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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 09:51

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Mais tout d'abord qu'est-ce qu'une Lunacopine ?

 

" La Lunacopine est une coupe menstruelle : c'est une petite coupe qui s'insère dans le vagin de la même façon qu'un tampon. A la différence que par sa forme et sa souplesse, elle évite les fuites et protège des odeurs désagréables. Elle doit être vidée de temps en temps et nettoyée à l'eau avant de la remettre en place. 

Avec sa surface lisse et son silicone médical il n'y a pas de dépôt de bactéries et n'absorbant pas de liquide elle ne modifie pas le milieu vaginal naturel.

C'est également une éco-coupe : écologique et économique. Fini les déchets inutiles, plus besoin de jeter vos tampons, applicateurs, serviettes hygiéniques et emballages en tout genre. Donc plus de dépenses inutiles tous les mois : on respecte à la fois la nature et notre porte-monnaie.

C'est aussi la sécurité : c'est en effet simple à utiliser et moins contraignant que les protections périodiques classiques. Fini les allers-retours incessants aux toilettes. Ce système ingégnieux récupère vos règles, bien plus naturellement qu'un tampon ou qu'une serviette hygiénique. S'en préoccuper 2 à 4 fois selon les règles, toutes les 24 heures suffit. Utilisable bien sûr de jour comme de nuit, bref le bonheur ! "

 

 

Soit. 

 

Quand j'ai découvert ce principe en septembre dernier j'avoue avoir été un peu sceptique ... La coupe m'avait l'air assez épaisse et plus large qu'un tampon. Je me posais donc des questions concernant son insertion et sa fiabilité ( sûr que je dois pas avoir un protège slip juste au cas où y aurait fuite ? ).

 

Et puis j'ai eu mes règles. Pour la 120° fois. A peu de choses près, j'ai compté ( 10 ans x 12 mois ). Et je me suis dit que pourquoi pas, on allait tenter cette nouvelle chose encore dans son emballage. 

 

Je l'ai déballée, nettoyée et ai lu scrupuleusement les indications. J'ai tout de suite été rassurée concernant la première de mes craintes : la coupole se plie en deux puis encore en deux pour finalement représenter l'épaisseur d'un tampon à l'insertion.

 

Le papier indiquait qu'on pouvait l'insérer dans toutes les positions ( assise, debout ou couchée hein je vois les esprits malins s'échauffer ^^ ) avec une bonne connaissance de son anatomie. Oups. Plus de 10 ans que je mine le terrain 4 jours par mois mais pas pour autant la certitude de savoir comment je suis fichue exactement à l'intérieur. Bon, je me suis dit. Panique pas, t'as qu'à faire le même geste qu'avec un tampon. Et cette wonder technique a fonctionné. La coupole a suivi le chemin comme une grande, laissant échapper un petit "plop" pour me signaler sa bonne mise en place. 

 

Bon, je vous l'avoue, j'ai quand même mis un protège-slip. Au cas où hein. J'ai été traumatisée en 5° quand une fuite m'a empêchée de me lever à la fin du cours et que je peinais à faire disparaître les preuves à coups de kleenex. Faites pas "beurkkkkk", je SAIS que je ne suis pas la seule à qui ce soit arrivé ! ^^

 

Mais j'ai vite retiré le protège-slip et je me suis retenue à grand peine de faire un sacré feu de joie avec tout ce qu'il me restait de tampax et maxi serviettes.  Car cette méthode, les filles, est juste révolutionnaire.

 

Genre, passée la première journée et le stress de toutes les premières fois ( à savoir est-ce que la coupole est remplie après 2h seulement ??? ), j'ai SAVOURE, oui savouré, le fait de pouvoir vivre comme si de rien n'était, sans crainte de fuite ou d'absence de tampons de rechange dans mon sac à main, ne retirant la chose que deux fois par jour : le matin au réveil et le soir.

 

 

Capture-d-ecran-2012-11-01-a-10.49.44.pngCette expérience est donc pour moi une sacrée réussite. Aucun soucis dans l'utilisation ou dans les sensations : même un super soulagement dans le fait de ne plus avoir de ficelle verte entre les cuisses, véritable hantise pour toutes l'été.

 

Question pratique, la lunacopine vaut 28€ et n'est vendue que sur internet ( on ne la trouve en magasin que dans certaines villes de France, genre en PACA uniquement à Salon de Provence, au marché Bio provençal ). C'est un petit investissement mais il faut savoir qu'elle a une durée de vie moyenne de 10 ans. De plus la page Lunacopine par Bivéa sur facebook vous permet de tenter de la gagner toutes les semaines. 

 

Elle existe en deux tailles et en trois couleurs : taille 1 ( règles peu abondantes et pour femme nullipare ou sportive ) ou taille 2 ( règles très abondantes pour femmes ayant déjà accouché ou de plus de 30 ans ) de couleur bleue, pourpre ou transparente.

