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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 14:06

MG 2629

 

C'est une odeur aigre-douce qui s'immisce doucement depuis ce week-end. L'air conditionné me l'a apporté alors que nous étions tous les deux en fuite contre le temps, sur une autoroute déserte, dans notre cocon bien à nous, partageant un sunday caramel dans une avalanche de fou rire. Elle est venue chatouiller mes narines, pour se blottir contre ma glotte avant d'atteindre mon coeur, son but ultime. 

 

Le soleil qui inondait alors le paysage alentour s'est soudain obscurci. Les champs de Colza ne furent bientôt plus que la seule source de lumière. Des nuages noirs envahirent le ciel préparant l'arrivée de l'orage. Les gouttes de pluie déferlèrent sur le pare-brise et instinctivement je repliai mes mollets sous mes cuisses, enserrant mes épaules. Il s'en aperçut et sa main caressa ma joue.

 

Plus tard dans la journée je le regardais rire au téléphone, parlant politique avec ses grands-pères et cérémonie de mariage avec sa mère. Nous reparlions alors logistique : billets de train, week-end, semaines sans se voir, accélération, partiels, stress, projets d'été ... Et mon coeur se resserra alors davantage.

 

Hier soir, dans le grand canapé convertible bleu marine, alors que nous nous couchions enfin après des résultats présidentiels haut en couleurs et que ses doigts soulageait mon front d'une migraine de sommeil, j'eus beaucoup de mal à retenir mes larmes. Mes pensées s'affolaient et l'idée de ressentir à nouveau le manque, l'absence et la solitude loin de celui que j'aime me torturait sans que je puisse trouver le sommeil. Maguy dut ressentir ces émotions tourmentées qui grouillaient en moi car elle décida elle aussi de changer d'état et déclara ses chaleurs.

 

Ce matin alors qu'il se levait très tôt pour travailler, j'enserrai une dernière fois ses oreillers en sachant pertinemment que c'était la dernière matinée où il quittait l'appartement sur la pointe des pieds, déposant un rapide et doux bisou sur mon front avant de s'éclipser pour une nouvelle de ses folles journées. Mais mes craintes avaient disparues, rassurées par la douceur de notre nuit et un sourire naquit sur mes lèvres. Car je savais que ces deux semaines passées ensemble nous avaient rapproché de manière à pouvoir affronter les deux mois de l'année scolaire qui nous restaient à vivre séparés.

 

Le parfum du retour chasse également les nuages gris du ciel parisien en me promettant un ciel bleu et du soleil à plaisir pour guérir mon chagrin amoureux.

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Published by pillapon - dans Récits
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