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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 10:35

photo-0636.JPGHier j'ai fait un petit saut à Nice.

Aaaah Nice, la mer, le Negresco, les touristes.

Et le tram bondé quand il fait pas loin de 40° dehors.

C'est bien simple, serrés comme des sardines, la clim' tu la sens juste au-dessus de ta tête. Et en-dessous ? Eh ben tu dégoulines. Non mais sans blagues, tu dégoulines littéralement. C'est la première fois que j'ai vécu ça depuis la fameuse journée dans la death valley l'été dernier : la chaleur est telle que tu te mets à fondre, toute l'eau de ton corps gagne les pores les plus proches. J'étais donc dans le tram avec ma grosse valise, coincée entre deux ouvriers de chantier - je vous passe les détails niveau odeurs - quand j'ai senti quelque chose descendre le long de ma fesse, perler lors du parcours de ma cuisse, pour mourir juste au niveau du mollet. J'ai donc appris quelque chose hier : qu'à un certain degré de chaleur, on se met à suer même des fesses ! Vous cherchez l'effet sauna à Nice ? Take the tram ! 

 

J'étais surtout très à la bourre, la raison de mon aller-retour AIX-NICE en fin de semaine étant un baby-sitting et sûrement le dernier de l'année scolaire, pour récupérer une petite puce chez la nounou non loin de chez moi. Tellement à la bourre que je suis arrivée au terminus de la ligne de tram à l'heure où j'avais normalement prévu de ressortir de chez moi ( après y avoir déposé rapidos ma valise ) pour courir chez la dite nounou. Mais comme vous le savez, j'ai l'immense chance d'avoir une super voisinette qui n'a pas hésité une seconde à me rejoindre pour récupérer ma valise, me permettant d'arriver -presque- à l'heure pour récupérer ma petite préférée. 

 

Et le reste n'a été qu'enchantement. Un peu de course aussi et un rapide passage à Leclerc pour l'achat de deux paquets de bonbons suite à l'appel désespéré de la maman qui avait zappé le goûter de fin d'année de son deuxième après le taekwondo.

 

Ma petite chipie fait des progrès considérables depuis quelques semaines. Son vocabulaire s'est nettement enrichi et sa capacité à former des phrases aussi, nous plongeant dans des petites discussions souvent très marrantes. A deux ans et demi la miss est enfin prête pour la rentrée de septembre : plus de couche ( " Ja veux le poooo " ) et plus de tétine ( " La teut' c'est pour le dodo Camille, hein ? " ).  Avec ses cheveux bruns formant une multitude de mini-anglaises relevés en deux couettes de par et d'autre de sa petite tête, elle est simplement à croquer.

 

Mais ce qui me fait le plus fondre c'est ce mot prononcé tout doucement et rapidement, comme sur le coup de la gaffe, alors qu'elle m'éclabousse accidentellement pendant que je la lave : " Oh Pa'don Camille, Pa'don ! "

 

D'ailleurs, hier soir, alors que l'on venait tout juste de rentrer à l'appartement, et pendant que je leur faisais couler un bain, je l'ai vue se diriger vers sa chambre, son bébé Corolle sous le bras, et refermer doucement la porte derrière elle. J'ai trouvé ça bizarre et je suis donc entrée dans la chambre deux secondes plus tard. Elle était penchée vers le petit berceau à côté de son lit à barreaux, le baigneur dans ses petits bras et a juste relevé la tête pour me signifier que le moment était très important : " Chhuuut Camille, je berce bébé avant le dodo, 'faut fermer la porte ! ". Je me suis donc exécutée, sur la pointe des pieds, les yeux rivés à ses petits gestes : son dos s'arc-boutant pour arriver à plonger le bébé dans le berceau, ses petits bras pleins de douceur essayant de le maintenir à l'horizontal pendant la descente, ses petites fesses oscillant sous la difficulté de réalisation de ce mouvement au ralenti et la dernière poussée de ses pieds pour embrasser le front du baigneur juste du bout des lèvres.

 

Et j'ai été émue qu'elle m'ait laissé assister à ce cérémonial privé, à cette reproduction du modèle maternel, elle-même à peine sortie du monde des nourrissons. Nous sommes alors sorties de la chambre à reculons, le doigt sur les lèvres, pour ne pas perturber le sommeil imaginaire d'un bébé Corolle. Et je me suis sentie si proche d'elle soudain, à materner et élever, un peu, des enfants bien réels mais qui ne sont pas les miens.

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Published by pillapon - dans Récits
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commentaires

Sun 29/06/2012 23:06

La joie de voir des petits bouts grandir :)

Marion 29/06/2012 13:36

Trop choupinette :-)
Bonnes vacances Camille !

Laëtitia 29/06/2012 12:31

:')

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