J'ai un peu hésité sur le choix de la taille, vu que j'étais un peu étiquettée règles très abondantes ( genre maxi ou super maxi tampons ) et finalement j'ai pris la taille 1 qui me correspond tout à fait car je ne rempli même pas la moitié de la coupole en une journée. 

 

Alors, tentées ? ^^

 

L'émission "Allô docteur" sur France5 en a également parlé, voici le lien qui vous permettra de la visualiser : link

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 12:11

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Aujourd'hui je vous invite à découvrir mon coin sommeil, le plus important pour mon bien-être ... J'ai toujours été une grande dormeuse, m'échappant avec plaisir dans le domaine des rêves. Il est donc important que cet endroit soit le plus douillet possible. 

 

La table de nuit, le cadre multi-photos, les lampes de chevet et les bougies sont made Ikea

 

Les deux coussins décoratifs sont de la collection été 2012 de Zara Home.

 

Le cache-pot à pois rouge et blanc vient d'Eurodiff tandis que l'orchidée vient de mon super fleuriste Niçois "Mireille fleurs" de la place Garibaldi.

 

Le presse livres est un cadeau de mon papa pour mes vingt ans, représentant un petit bouddha endormi qu'il m'a offert comme symbole de mon enfance. J'ai beaucoup aimé cette image et les formes très douces de cette statuette généreuse en bois. C'est devenu un des mes objets fétiches et ce cadeau très original de la part de mon papa m'a beaucoup touché, je crois que c'est le plus beau qu'il ne m'ait jamais fait.

 

J'ai trouvé la couverture de lit dans une boutique familiale à l'Isle sur la Sorgue, elle est réversible avec un très joli motif à pois. Je me souviens avoir parlé de tout avec la mamie qui tenait la boutique, mais surtout avoir été très contente de mon achat artisanal à prix soldé.

 

La petite lampe-bougie recouverte de nacre vient de Maisons du monde et les poupées russes d'une brocante que j'ai faite dernièrement.

 

Le petit tapis rouge au pied de mon lit est l'espace de Maguy qui, comme sa maîtresse est une vraie marmotte. 

 

Tandis que la lampe murale et les panneaux japonais viennent de Castorama. Ces derniers me permettent de fermer ou ouvrir cet espace selon mes envies et de dissimuler un peu ce coin sommeil quand je reçois. J'aime beaucoup leur finesse et le jeu de la transparence du dernier panneau ( j'en ai pris 3 bruts et un avec des motifs fleuraux ).

 

Ça vous plaît ? :)

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 19:24

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Ce week-end je me suis échappée.

 

Vendredi sous la pluie battante, j'ai sauté dans un TER à la nuit tombée, direction Massilia. 

 

Bon. C'était sans compter la foudre qui allait quelques minutes après le départ tomber sur l'un des wagons et qui allait de ce fait transformer un voyage "raisonnable" de 3h en un bad trip de plus de 5h, affrontant le froid, la pluie et les silences radio d'une SNCF fidèle à sa réputation. 

 

Mais heureusement il y avait les copines et on a beau dire du mal de ces moments-là, on se rend compte bien souvent après qu'en fait ce sont justement ceux qui nous rapprochent. On a beaucoup parlé, rit et échangé nos grands malheurs et petits bonheurs de stagiaires ortho et même si j'avais les converse+chaussettes trempées jusqu'à la moëlle franchement c'était chouette.

 

Elles m'ont abandonné sur le quai de la gare de Toulon mais les dernières 45 min du voyage sont passées vite. Maman et Louise m'attendaient, sous le grand tableau d'affichage des départs et arrivées de la gare Saint Charles à minuit passé, emmitouflées dans de généreuses doudounes. Une fois dans la voiture je me suis fait dorloter comme ça fait bien plaisir, une petite serviette de toilette et une paire de chaussures + chaussettes sèches n'attendant que mes pieds. La pluie a rythmé notre progression jusqu'au pied de la Sainte Victoire, Loulou dormait couchée sur la banquette arrière. Puis le silence rassurant de la maison familiale, l'odeur des chiens qui réveillés dans leur premier sommeil viennent gentiment me faire la fête, deux-trois bisous de bonne nuit, et la chaleur du pool-house. 

 

Je me suis endormie comme une masse, ravie de trouver un lit bien chaud et protecteur. 

 

La journée du samedi fût une kyrielle de souvenirs d'enfance : dégustation de crêpe au nutella sur un Cours Mirabeau glacial, petit tour de boutiques de filles avec les jujus et détour par Rocchietta en quête de nouveaux poissons pour le grand aquarium du salon. Mais tout ce week-end pourrait se résumer en :

 

J'ai aimé la fierté de maman me présentant son nouveau petit bolide, sorte de it voiture : petite citadine beige avec intérieur cuir et décapotable. 

 

J'ai aimé les détails mode de mes petits monstres : baskets à talons compensés et jeans-leggins leur assurant des jambes de moustique interminables.

 

J'ai aimé saisir le sourire de papa devant tous ces aquariums et la variété de leurs occupants.

