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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 16:36

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Orage. Dans l'air ambiant règne une atmosphère électrique. Des gouttes commencent à prendre vie, ballet aquatique que saluent les étoiles. Derrière les volets en bois, notre amour naissant se protège en gloussant sous les draps.

De temps en temps un éclair marque en négatif des extraits de passion, des sourires en coin, des débris de vêtements, tout un album de vie, une flamme qui une fois allumée court, renversant toutes les conventions, ouragan de délices emportant les dernières hésitations, balayant nos peurs inavouées d'une caresse à fleur de peau. Les arbres plient, les branchent craquent tandis qu'au creux de mon oreille tu murmures les mots les plus doux, de ceux qui sont capables de faire naître en nous une explosion de sentiments, l'ouverture d'une large fenêtre sur l'avenir, où un soleil couchant nous enveloppe de ses derniers rayons.

Ma peau donne une réponse hérissée, soulevant comme un rappel les pièges qu'il nous faudra éviter. Mais tes mains rattrapent au vol ces craintes d'infidélité et pianotent le long de mes jambes une mélodie nouvelle, un hymne gourmand de découvertes, sûr en l'instant et ne demandant pas d'autre preuve.


Tes cheveux se mêlent aux miens, désir de ne faire plus qu'un, que la réunion des deux moitiés rend entier. Un nouvel être si fort d'amour mais si petit, au commencement de tout un engagement, une promesse sans conditions, où nos coeurs se mettent à nu sans crainte du danger qu'ils pourraient courir, car tout repose sur cette confiance ingénue, sacrée mais fragile.

Et la petite fille en moi se love au creux de ton épaule, interprète les battements de ton coeur et lui adresse une prière muette de protection. La robe blanche fournit le costume marié à la coutume, mais même si l'apparence me rend femme c'est d'un regard d'enfant que je te vois t'avancer vers moi. Mes yeux recherchent les tiens, besoin d'être sûre avant ... 


La tête entre tes mains je m’adonne à quelques confessions qui font naître sur mes joues les premières larmes de confiance. Et au fur à mesure que je me raconte, je revis des épisodes oubliés, égarés dans les méandres de la mémoire, sauvegardés de justesse afin de t’être livrés. Je te décris un sourire, des fossettes à son envolée lyrique, transformant un hoquet nerveux en rire.

Mais ce que j’ai encore du mal à t’expliquer c’est que ...

 

 

Parfois, au détour d’une courbe de la vie, mes yeux se voilent, mes lèvres se pincent, ma langue s’affole et ma tête étouffe son chagrin dans un oreiller blanc. Les tempes bourdonnant de colère, les yeux secs mais le coeur en pièces, ma détresse se tourne vers le ciel.

 

Le temps alors soudain s’accélère, entame une marche-arrière, me transformant avec lui en blondinette assise sur le gros siège avant d’une camionnette. Mes doigts amusés tendent vers le vide-poche une attente gourmande, vite rassasiée à la vue de la fidèle boîte en fer. Le gosier parcourut d’une onde de volupté, mon sourire s’éveille, ma langue se délie mais je prends garde à ne pas l’étouffer de paroles, subjuguées par la portée des siennes, si précieuses.


Mon regard détaille le profil tant aimé, et mon esprit divague, perdu dans la contemplation en arrière plan du paysage qui défile. Telle une voix OFF omniprésente, ses mots expriment et m’expliquent tout. Fermer les yeux devient alors un jeu et je tente d’imaginer ce qu’il veut me faire voir.

Et là, ma surprise ne connaît plus de limites. Sous mes paupières fermées se dessine un monde encore inconnu, où la vie bat à travers le mouvement des ailes d’un papillon, où les câlins sont des gestes de bienvenue,où les livres s’ouvrent, dévoilant une multitudes de secrets de vies passées que mes yeux émerveillés survolent. La poésie naît au pied d’un giroflier, mes peurs plient comme des arcs de ronces dévoilant une prairie de muguet et la moindre quincaillerie parcourue avec lui prend des airs de caverne d’Ali Baba. Nos escapades sont pour moi de vrais instants de liberté, les moments passés à ses côtés font de moi une privilégiée. Tous les matins je bondis de mon lit pressentant le coup de klaxon, invitation indiscrète.

à suivre .... ;) 

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Published by pillapon - dans Love
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commentaires

Marianne 03/03/2011 22:19


Quelle poésie...
Vivement la suite.


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