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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 16:10

Capture d’écran 2013-08-25 à 16.15.21

 

Il pleut.

 

Je marche sur le bitume, slalomant entre les flaques qui se forment sur la chaussée.

Mes petites ballerines dérapent un peu sur le sol glissant et je dois m’appuyer plus fortement sur mes talons à chaque pas.

 

Abritée par un grand parapluie marron mon regard croise quelques têtes capuchées et autres ombres en k-way.

 

Je descends les quelques marches qui permettent d’accéder à la petite place du village et rencontre un crissement singulier sous mes semelles lorsque j’atteins le sol. Un gravier très léger m’accueille, transformé par l’eau en un semblant de sable, grossièrement taillé.

 

Mais cela suffit à mon imagination pour baisser encore un peu plus mon parapluie, de manière à ne plus avoir comme horizon que cette étendue de sable et mes pieds crissant à son contact.

 

Je ferme les yeux et m’imagine la mer pas loin.

Le bruit de la pluie devient un joli clapotis des calmes vagues que ramène le vent sur la plage.

J’imagine un port d’attache, des bateaux de pêcheurs rentrant de leurs aventures maritimes, le poisson frais qui se vend déjà sur le quai.

J’imagine aussi le cri des mouettes, l’odeur des embruns, la multitude colorée de coquillages formant un sillon anarchique sur le sable, le temps qui s’arrête enfin.

 

Mais également l’odeur du cidre, de la pâte à crêpes et les éclats de voix qui s’échappent d’une taverne toute proche, le rire d’enfants en vêtements de pluie jaune courant sur la plage déserte.

 

J’imagine mes cheveux lâchés revenant sur mon visage au gré des envies du large, le goût du sel sur mes lèvres, ma langue qui s’y promène pour y goûter.

 

J’imagine un ciel rempli de nuages, s’effaçant parfois pour laisser le soleil tenter une éclaircie. J’imagine un horizon lavé de tous soucis.

 

Mes mains s’enfonçant dans les poches de ce double auquel je m’attache sans compter. La chaleur de son corps perceptible au travers du tissu lourd, le frisson que cela déclenche le long de ma colonne vertébrale.

 

Le vent ramène sur mon visage quelques gouttes de pluie qui me font sursauter.

Je suis au milieu de la grande place d’une ville en région parisienne, mes cheveux légèrement trempés par l’inadvertance de mon parapluie qui s’est mis à glisser pendant mes rêveries, en quête d’une boulangerie encore ouverte un dimanche midi.

 

Quelques inconnus se sont arrêtés pour m’observer, je remonte mon parapluie et quitte à regrets ce simili sable qui m’a permis de rêver quelques secondes et m’échapper ainsi  de ma routine habituellement toute calculée.

 

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Published by pillapon - dans Récits
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commentaires

pillapon 30/08/2013 12:21

:) :)

Laëtitia 26/08/2013 22:07

... :)

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