 

J'ai aimé sentir que les coeurs de mon frère et ma soeur étaient sur les rails de belles histoires. Chacun la sienne mais leur première vraie de vraie. Et j'ai trouvé ça beau, et ça m'a réchauffé le mien ( de coeur ).

 

J'ai aimé la pause câlin avec ma chienne Victoire, quand je me suis incrustée sur son tapis samedi matin alors qu'elle somnolait et que j'étais encore en pyjama, ma tête contre la sienne et nos pattes entremêlées, sentir sa respiration sous ma poitrine et le plaisir que ce câlin lui procurait. J'ai eu envie que ce moment ne s'arrête jamais, comme son existence que je sais de mois en mois plus précaire. J'ai pensé à Nouchka, sa mère, et à la douleur qu'on ressent quand ces belles et fidèles âmes nous quittent. Alors je l'ai serré encore plus fort dans mes bras et j'ai comme toujours senti qu'elle comprenait ce à quoi je pensais en croisant ses beaux yeux noirs un brin mélancoliques.

 

J'ai aimé avoir été un peu obligée de faire une pause internet pour profiter pleinement du moment présent, même si les autres membres de la famille vivaient leur vie comme d'habitude. J'ai aimé le fou-rire général qui nous a tous secoué à table alors que nous évoquions les non-dits de notre grande famille et le plaisir que j'avais à leur expliquer les nouvelles expériences que je vivais.

 

J'ai aimé décider dimanche matin de me rendre au salon où exposait Jocelyne et de l'avoir rencontrée avec mes soeurs et maman, toutes les quatre sous le charme de ses créations. Sa gentillesse et la simplicité de son âme qui transparaît via ses bijoux m'ont tout de suite sauté aux yeux et j'ai aimé ce moment passé à l'écouter me raconter son parcours et donc un peu sa vie, comme si je l'interviewais, les yeux attirés par son stand si gourmand. J'ai aimé la fraîcheur et le bonheur de ce moment, cette rencontre favorisée par le bouche à oreille et la magie d'internet. Mais j'ai surtout aimé sa générosité et le plaisir de toucher autrement qu'avec les yeux ses créations incroyables. 

 

Et j'ai aimé cette réflexion de l'une des jujus dans la voiture sur le trajet du retour, un peu surprise de m'avoir découverte sous un nouveau jour, concernant ma voix lorsque je parlais à Jocelyne qui n'était pas comme d'habitude. "Un peu plus aiguë et douce aussi, vraiment bizarre" s'est elle exprimée avec une moue parlante et ça m'a fait rire.

 

Bref j'ai aimé ce week-end éclair qui nous fait juste profiter des bonnes choses sans en abuser. Et je trouve ça parfait.

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 00:00

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Bonjour et bienvenue sur Pillapon ! 

Mais tout d'abord présentez-vous ... Qui se cache derrière ces jolies créations ?

 

Je m’appelle Julie, j’ai 26 ans et j’habite Paris. Belle*Eliette, c’était mon amour de grand-mère. J’ai fait des études de communication, je travaille dans le milieu du cinéma (et du coup j’ai choisi de donner à mes création des noms de personnages de films féminins…)

  

 

Quel a été votre déclic création ? D'où vous est venue cette idée de créer puis de commercialiser vos créations ?

 

J’ai toujours aimé créer, fabriquer, j’aimais beaucoup dessiner aussi. Puis, j’ai mis tout cela de côté pendant mes études. Je ne me souviens plus du « déclic » à proprement parler, mais à un moment donné (il y a 4 ans), j’en ai eu de nouveau l’envie. J’adore les bijoux…

 

Au départ c’était pour en offrir à mes amies, ma famille, puis l’idée m’est venue de les vendre car j’avais envie de créer régulièrement de nouvelles pièces (et que je n’aurai jamais eu autant d’occasions de faire des cadeaux !). Ma boutique Etsy me permet de proposer une vitrine de mes créations, j’aime l’idée de pouvoir les montrer et de se confronter finalement à ce qui plaît ou pas. 

 

 

Quelles sont vos aspirations ? Avez-vous des moments particuliers pour créer ?

 

Mes inspirations me viennent de partout, j’observe beaucoup les bijoux que portent les femmes de tous âges, sans chercher à reproduire mais cela me donne à chaque fois des idées. La ville m’inspire beaucoup. J’aime beaucoup la marque Médecine Douce aussi, qui pour moi réussit toujours à associer des matériaux nobles, avec du textile, des couleurs élégantes, des inspirations d’ailleurs… J’essaie de m’inspirer des tendances aussi. 

 

J’ai besoin d’être dans le calme et de prendre mon temps pour créer mes bijoux car cela me demande une bonne dose de concentration et de patience ! 

 

 

A quoi ressemble votre "atelier" ? Quels sont vos matériaux de prédilection ?

