours car c'est malheureusement un sujet bien d'actualité. J'ai vraiment passé un super moment ( c'était mon cadeau post-permis ) et mon coeur a continué de battre au rythme de ce service incroyable pendant quelques heures encore après ma sortie de la salle de cinéma.

 

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Un bonheur n'arrive jamais seul de James HUTH, avec Sophie Marceau, Gad Elmaleh et Maurice Barthélémy :

 

Synopsis :

Sacha aime ses amis, son piano, la fête. 
La nuit, il joue dans un club de jazz et séduit des jolies filles. 
Il vit dans l’instant, pour le plaisir. Sans réveil-matin, sans alliance, sans impôt.
Charlotte a trois enfants, deux ex-maris et une carrière professionnelle à gérer.
Elle n’a aucune place pour une histoire d’amour.
Tout les oppose. Ils n’ont rien à faire ensemble… 
Ils sont faits l’un pour l’autre.

 

Sur vos conseils je suis allée voir ce film avec l'éternelle Sophie Marceau bien que la bande annonce ne m'avait pas trop trop accrochée ( j'avais peur que les bourdes à répétition de la dame finissent par être un peu lourdes ) et j'ai été agréablement surprise par ce film. Tous les ingrédients d'une bonne comédie romantique y sont rassemblés, Gad est excellent en amoureux transi et Sophie est toujours autant canonesque, même la quarantaine bien entamée. J'ai ri, j'ai aimé la finesse de certaines vannes, les moments filmés avec les enfants et surtout la passion qui les consumme et les relie fatalement l'un à l'autre. Je le conseille obligatoirement à tous ceux qui ne l'auraient pas encore vu ! 

 

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