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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 00:29

Image 6-copie-1Des mèches blondes dans mes cheveux, adossée à mon gros oreiller, les jambes croisées formant un dôme pointu sous l'épaisseur du drap, j'ai le coeur qui s'envole. Je viens juste de glisser mon dernier tiquet de métro parisien entre des pages que j'ai bien du mal à quitter ... 

 

Douleur. Mort. Regrets. Inamitiées. Vilaines pensées.

Douceur. Vie. Respect. Leçons d'amour. Simplicité.

 

Tout en reposant ce gros livre de poche sur ma table de chevet je ne peux m'empêcher de caresser tendrement la page de couverture. Comme un remerciement, une preuve de reconnaissance, pour tout ce plaisir, ce bonheur de ressentir toutes ces sensations décrites à fleur de peau. De la poésie narrative. De dures histoires au sein d'une seule qui ouvre sur la beauté de la vie. Qui donne des envies de maternité et qu'importe si on ne les aura pas portés ! J'aime cette délicatesse dans l'écriture, dans le détail particulièrement troublant de ce portrait de femme forte mais sensible. Cette mère sans en être vraiment une.

 

Cela faisait longtemps que je n'avais pas goûté à une " lecture de vie ". Du genre que tu sais tout de suite que ce bouquin-là il va alléger ton existence et te faire sentir vivante, bon dieu oui, bien vivante. Alors au fur et à mesure des pages je ris, je pleure, j'apprends. Et mes doigts vont de plus en plus vite, marquant parfois un paragraphe d'une trace humide après avoir soulagé mes yeux. Je dévore. Sans compter les heures. J'en veux et plus encore. J'en rêve. Je suis au milieu des personnages, au près de la bonne grosse cuisinière, en train de caresser la patte d'un vieux gardien tout en dévorant un recueil de haïkus.

 

J'aime la dualité qui pourrait ressortir de ce livre. Mais plus encore la partie sur la vie, qui rattrape vite celle, douloureuse, de la mort. J'aime la position foetus que je prends pour bouquiner, un bras replié sous mon oreiller. Mon ventre a beau gargouiller je suis capable de laisser passer l'heure de dîner. Car je me nourri de mots et ne suis jamais rassasiée.

 

Je vous invite donc à débusquer ce magnifique roman sur une étagère de librairie. Et à vous y engouffrer tout entier pour vivre une expérience de résilience unique, un plongeon dans une mais en réalité plusieurs vies. Un extrait :

 

" Cette femme ... qui régnait sur un monde de fantômes et d'enfants, qui avait des mains si belles et récitait des vers transparents à la tombée du jour, qui était-elle ?

- Kate ?

- Mmm...

- Qui êtes-vous ?

- C'est drôle, c'est justement la question que j'étais en train de me poser ... Eh bien ... De loin, comme ça, on dirait une grosse fermière en bottes Le Chameau qui essaye de se rendre intéressante en récitant les bribes d'un poème déprimant à un homme couvert de sparadraps !

Et son rire bouscula leurs ombres.

- Come along Charles ! Allons nous faire de grosses tartines ! Nous les avons bien méritées ... "

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Published by pillapon - dans Parlons bouquins
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commentaires

Marianne 11/06/2011 11:03


Quel bonheur de lire un nouvel article, et en plus à propos de ce livre que j'avais moi aussi dévoré ! Une histoire de vie, je crois que c'est tout à fait ça, et c'est ce que je préfère !


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