 

Pour l’instant, à pas grand-chose ! J’envahis petit à petit mon appartement à Paris. J’étale dans mon salon et sur ma table basse pour créer. Next step : un bureau ! Pour l’instant mes matériaux de prédilections sont les perles et autant que possible semi-précieuses (corail, agathe, gold stone…) car je trouve qu’hormis le fait d’être magnifiques elles rendent le bijou unique.

 

 

Quelle est la création dont vous êtes la plus fière ? Avez-vous des projets ?

 

Pour l’instant, je n’ai pas de création dont je suis la plus fière, tout cela est encore trop jeune (j’ai ouvert ma boutique Etsy le 22 septembre), mais je suis contente de moi pour ce qui est du collier Cléopatre ou Michelle, j’aime l’idée du tressage en coton assez fin dans le cou.

 

Mes projets : acheter un bureau donc, et développer ma petite boutique dans tous les sens du terme : créations, packaging, communication… et ventes !

 

 

Je vous invite donc à aller faire un tour sur ma boutique Etsy et si cela vous plaît faites passer le mot ! Mais pas seulement : flânez sur Etsy (et les autres sites du genre) : je trouve que c’est une vitrine géniale sur la création en tous genres et qui plus est à des prix vraiment abordables. 

 

A très vite, 


BelleEliette

http://www.etsy.com/shop/BelleEliette : cliquez ici :link )

 

 

 

 


------------------------------------Testé ET Approuvé !-----------------------------------------

 

J'ai tout de suite été charmée par la délicatesse qui se dégage des créations de BelleEliette. Il a été très dur de faire un choix parmi toutes ces belles choses mais les boucles d'oreilles Susan ont capté mon attention et je me suis dit "pourquoi pas ?"

 

Je les ai reçues dans un très joli papier de soie violine et le superbe détail des perles m'est apparu dans toute sa magie : comme si ces deux perles associées contenaient une miriade de constellations. BelleEliette s'est amusée de mon ravissement et m'a confié que c'était l'effet effectivement magique de la pierre "Gold Stone" de ces perles.

 

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Une fois pendues à mes oreilles, quel plaisir ! Elles sont si légères que je les porte sans même m'en rendre compte ... De plus elles se marient avec la plupart de mes tenues, étant chic et discrètes, je suis vraiment contente, c'est juste un bijou parfait !

 

Merci beaucoup à Julie de m'avoir accordé sa confiance et permis de vous faire découvrir son univers plein de finesse à travers ce partenariat découverte.

 

Elle m'invite d'ailleurs à vous communiquer qu'avec le code PILLAPON entré au moment de la validation de votre commande sur sa boutique Etsy vous pourrez bénéficier de 5% de réduction ... Privilégiés vous dites ? ^^

 

J'aime beaucoup pour ma part le petit bracelet en plaqué or qui est assorti à mes fabuleuses boucles d'oreilles ... Affaire à suivre ! ;)

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Michelle, collier métal doré et coton (15€)
Leia, boucles d'oreilles métal doré et étoiles roses (12€ )
Susan, bracelet plaqué or et pierre gold stone (30€)
Sylvia, bracelet plaqué or et corail (25€)

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 20:41

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En ce moment, mes journées filent à la vitesse de l'éclair.

 

En ce moment, mes priorités changent.

 

En ce moment, je mange moins car cuisiner et faire les courses ça prend du temps et que ça aussi j'en ai moins.

 

En ce moment, je suis un peu bipolaire, entre les moments de dépression dus à la fatigue et l'hyperactivité de voir certains de mes projets aboutir.

 

En ce moment, j'ai pleins de questions dans la tête.

 

En ce moment, je n'arrive plus vraiment à faire la part des choses.

 

En ce moment, je fais de belles découvertes.

 

En ce moment, j'ai souvent du courrier.

 

En ce moment, je suis très gâtée.

 

 

En ce moment, j'ai des envies contraires : avancer dans ma recherche de sujet de mémoire et découvrir de nouvelles amitiés.

 

En ce moment je n'ai pas beaucoup le temps d'écrire.

 

 

En ce moment, je lis un gros livre qui n'a rien à voir avec l'orthophonie. Un roman comme qui dirait. Un bouquin très chouette grâce auquel j'embarque tous les soirs à bord du Titanic avant de me donner à la nuit. Et j'aime cette échappatoire faite de souvenirs d'une autre époque, de portraits de vie rythmés par les drames et quelques épidémies. J'aime cette lecture que je n'ai pas choisie mais qu'on a choisie pour moi. J'aime être captivée par ce roman dont la quatrième de couverture ne m'aurait pas séduite en librairie. J'aime ce clin d'oeil à ma swapée de cet été qui m'offre une bouée dans cette rentrée cataclysmique. Et je pense que fendre les mers toutes les nuits m'aide un peu à tenir le cap, comme si cette lecture du soir m'apportait un repère, une routine me permettant de me vider la tête en accueillant mon chat délaissé sur mon ventre, la nuque doucement reposée sur deux oreillers. J'aime également être limitée dans ma lecture par la fatigue qui tout d'un coup prend le dessus, ma raison replaçant le joli marque-pages comme un bouton "pause" au milieu du récit. Ca me fait savourer et attendre ce moment avec une certaine impatience, pour vite reprendre les protagonistes figés dans l'action dans laquelle je les avais laissés, la nuit passée.

 

 

C'est donc dans cet esprit que je vous souhaite une bonne nuit ... La bonne nouvelle, c'est qu'en ce moment au moins, pas de place à l'ennui ! :)

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 10:19

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Hier matin je me suis réveillée la tête dans un étau. J'avais chaud, les joues rouges mais les pieds glaçés. Je me suis habillée en quatrième vitesse, les yeux pas trop en face des trous. Jean. Chaussettes. Bottines chaudes. Tee-shirt simple à manches LONGUES. Gilet en cachemire par dessus. Grosse écharpe. Je me suis ensuite traînée jusqu'à la salle de bain où j'ai tout de suite été confrontée à la dure réalité : un de mes yeux faisait oedème, rouge et pleurant tout ce qu'il voyait. Un maigre coup de mascara plus tard j'étais dans la rue pour rejoindre le cabinet médical.

 

Mon médecin de quartier à l'air un peu fou m'a fait doucement entrer puis patienter dans la salle d'attente. Vide, heureusement. La porte-fenêtre était entre-baîllée, m'apportant un peu d'air sous mes bouffées de chaleur. J'ai longuement regardé la rue qui vivait au rythme des travaux mêlés aux cris des enfants dans le petit parc. Puis j'ai sorti de mon sac à main le livre de poche que j'avais pensé y glisser en partant. J'ai eu le temps de dévorer deux chapitres, entre réalité embrumée et imaginaire révolu. Puis la porte s'est enfin (ré) ouverte et une dame et son fils en sont sortis. Il est alors venu me chercher et je l'ai suivi dans la pièce un peu sombre. 

 

Deux petites chaises avec l'assise en cuir nous accueillirent, moi et mon sac à main. J'ôtai doucement mon gilet et mon écharpe tandis qu'il me demandait l'objet de ma visite. Je lui expliquai alors l'angoisse de la nuit précédente, l'écrasante fatigue mais l'impossibilité de fermer les yeux. La démangeaison de l'oeil droit et l'impression de fièvre qui me rendait un peu délirante, mes péripéties nasales de la semaine dernière. Il a alors allumé une petite lampe de poche à faisceau rouge et m'a demandé d'ouvrir l'oeil gauche puis de le refermer. " MMMh oui il y a des petits vaisseaux éclatés, l'oeil est rouge et bien enflé, ça peut être allergique, vous souffrez d'allergies ? ". Mes poumons furent aussi auscultés, avec cette fameuse phrase de médecin qui me rappelle mon premier souvenir de petite fille malade ...

 

" Et maintenant toussez. Puis respirez fort. Encore plus fort. " Le contact du métal froid sur mon torse, le cuir grainé du canapé rose saumon sous mes doigts. La grande pièce. L'aquarium dans un coin, le piano près de la fenêtre derrière moi. Les deux grandes portes travaillées de la suite parentale, juste à côté de la cheminée. Et le médecin, assis sur le même canapé. Comme aujourd'hui je m'exécutai alors, inspirant et soufflant avec bruit, troublée par ce son fièvreux et caverneux qui sortait de ma bouche. Le métal froid passait dans mon dos, entre les deux omoplates et je devais réitérer mon souffle à voix haute.

 

Après la partie examen, le drôle de médecin repasse de son côté du bureau. Il marmone des mots que je ne comprends pas toujours, griffonne une longue liste de médicaments, tout en me posant des questions que je lui demande de répéter. La lampe de bureau baigne la scène d'une auréole rouge orangé, les mains du vieux médecin écrivent, des traits et des points essentiellement. Il paraît un peu inquiet quand il me regarde avant d'ajouter encore une ligne à l'ordonnance. " Je vous sens fébrile, vous devez vraiment vous reposer ". Il prend ma carte vitale, me demande si j'ai déjà un médecin traitant, me raconte quelques anecdotes de ses études de médecine marseillaises et des bouts de pizza dévorés entre copains sur le Cours Mirabeau. 

 

Il se lève ensuite de sa chaise et me regarde rassembler mes affaires, les idées encore plus embrumées. Il me regarde alors et gentiment, comme un grand-père attendri devant sa petite fille, il me dit de ne pas hésiter à revenir le voir si ce qu'il m'a prescrit ne m'apaise pas. Et de prendre soin de moi.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 00:00

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 01:25

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Bonjour et bienvenue sur Pillapon ! 

Mais tout d'abord présentez-vous ... Qui se cache derrière ces jolies créations ?

 

Je m'appelle Maud, j'ai 23 ans et je finis mes études de droit à Lyon.

 

 

Quel a été votre déclic création ? D'où vous est venue l'idée de créer puis de commercialiser vos créations ?

 

Depuis que je suis enfant, je dessine, je bricole, je fabrique des bijoux. Ma mère nous a toujours poussées, ma soeur et moi, à exprimer notre créativité ! C'est un plaisir mais aussi un besoin pour moi : ça me permet de penser à autre chose et de me détendre. Lorsque j'étais petite, je voulais vendre mes créations sur les marchés ou sur la plage ( je suis niçoise d'origine )mais je n'ai jamais pu le faire ... Et puis, arrivée à l'âge de 20 ans, mon compagnon m'a encouragée à ouvrir une petite boutique sur Dawanda. L'expérience ayant plutôt bien marché, j'ai décidé d'ouvrir une autre boutique sur Etsy en mai dernier ! 

 

 

Quelles sont vos inspirations ? Avez-vous des moments particuliers pour créer ?

 

Mon inspiration principale est la culture japonaise. J'ai étudié le japonais au lycée et effectué un voyage scolaire d'une dizaine de jours dans ce merveilleux pays. Les origami faisant pleinement partie de cette culture, j'ai essayé d'en faire des bijoux ! J'ai gardé mon âme d'enfant et ma fascination pour les dinosaures, d'où mon idée d'en faire des accessoires. Sinon tout ce qui me paraît mignon, coloré, poétique m'inspire ! 

 

En général, j'ai envie de créer lorsque je n'ai pas le temps de le faire ( oui ce n'est pas très malin, mais je ne contrôle pas ! ) comme par exemple lorsque j'ai des examens à préparer ... Ou quand je suis heureuse ! Impossible de créer lorsque je suis déprimée ...

 

 

A quoi ressemble votre atelier et quels sont vos matériaux de prédilection ?

 

Je n'ai pas vraiment d'atelier ou plutôt c'est mon bureau, là où j'étudie ! Je range mon matériel dans des boîtes que j'essaie de ranger de temps en temps ... mais qui sont vite dérangées à nouveau ! 

 

J'adore travailler le papier, surtout le papier washi, je trouve que c'est un médium très agréable ! J'aime aussi le tissu mais je ne suis pas assez douée en couture ... J'aime bien aussi la feutrine, j'ai d'ailleurs quelques idées de barrettes et de broches en origami en ce moment. Et puis j'aime le plastique, les jouets, les perles ... tout ce qui brille ! 

 

 

Quelle est la création dont vous êtes la plus fière ?

 

Je ne suis jamais vraiment fière de mes créations. Evidemment, je me dis parfois "ah je l'ai bien réussi cet origami !" mais c'est surtout quand j'ai un retour positif de mes client(e)s que je suis contente ! C'est vraiment valorisant de voir que les personnes sont satisfaites de leurs achats :) ça me motive encore plus pour créer ! 

 

 

Avez-vous des projets ?

 

Mes seuls projets pour l'instant sont de continuer à alimenter mes boutiques avec de nouvelles créations et de nouvelles idées. Mes études me prennent beaucoup de temps donc j'aimerais pouvoir y arriver ! 

 

En attendant j'espère que vous allez aimer mes créations et je vous encourage à acheter auprès de petits créateurs car il y en a des tonnes qui sont bourrés de talent ! :)

 

Ichimo

(http://www.etsy.com/shop/ichimo : cliquez ici :link )

 

 

 

 

-----------------------------------------Testé ET Approuvé ! ---------------------------------------------

 

 

Je suis tombée sous le charme du collier "bateau washi et son étoile" ( vendu au prix de 8€ sur la boutique Etsy d'Ichimo ). Je l'ai reçu dans une très jolie boîte en carton doré et la finesse du pliage m'a épatée ! Je trouve qu'une réelle poésie se dégage de cette association qui, glissée autour de mon cou, fait son petit effet ! 


 

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Je remercie Maud pour son enthousiasme envers ce projet de partenariat découverte ainsi que de sa gentillesse dans chacun de nos échanges.   

 

Elle désire d'ailleurs vous informer que le coupon "PILLAPON" vous offre 5% de réduction pour toute commande : il vous suffit juste pour en bénéficier d'entrer ce code au moment de votre commande sur Etsy !    

 

Alors n'hésitez pas à vous régaler les yeux de ses créations, quitte à vous laisser tenter de l'en remercier de la plus belle façon qui soit ! :)

 

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BO oiseaux amoureux (10€)

BO dinosaures verts (5€)

BO oiseaux japonais (7€)

Collier petit bateau rouge (7€)

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 01:01

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J'ai erré toute la journée, la tête prise dans un étau subissant des écarts de température. Je suis restée bien au chaud, pas loin du petit radiateur électrique blanc, en pyjama, enroulée dans mon grand plaid turquoise. J'ai ouvert la porte au livreur d'UPS le visage tout chiffonné et ai mis du temps à dévisager ce gros carton posé sur mon lit. J'avais peur de ne pas mériter ma joie, ou tout du moins de ne pas en profiter autant qu'elle le méritait. Mais l'émotion a vite cédé au doute quand j'ai découvert la belle boîte blanche et le poids plume de son contenu. Je me suis souvenue de cet après-midi magique où j'avais ouvert un carton similaire en ne cessant de répéter à voix haute " c'est pas possible ", me tordant les mains et sautillant sur place. J'ai retrouvé mes marques en reprenant ce rituel de la découverte et ne cessait de m'extasier devant ce nouvel objet de convoitise.

 

Vers 15h je me suis mis en tête d'aller me ravitailler en Actifed à la pharmacie du coin et en profiter pour aller poster un article commandé sur videdressing. J'enfilais alors un jean, mon pull en mohair rose tout doux, une écharpe et mon manteau-pull, prête à braver l'humidité extérieure. Mais alors que j'allais refermer la porte de mon appartement, mon téléphone portable se mit à sonner et je décrochais aussitôt. 

 

Elle m'attendait près de la Poste, bien au chaud dans sa voiture avec les deux petits dans leurs sièges auto sur la banquette arrière. Elle me fit un signe de la main et je les rejoins dans le petit habitacle. Ce qui me frappa en premier fut la maigreur de ses bras et la pâleur de son visage. Sa nature timide m'empêchait de savoir ce qui se tramait exactement sous ce sourire de composition, qu'elle semblait arborer du bout des lèvres. Les enfants m'accueillirent avec joie tout en me demandant des nouvelles de Maguy. Elle sortit son chéquier pendant que je leur parlais et s'excusa du retard qu'elle avait pris pour me payer ma dernière journée de baby-sitting, il y a de ça maintenant plus d'un mois. Je la rassurais en lui disant que ce n'était absolument pas pressé. Ses mains paraissaient agitées et elle arracha maladroitement le premier chèque du carnet tandis qu'elle me questionnait gentiment sur la reprise des cours. Je lui demandais si tout allait bien. Elle se pinça alors les lèvres, regarda fixement le volant et entreprit de remplir son chèque. Mais elle dut se reprendre à plusieurs fois pour tenter de maîtriser le mouvement de ses doigts. Ils tremblaient tellement, je n'avais jamais vu ça. Ses longues et fines phalanges étaient secouées de spasmes. Elle détendit et relâcha leur emprise entour du stylo à plusieurs reprises, s'excusant de cet état de tension quand elle perçut mon regard. Inquiète et tout d'un coup très protectrice je réitérais ma question, de ma voix la plus douce possible. Sa lèvre inférieure craqua pour de bon et elle inspira un grand coup avant de m'annoncer qu'elle venait de perdre son papa.

 

Après la pression de la fac de médecine pour qu'elle valide son internat, la dépression qui avait suivi cette noyade académique avec deux enfants en bas âge et enfin sa séparation d'avec leur père, perdre le sien d'une violente et imprévisible crise cardiaque "ça fait un peu beaucoup en peu de temps". J'entendis très clairement mon coeur se briser pour elle et lui murmura que j'étais sincérement désolée pour elle. Et je redécouvris ce mal-être proche du blocage me tordre les tripes, la sensation de n'avoir aucun mot, aucune phrase assez forte pour la consoler. Je restais simplement là dans la voiture, avec elle, avec eux, la soutenant de mon regard fiévreux, mon coeur saignant pour elle de tant de malheurs enchaînés. Ses mains tremblaient toujours et j'avais envie de les prendre dans les miennes, brûlantes de par la fièvre, jetant ce chèque symbolique qui faisait de moi son employée pour n'être qu'une confidente. Sa confidente. Mais ma retenue et mon blocage m'en empêchèrent et je tenta maladroitement de lui aligner quelques mots de soutien et de courage pour cette nouvelle épreuve.

 

Plus tard, dans mon lit, la vision du tremblement de ses mains me serre toujours autant le coeur et je voudrais lui dire, si j'osais lui envoyer un message à cette heure plus que tardive, que je pense très fort à elle et qu'elle pourra toujours compter sur moi quand le besoin se présentera. J'espère que mes bonnes ondes suffiront à panser sa douleur, d'une fine couche de sentiments sincères mais surtout d'un solide strap d'amitié. 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 21:04

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Je vous écris en direct de mon bain. Chaud, très chaud le bain. Du genre à laisser de la buée sur le miroir au-dessus du lavabo.

 

Quand j'étais petite, j'adorais profiter de cette buée pour inscrire des messages secrets qui s'évaporaient avec la condensation de l'eau et qui disparaissaient de la surface sèche du miroir. Comme par magie. J'aimais par dessus tout les retrouver lors du bain suivant quand la chaleur leur rendait vie, creusant les petites lettres mal habiles que j'avais dessinées de mes doigts d'enfant. Je me faisais gronder quand les parents s'en rendaient compte et petit à petit, à force de réprimandes, j'ai perdu cette habitude enfantine. Elle s'est rappelée à moi lors de mon dernier séjour chez ma Mamita, quand après une bonne douche tropicale je découvrais un message sur la grande glace laissé par une de mes petites soeurs, de séjour dans le Morvan deux mois avant. Et ce petit témoignage de leur passage, clin d'oeil à l'initiée que j'étais, m'a donné le sourire.

 

Aujourd'hui c'est plutôt les larmes qui perlent au coin de mes yeux et mes nombreux éternuements qui m'ont conduite à me faire couler ce bain. L'eau qui se condense libère enfin mes narines, la chaleur me chatouille la pointe des pieds pour remonter le long du mollet et mourir enfin sur mon ventre. Une petite serviette roulée derrière la nuque, je ferme enfin les yeux et me laisse aller aux sensations du moment. 

 

Ce matin, comme les précédents, je me suis réveillée avec l'oeil gauche en grande dépression. Le coin interne me démangeait tandis que de fines larmes s'échappaient en un chapelet de protestations du coin externe. Mes paupières, congestionnées, me donnaient un air de lapin mononucléosé. Mon trait fin d'eye-liner s'effaçait presqu'aussitôt posé et je peinais terriblement pour appliquer le mascara sur mes cils qui se refermaient comme un tic à chacun de mes éternuements, auréolant mes yeux de pattes mouchetées. 

 

J'ai tout de même pu me composer une tête présentable pour filer au lieu de rendez-vous. Emilie's Cookies. La belle pancarte rose, gourmande m'appelait à elle et j'entrais pour la première fois dans cet havre de paix chocolatique d'un pas un peu hésitant. J'enlevais alors mes grosses lunettes de soleil masquant la tristesse plus qu'apparente de mon oeil gauche et m'installait dans un coin, sur un beau canapé autour d'une table basse. Mon interlocutrice passa presqu' aussitôt la porte de l'enseigne et nous nous reconnûmes bien que nous nous rencontrions pour la première fois. Un minute maid et un thé vert à la menthe plus tard nous discutions passionnément de voyages, d'études, de parcours et de création. Malgré la vision embuée que m'offrait mon oeil gauche, je ne pouvais qu'être passionnée par tout ce que je découvrais et la joie de vivre que transpirait mon interlocutrice. La différence d'âge, abordée pendant un quart de seconde, s'effaça aussi vite et je me plu à reconnaître certaines de mes aspirations chez elle, cette nouvelle belle personne qui entrait dans mon réseau de connaissances. Le monde fluctuant autour de nous ne m'indisposa à aucun moment, nous avions crée une bulle bien loin des tracas du quotidien. Seules mes pensées étaient un peu embrumées par la fièvre et je tentais péniblement de donner une répartie fraîche et claire alors qu'une tempête battait sous mes tempes. Celle-ci s'apaisa comme par miracle quand elle sortit de son sac une multitude de petits sachets transparents, contenant autant de modèles originaux que de couleurs et formes attrayantes. 

 

Et j'eus l'impression d'être revenue à l'âge où l'on écrit dans la buée. L'âge où je pouvais passer des heures entières, sous mon bureau, à confectionner de longs et fastidieux travaux en perles de rocailles : crocodiles, colliers multi-fils, bracelets fleurs. Je me suis souvenue des impressions mélangées qui m'assaillaient quand j'entrais dans une boutique d'arts créatifs. L'émerveillement devant tant de splendeurs, l'excitation quand je trouvais une perle originale à insérer dans ma future création mais également la frustration de ne pas avoir assez d'argent de poche pour combler ce désir de possession. "Quand je serais grande ..." - me répétais-je souvent.

 

Je fus comme une petite fille donc à la découverte d'autant de merveilles visuelles. Les yeux gourmands passant d'une création à l'autre, les oreilles charmées par les explications qui accompagnaient chacune d'entre elles. Et le moment de faire un choix me parut surhumain. J'avais tant de désirs, tant d'idées qui se bousculaient, là, en moi. J'imaginais bien ce beau et gai sautoir graphique orner mon pull à col roulé noir cet hiver, ou encore ce petit bracelet si fin avec ses couleurs nacrées porté fièrement à mon poignet. Et c'est au milieu de ce dilemme où l'imagination a ses raisons que la raison ignore, que je les vis. Cette gracieuse paire de boucles d'oreilles dorée encerclant un motif nuancé de corail. Et je sus que c'étaient elles qui se frayeraient le plus facilement une place dans le rituel de mes bijoux fétiches.

 

Un coup de coeur comme on dit. Si fort que, une montagne d'éternuements avec chatouille du nez en prime plus tard, alors que cette belle rencontre de la matinée se transforme doucement en souvenir agréable, je ne peux me résoudre à décrocher de mes oreilles ces boucles si légères qu'elles semblent avoir été faites pour se faire oublier une fois portées.

 

Il va bien falloir tout de même que je les enlève pour dormir ... ;)

 

 

Clin d'oeil particulier à Marie-Ange dont j'ai adoré faire la connaissance aujourd'hui et qui a trouvé une nouvelle fan de son remarquable travail.

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